Je voulais vous partager mes impressions sur le nouveau monde que j’ai découvert grâce à la rencontre internationale d’art performance – RiAP (et grâce à Mai qui m’y a amenée : merci Mai!😉 ).

Je ne connaissais pas vraiment l’art de performance avant ça. Je crois que là où je m’en suis le plus approchée c’est en assistant à des performances de musique d’amis (comme par exemple Tô, personne merveilleuse et talentueuse, ancien coloc pas vu depuis un éternité et que ce serait cool qu’il fasse une tournée au Québec, just sayin’http://thomas.tilly.free.fr/tohome.html) ou des évènements comme « Où tu vas quand tu dors en marchant..? » à Québec qui se rapproche plus du théâtre mais avec un petit côté performance il me semble, non?

Dans ces cas-là, il y a le/la/les artiste-s d’un côté et le public de l’autre, entités séparées : la première active, la deuxième plutôt passive. Le public s’attend à ressentir des émotions connues et clairement définies en général et peut-être à être légèrement choqué mais pas plus que si grand-maman lâchait tout à coup un sacre au repas de famille du dimanche, elle qui est si réservée d’habitude.

Avec l’art de performance je m’attendais à retrouver le même schéma mais avec pour seule différence des artistes qui peuvent aller encore plus loin dans le choquant, le ridicule, le dramatique, etc et qui te font ressentir des émotions moins évidentes, moins claires, moins proprement définies… Mais la différence que j’ai ressentie et observée au RiAP est bien plus profonde que ça. Oui l’artiste va souvent plus loin que ce qu’on voit dans le théâtre et oui le public peut ressentir des émotions d’autant plus forte et brouillées mais pas uniquement.

D’abord la frontière entre l’artiste d’un côté et le public de l’autre n’existe quasiment plus, et les deux entités sont actives et se mêlent l’une avec l’autre, même si le public agit en réponse à ce que l’artiste exprime. On l’observe par les réactions du public mais aussi par les déplacements dans l’espace : j’ai été surprise de voir à quel point le public bougeait pour suivre les mouvements de l’artiste, même si ça veut dire faire 4 aller-retours identiques!

Ensuite, dans ma perception, il y avait la possibilité d’un jugement puisque j’avais l’image du théâtre où le public est extérieur et plus passif et aussi parce que la performance est parfois perturbante pour notre petit confort mental. Mais là, le public est pris dans la performance de l’artiste, dans s/les émotions embrouillées ou explosives, il fait parti de ce qui se passe, il a une agencéité dans la performance et j’ai eu l’impression que ceci créait un safe space pour l’artiste. L’artiste n’est pas seul-e dans son action qui le met à nu (parfois littéralement autant qu’au figuré), il est soutenu par le public. C’est beau je trouve, j’ai vraiment aimé cet aspect là. Je me demande si c’est toujours le cas ou si ça dépend des publics? Ensuite, j’imagine que certain-e-s artistes doivent faire des performances pour amener le public à se sentir en opposition à eux ou elles mais sinon j’ai l’impression que le public est là avec l’artiste, embarqué dans le cheminement émotionnel de la performance, solidaire et protecteur quand c’est nécessaire!

RiAP2016 – Soirée Allemagne

Alors bien sûr en bonne anthropologue, j’ai fait mon observatrice-participante-qui-participe-mais-pas-tant-que-ça. Il faut dire que j’ai cette tendance naturellement de me détacher des situations et de les observer rationnellement, à distance de tout maelstrom émotionnel (coucou à mon psy! ralph-wave) mais en plus le milieu de l’art est particulièrement mystérieux et intimidant pour moi. En partie parce qu’il m’est resté inconnu pendant la majeure partie de ma vie et que j’ai donc l’impression de ne posséder aucun des codes pour le comprendre et y évoluer. Rencontrer des artistes (comme Jacques Newashish ou Eruoma Awashish par exemple) puis travailler dans une galerie d’art (un peu de pub : Inuit Art Zone) a été décisif pour changer ma perception et comprendre que le monde de l’art est multiple et peut m’être ouvert aussi (i.e. même si je viens d’un milieu ouvrier où l’art était peu présent) et j’essaie d’utiliser ça pour aller explorer plus loin. Alors c’était parfait pour moi de m’embarquer comme bénévole pour le RiAP, une occasion idéale pour moi de découvrir ce nouveau monde tout en étant dans une sorte de zone protégée procurée par cette place de bénévole qui ne peut pas vraiment se laisser prendre par ce qui se passe puisqu’elle a des responsabilités.😉

Y a des choses qui m’ont fasciné ou me posent plein de questions après ça! Par exemple, ce qui reste après la performance, c’est étrange ces sortes de débris abandonnés là inertes dans l’espace de la performance après tout ce tourbillon d’actions et d’émotions… Y a surement déjà eu des réflexions sur le non-humain dans la performance et je serais curieuse de lire des choses là-dessus! L’autre chose c’est le processus de création d’une performance : je suis totalement incapable d’imaginer comment l’artiste part de rien et arrive à sa performance! Et qu’est ce qui fait que cet enchainement d’actions devient une performance? Est-ce qu’il y a des règles, une définition ou est-ce qu’il faut juste qu’un individu ait suffisamment de folie ou de courage ou d’égo pour décider que ça, c’est une performance? Je suis full intriguée! Autre chose que j’ai découverte du milieu de l’art (celui-là en tout cas) c’est à quel point les oeuvres d’art actuelles sont accompagnées de réflexions poussées : j’ai fini par acheter des revues d’art (je tenais la table des ventes, je suis une super bonne vendeuse -_- hashtagçacoutecherdetrebenevole) à force de lire des passages et des références où je me disais « hey ça ça serait bon pour ma thèse! ». C’est passionnant!

RiAP2016 – Soirée Taiwan

Bref, je me fixe pour prochain challenge d’aller voir une performance en étant 100% spectatrice sans excuse pour ne pas plonger à fond dans la performance et toute l’émotion engluée qu’elle contient! Et si vous avez raté le RiAP cette année, gardez l »oeil ouvert pour le prochain dans 2 ans et en attendant surveillez les activités de Inter/Le Lieu à Québec!

Une merveilleuse fin de semaine à Wemotaci pour le 20ème Pow wow! Je peux pas décrire avec des mots tout ce qui a rendu cet événement aussi génial alors je vais surtout vous montrer ça en images et je dirais seulement : une superbe ambiance au pow wow, des gens géniaux, un bébé magnifique (bienvenue dans le monde Nimiskwew!), une mini-aurore boréale, ma première baignade de l’été*, mes premières nuits de camping de l’été* (dans-une-super-cool-tente-prospecteur-avec-sapinage-sur-le-sol-et-poêle-pour-ne-pas-mourir-de-froid), des régalias et des danses superbement belles et puissantes et émouvantes parfois, un soleil éblouissant et des paysages magnifiques!

* ouais, mon été = « boulotboulotdoctoratboulotboulot »

Des représentant-e-s des premières nations touchées par le projet de pipeline dans le Dakota étaient présents, ils se battent actuellement pour empêcher ce projet qui menacent notamment l’eau de leur territoire!
Pour en savoir plus : https://www.youtube.com/watch?v=xxa2S4IW9fc

Sur la route de Québec à Wemotaci [Vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir] :

 

Le bon plan : passer par un dépotoir à l’heure du souper des ours! On a vu 5 ours noirs!😀

Le site du pow wow, la « vieille réserve » (la zone a brûlé en 97 et 2010 alors y a plein de BLEUETS!!! Miam miam miam!) :

Les danses :

C’était si beau, si coloré et si puissant!

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Et la star de cette fin de semaine à mon avis : la belle petite Nimiskwew!😀

 

Que du bonheur!😀 Mikwetc Nitaskinan! Mikwetc Wemotaci! Merci/Mikwetc les ami-e-s!!😀

 

Parce que la demande de résidence permanente nécessite une visite médicale et parce qu’à Québec ça m’aurait coûté 380$ alors qu’à Montréal ça m’a coûté « seulement » 215$, je me suis fait plaisir avec 2 jours dans la grande ville! Et j’ai conscience de ma chance d’avoir pu aller là où c’était moins cher, par rapport à tous-tes les immigré-e-s qui ne vivent pas à Montréal et qui n’ont pas la possibilité d’aller jusque là-bas parce qu’ils-elles ne peuvent pas se permettre de rater des jours de travail ou de laisser leur famille plusieurs jours d’affilé par exemple – eux-elles se retrouvent donc à payer le tarif le plus élevé. Tellement injustice.

Donc voilà quelques moments marquants de ces 2 jours.

Dans le lift qui fait Québec-Montréal il fallait que je croise un doctorant stressé (pléonasme?). Il était facile à identifier sans même qu’il le dise : il avait seulement fait un aller-retour entre Montréal et Québec pour voir le concert de Rammstein et pourtant il avait pris son ordinateur et l’a sorti dès le début du trajet (sans forcément faire quoi que ce soit dessus). J’ai donc pu partager avec lui cette découverte magique que j’ai fait récemment et qui permet de ne pas (ou moins) perdre l’esprit : faire de vraies pauses sans culpabiliser qui permettent d’être plus efficace pendant les périodes de travail! Ça peut paraître une évidence pour beaucoup de monde mais pas quand tu es dans le milieu universitaire où on te fait comprendre plus ou moins explicitement que tu es supposé-e travailler TOUT LE TEMPS…

Passer par le Marché Jean-Talon avoir des flash des marchés du sud de la France et se dire que c’est confirmé : j’aimerais vraiment, vraiment déménager à Montréal…

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Super déco de salle de bain chez mon cousin🙂

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Pendant une promenade sur le boulevard St-Laurent : faire peur à un gars dans une ruelle par ma seule présence. Ah ah ah! Au nom de toutes les femmes qui sont stressées par des gars dans les rues et ruelles du monde!

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Découvrir un paquet de boutiques concept et autre pop up shop qui auraient clairement pu être créées par Tom Haverford (Tom Haverford Business ideas).

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Croiser une soirée swing dans un glacier rétro.

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Se dire bonsoir dans une ruelle entre amateurs et amatrices de street art (oui j’ai passé pas mal de temps dans les ruelles) : la ville est notre musée (wooo tellement alternatifs!).

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Montréal❤

Je vous présente ma nouvelle passion (à partir de combien d’heures passées à parcourir des Tumblr et des blogs sur le sujet on passe de « passion » à « obsession »?) : le bullet journal (Bujo pour les intimes) ou journal à puces en bon français (en tout cas c’est ma traduction personnelle).

Pour ceux et celles qui ont une vie en dehors de leur connexion internet ou qui sont juste passés à côté : qu’est-ce que c’est donc que le journal à puces (j’adopte définitivement cette traduction). En résumé c’est une chose merveilleuse, qui pour moi condense parfaitement toutes mes passions/obsessions :

  • Faire des listes
  • Acheter et utiliser des stylos/feutres/crayons de couleur
  • Acheter et utiliser des carnets
  • Faire des listes
  • Organiser et réorganiser et réréorganiser mon temps et mes objectifs professionnels/personnels
  • Faire des listes
  • Être créative dans les limites de mes pauvres capacités artistiques
  • Faire des listes
Moi quand j’ai découvert le bullet journal :

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Donc en gros si tu as des papiers partout avec toutes sortes de listes : to-do list, films à voir, épicerie, parfums de crème glacée que tu as testés chez Erico, lectures à faire pour ton doc, podcasts que tu aimes, etc. (ces exemples sont totalement fictifs bien sûr)

et/ou que tu écris tes rendez-vous dans un agenda papier + un agenda électronique + un calendrier + des post-it

et/ou si tu aimes acheter 22 sortes de crayons mauves différents, 5 stylos noirs mais avec des mines différentes et faire des petits dessins sur toutes les feuilles qui te passent sous la main ainsi que sur ton chat

et/ou que tu as une passion pour les carnets

=> le journal à puces est fait pour toi! Il va illuminer ta vie! (oui, oui je sais je suis intense mais c’est parce qu’on est encore en période « lune de miel » Bujo et moi)

Mais comment ça marche te demandes-tu en trépignant d’impatience! Et bien en gros, tu prends un carnet et tu y crées les sections que tu veux (d’où la souplesse de la chose et la créativité qui en découle). Il y a quand même des sections de base qui sont un bon départ pour un premier journal à puces et que tu pourras ensuite agrémenter selon tes besoins et tes envies :

  1. La légende des symboles que tu vas utiliser dans tes listes/collections
  2. L’index/sommaire qui regroupe toutes tes sections suivantes et les pages correspondantes (pour les retrouver facilement t’sais)

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3. Un planning à long terme (à faire pour 1 année entière ou 6 mois sur 2 pages max pour une vision globale des objectifs à moyen-long terme)

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4. Le calendrier du mois actuel sur 1 page avec sur la page à côté les objectifs du mois

5. Les listes de tâches journalières sur les pages suivantes (étale-toi autant que nécessaire! Je me suis fait avoir pour le premier mois j’ai pas laissé assez de place pour mes listes de tâches à rallonge et les notes que j’ajoute au fil de la journée…)

6, Tu répètes ça pour chaque mois

Et par ci, par là tu peux ajouter des listes le fun comme la liste des livres que tu prévois de lire (et tu coches au fur et à mesure que c’est fait), l’évolution de ton entrainement sportif, le nombre de fois ou ton chat s’est couché sur ton ordi pendant que tu rédigeais et plus encore! (un exemple fictif se cache dans cette liste, sauras-tu le trouver?).

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Bon y a plein de sites incroyables et de vidéos qui expliquent tout ça en détail et bien mieux que moi alors je vais pas en dire plus mais je vais te partager des liens pour que tu explores plus loin si tu le veux et que tu crées ton propre journal à puce! Sérieusement pour certain-e-s leur bullet journal sont de vraies œuvres d’art c’est impressionnant et beau à voir! Mais pas de stress avec ça chacun-e y va avec ses possibilités🙂

Liens pour aller plus loin (les références en la matière, pour aller encore plus loin plongez dans Tumblr et Pinterest!) :

(En anglais) http://bulletjournal.com/

(En anglais) http://www.bohoberry.com/bullet-journal-hacks/

(En français, vidéo) https://www.youtube.com/watch?v=IFgkus22CBk

 

 

Pendant longtemps – pour être honnête toute ma vie jusqu’à il y a quelques mois – j’avais une vision des relations romantiques/amoureuses (1) qui incluait l’objectif d’être une « bonne petite amie ». Cet objectif me paraissait inévitable parce que comme l’illustraient parfaitement tous les films et les séries avec lesquelles j’ai grandi : on est soit une bonne petite amie, soit une mauvaise petite amie, alors c’était évident pour moi de choisir d’en être une bonne!

J’ai poussé l’atteinte de cet objectif très loin puisque j’ai longtemps reculé le moment de me mettre en couple en grande partie parce que je pensais que j’avais trop de choses à régler chez moi avant de pouvoir prendre part correctement à une relation de couple. Je pensais en effet que je ne pouvais pas être une « bonne petite amie » avec toutes mes névroses et mes failles.

Ça m’est même arrivé de voir des couples hétérosexuels et de me dire « je ferais une bien meilleure petite amie qu’elle! » (ah le bon vieux message misogyne internalisé : soyons en compétition entre femmes, en compétition pour les hommes et leur validation bien sûr! -_- ). Et comme je suis quelqu’une qui analyse et théorise beaucoup, je réfléchissais à ce qu’était une « bonne petite amie » bien sûr, pour me préparer pour ce rôle, et je peux vous dire que – étonnamment (not) – ça ressemblait pas mal à la « Manic Pixie Dream girl » (2) qu’on trouve dans de nombreuses comédies romantiques, vous voyez le genre? La « bonne petite amie » est en effet quelqu’une qui aide l’homme à s’épanouir, à exploiter son plein potentiel, à reprendre confiance en lui, etc, etc. Ça peut paraître super positif comme ça : ben oui, c’est beau et généreux de vouloir le bien des autres et surtout des personnes qu’on aime SAUF QUE NON. Là, c’est un piège.

i(Gif issu de la super série Parks and Recreation)

Je m’en suis rendue compte lorsque j’ai réfléchi à ce concept de « bonne petite amie » récemment, et à la vision que j’avais du couple hétérosexuel telle que construite par mon éducation, ma famille, la société et j’ai vraiment ressenti l’importance de déconstruire tout ça! Et pour cause, ce concept de « bonne petite amie » c’est de la BULLSHIT! Ça n’existe tout simplement pas une « bonne petite amie » ni une mauvaise d’ailleurs!

Développons un peu sur cette chose qui n’existe pas mais qui fait beaucoup de mal dans les chaumières…  Commençons par cette réflexion : est-ce que je peux être une bonne vendeuse? (il va y avoir un lien je vous promets) Oui je peux. Mais pas en me présentant à la job selon mon humeur du moment : si je veux vendre efficacement je vais mettre en sourdine une partie de ma personnalité, choisir mes actes et mes paroles, filtrer mes émotions selon le client que j’ai en face et la situation. J’arrive à le faire parce que c’est une job, une des multiples activités dans ma vie. (3)

PAR CONTRE moi avec mon chum/petit ami c’est supposé être moi, entière. Et de la même manière que pour être une bonne vendeuse, si je veux être une « bonne petite amie » je vais forcément devoir mettre en sourdine une partie de ma personnalité, choisir mes actes et mes paroles, filtrer mes émotions selon la situation et l’état de l’homme en face de moi, et donc ne pas être totalement moi-même. Qui peut être heureuse dans sa vie à long terme en n’étant pas elle-même dans une des relations les plus intimes qu’elle connait? Alors oui, il y aura une satisfaction momentanée: satisfaction du devoir accompli vu qu’on a été éduqué pour ça (ARK), satisfaction de se sentir utile, d’aider, de sauver et d’avoir réussi à être La Bonne Petite Amie TM. Mais tout ça c’est du travail affectif (ou « emotional labour » (3) ), c’est épuisant, c’est basé sur des mensonges  et ça ne peut pas amener un vrai bonheur dans la vie. Et bien sûr pour compliquer les choses, vous l’aurez compris, tout ça est rarement fait consciemment et même quand c’est conscient c’est très difficile de s’en sortir puisque hommes et femmes dans les relations hétéronormées sont socialisés pour agir selon ce schéma, on n’a pas vraiment d’autre modèle sous la main…

Et puis, c’est un peu différent mais je crois que le raisonnement marche aussi pour la « mauvaise petite amie » aka La ChieuseTM (que la bonne petite amie peut tout à fait devenir du jour au lendemain si elle décide de ne plus se censurer d’ailleurs) parce que là aussi elle joue un rôle, elle choisit ses actes et se censure selon le résultat/les réactions qu’elle recherche chez le partenaire mâle.

Je pense sincèrement qu’on est nombreuses à avoir été éduquées/socialisées pour devenir bonne dans notre job de petite amie (*dents qui grinces*). Une job consistant à nous mettre au second plan par rapport à l’objectif prioritaire à atteindre : l’épanouissement de notre chum/petit ami.

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MAIS L’ESPOIR DEMEURE! Une fois qu’on a conscience de tout ça c’est INCROYABLEMENT libérateur! Le revers de la médaille c’est à quel point c’est triste de voir nos amies dans des relations de couple qui correspondent à ce schéma ou en recherche d’une situation de couple de ce genre… Ce serait tellement plus épanouissant pour tout le monde si on apprenait tout simplement à nos filles à être elles-mêmes, d’être entières dans les relations avec les autres humains sans recherche de validation.

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En ce qui me concerne après avoir réalisé tout ça j’ai choisi d’être moi-même, d’accepter mes émotions, mes failles, mes désirs, mes dégoûts, mes passions, etc sans plus attendre la validation des hommes ou de quiconque – c’est un travail constant bien sûr – et je le conseille à toutes les femmes, ça fait tellement de bien!😀

tumblr_n2d5wa4zhi1ri46xbo1_250(Gif issu de la série géniale Broad City)

 

Notes et références :

(1) Étant attirée par les hommes et ayant été éduquée dans une société hétéronormative j’ai toujours visé des relations hétérosexuelles c’est donc de ce type de relations romantico-sexuelles que je parlerai dans cet article.

(2) La Manic Pixie Dream Girl :

Article en français : http://www.madmoizelle.com/manic-pixie-dream-girl-vie-epuisante-289291

Article en anglais : http://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/Main/ManicPixieDreamGirl

Vidéo en anglais : https://www.youtube.com/watch?v=uqJUxqkcnKA

(3) Dans le contexte professionnel ça n’est pas idéal non plus mais je trouvais que ça illustrait bien cette capacité qu’ont beaucoup de femmes à se mettre en arrière-plan pour prioriser la satisfaction des autres. C’est vrai dans le milieu professionnel comme en privé et, selon les femmes ça peut être plus développé dans un domaine de la vie que dans l’autre. Pour illustrer, un très bon article en anglais https://www.theguardian.com/world/2015/nov/08/women-gender-roles-sexism-emotional-labor-feminism

Série de Twitt sur l’ « emotional labour », en Anglais https://storify.com/anne_theriault/emotional-labour-in-relationships

[ATTENTION SPOILERS mais c’est des vieux films en même temps…]

Pourquoi? POURQUOI? Pourquoi 13 ans après, j’ai regardé Matrix Reloaded et Matrix Revolutions ??!!

A l’époque Matrix m’avait tellement éblouie, je trouvais le concept génial ! Tellement original ! En plus de ça, en 99 j’étais encore dans mon adolescence alors c’était le film parfait : le film où tu peux te dire, « ouais c’est un truc comme ça voilà : je le sens bien qu’on vit dans une illusion, c’est pour ça que j’arrive pas à m’adapter à ce monde trop nul [pour l’adolescent tout est « trop » et tout est « nul »], contrairement à tous ces moutons qui ont pris la pilule bleue! » (aaaaah l’adolescence!)

(Crédit pour toutes les photos cinéma de cet article : allocine.fr)

En plus de ça ben… Keanu Reeves en tenue de combat quoi. 5 ans avant je l’avais découvert dans Speed et dans Point Break, et à l’époque mes hormones de jeune femelle hystérique se déchainaient pour lui, alors dans Matrix vous imaginez !

       

Matrix                                                                 Point Break                                                        Speed

Et puis cette semaine je me suis dit allez, je vais regarder les deux autres films de la trilogie Matrix, ça me changera les idées ! Ah ça, ça m’a changé les idées : j’étais dépitée… Mais pourquoi me direz-vous ? (si vous ne les avez pas vu parce que si vous les avez vu vous devez me comprendre). Plusieurs raisons :

1/ C’est niaiseux, ça dégouline de « bons sentiments »… L’Exemple : genre tu es The One, l’Elu quoi, l’avenir de l’humanité est entre tes mains et ça fait 4 ans que tu as eu le temps de te faire à cette idée (Matrix : 1999, MAtrix 2 et 3 : 2003), et là tu te retrouves enfin face au Big Boss, opportunité du combat final de la victoire finale, sauf qu’il te dit que tu as 2 choix :

Choix 1 = tu sauves Zion (l’humanité quoi) et ta blonde/chérie meurt

Choix 2 = tu sauves ta blonde et l’humanité est détruite

Choix 3 = la réponse D

Et là, le gars il choisit quoi? Le Choix 2 bordel! Et la cerise sur cette totale absence de Sundae* : en allant la sauver il tue plusieurs centaines de personnes…

2/ Il sert à quoi le Matrix Reloaded?? Sérieux ils auraient pu le réduire à 10 minutes et l’ajouter à Matrix Revolutions pour nous épargner 2h…

3/ What the fuck Mme la costumière ?! C’est la même dans les 3 films et pourtant, pourtant elle nous a transformé un Keanu Reeves sexy en un Keanu Reeves prêtre! Sérieux, ça :

ça ressemble grave à une tenue de curé !

(ça c’est Jean-Paul Belmondo dans « Léon Morin, prêtre »)

Et même la tenue de Trinity est bizarre! Elle est vachement moins sexy aussi non? Et c’est très certainement beaucoup moins pratique pour les bastons (encore que je me suis jamais battue en cuir, je me bats uniquement en 100% coton) :

  

(A gauche dans le 1er, à droite dans le 2)

4/ Le couple Lambert Wilson et Monica Bellucci… Arf, quelle belle image de la France. Alors apparemment même un programme informatique qui se la joue « je suis français » a un accent de merde quand il parle en anglais ! Mais vraiment de merde! Et c’était une demande des réalisateurs parce que Lambert Wilson n’a pas un accent si mauvais normalement. Et Monica. Monica, Monica, Monica… Pourquoi tu fais ça aux femmes ? Est-ce que tu veux vraiment contribuer à balayer des années de luttes féministe dans chacun des films où tu apparaîs ? Non parce que là c’est vraiment la potiche (encore plus que dans la plupart de ses autres films) : ok elle est bonnasse, ok elle a un accent italien mais à part ça : c’est tout ! Même quand elle dit seulement 2 phrases elles sont mal jouées! Le seul qui avait compris c’était Jan Kounen puisqu’elle a le rôle d’une fille muette dans Dobermann, quitte a prendre une actrice juste pour sa plastique avantageuse, autant l’assumer jusqu’au bout et éviter qu’elle parle et bouge gâchant ainsi la qualité globale du jeu des acteurs-trices.

5/ Et en conclusion, après avoir tout visionné, j’ai juste eu l’impression d’avoir regardé la vie et l’oeuvre du nouvel anti-virus surpuissant de microsoft baptisé Neo. Et 3 fois 2h sur un anti-virus, ça fait long…

Voilà pour cette fine critique cinématographique !

Hey allez-donc faire un tour sur le blog de ma coupine, y a de la geekerie et de l’anthropologie dedans c’est cool : The Geek Anthropologist

*ça c’est une réplique de Annie Edison dans le TV show génial « Community ».

Il n’y a que ça qui me motive suffisamment pour prendre le temps de faire des photos : une virée à Montréal (hum… virée pas vraiment en fait c’était pour une réunion de travail…). Et qui dit Montréal dit street art évidemment!

Il y en a à Québec aussi bien sûr, et du bon (je suis toute pleine de joie et de bonheur, par exemple, quand je lève la tête et que j’aperçois des petits poneys (my little poney in english) accrochés aux câbles électriques) j’ai juste perdu l’habitude de me promener avec mon appareil photo… ou alors j’ai juste perdu l’habitude de me promener parce que depuis des mois ma vie se localise 95% du temps chez moi et au bureau (dans les 2 cas pour bosser et éventuellement manger et dormir)…

Bref, j’en étais justement à frôler la crise d’angoisse en voyant tout ce qu’il me restait à faire dans des délais beaucoup trop courts quand je me suis saisie de la nouvelle liste de survie créées ce matin et intitulée « Idées de pauses qui font plaisir » et que j’ai vu écrit « rédiger un nouvel article sur le blog » alors me voilà!

Je vous propose donc pour cette agréable pause que je partage avec vous (j’aime parler comme si j’étais une star de la blogosphère lue par des milliers d’internautes -_- ) quelques images de Montréal qui datent du mois d’août dernier (cliquez sur les images pour les voir en grand).

En perspective.

Juste un mur.

Les 5 continuents croisés au coin d’une rue.

Bois, brique, verre et plastique. Oh! Et un mur de verdure!

Un mot doux est caché dans cette image : saurez-vous le retrouver ?

Un mur, une porte et un café ?

Nature et culture ? Lutte des classes ?

De loin on dirait un peu des robots-arachnoïdes non?

Goëland et cul de bateau.

Sans titre (j’ai plus d’idée, le titre précédent a nécessité toute la poésie dont j’étais capable)

Le nouveau gouvernement dit qu’il va annuler la hausse des frais de scolarité et la loi 12 (ex loi 78), profitons de la sensation de victoire avant d’être trahi à nouveau! \o/ (oui, je suis pleine d’espoir quand il s’agit du gouvernement)

Sur ce je vais retourner travailler en essayant de ne pas sombrer dans la panique, ni la dépression, ni la désociabilisation totale (sur ma liste de survie pour période de travail (trop) intensives j’ai ajouté « sortir au moins une fois par jour et se mêler aux humains » pour éviter de finir totalement sauvage et asociale).

Cette fois j’ ai vraiment décidé de reprendre ce blog! Je l’avais laissé de côté pour trois raisons principales : manque de temps (étrangement quand j’énumère ce qui me prend tout mon temps mon doctorat ne fait pas parti de la liste -_-), pas de sorties photos donc pas d’images à montrer, et le fait que depuis le 14 février il y a une grève étudiante au Québec – historique par sa durée et son ampleur – ce qui occupait beaucoup de mon temps et de mon esprit mais je n’avais aucune envie de remplir ce blog d’analyses politiques…

Depuis quelques mois c’est intense niveau interventions policières et c’est d’autant plus impressionnant que les manifestant-e-s québécois-e-s sont franchement pacifiques!

C’est aussi ça le Québec…:/

La grève est toujours en cours, j’ai toujours très peu de temps mais j’ai bien envie d’écrire à nouveau sur ce blog et – ce qui va avec à mon avis – de reprendre mon appareil photos pour partager des images avec vous! Puis comme j’ai 30 ans depuis peu disons que ça fait partie de mes résolutions :p

On va jusqu’à Montréal pour manifester en convoi, pour la manif du 22 de chaque mois depuis mars!

Je vous rassure, les photos de manif dans la neige ça date de mars, maintenant c’est l’été il fait chaud et humide un jour sur deux (le deuxième jour il pleut).

Merveilleuse idée l’autre jour : ballade en vélo jusqu’aux Chutes Montmorency! C’est pas la nature « sauvage » mais sortir de Québec, même un peu m’a fait vraiment du bien! Mes seules sorties hors de la ville de Québec depuis mon arrivée en janvier ont été : 1 jour à Montréal pour une manif, 2 jours à Montréal pour un tournoi de Roller Derby – le Beast of the East, 2 jours à Ottawa pour un match de Roller Derby (je reviendrai là dessus dans les articles à venir j’ai un paquet de choses à dire sur ce sport devenu une VRAIE PASSION🙂 )

Alors voilà quelques images, elles sont de piètre qualité je trouve mais ça n’est pas étonnant vu que ça fait des semaines et des semaines que j’avais pas touché mon appareil…

 

 

 

 

 

 

 

Point histoire et capitalisme : c’était les fêtes de la St Jean il y a peu (le 24 juin), et c’est surtout ici la fête nationale du Québec. Cette publicité est « drôle » puisque nous avons eu droit à une campagne moralisatrice à Québec contre le « bourrage de gueule » traditionnel ce jour là (sinon la consommation d’alcool est interdite dans la rue ici), qu’ils nous fouillaient à l’entrée du site des spectacles organisés à l’occasion sur les Plaines d’Abraham pour nous confisquer l’alcool  entre autre, alors qu’ils vendent de la bière  sur le site… Alors c’est vraiment pour notre bien être ou c’est pour contenter le producteur de bière qui a le monopole??

Je vais faire des articles tous les jours (parce que bon j’ai une synthèse à rendre le 9 juillet et je suis à la bourre évidemment + True Blood a repris + j’ai un contrat de travail prenant + je déménage le 16 juillet + je dois améliorer mes performances derbyesques) mais je reviens bientôt!

Je l’ai vécu l’an dernier et pourtant j’avais oublié : printemps is a bitch au Québec! Vas-y que je te balance 1 semaine de temps estival, que tu ranges ton manteau d’hiver, que tu te vois déjà en gougounes/tongs à te dorer la pilule dans un parc quelconque et la – BAM! – un nouvel hiver dans ta face! Avec de la neige et des températures sous zéro bien sûr! Argh!

Bref, je crois qu’on est tous et toutes en manque d’espoir printaniers, de cette douceur dans l’air, cette lumière particulière, ce soleil qui te réchauffe enfin, les petits oiseaux qui chantent, les écureuils qui copulent… La saison du renouveau quoi!

C’est pour ça que je vous offre aujourd’hui de belles images ensoleillées que j’avais gardé de côté justement pour une telle occasion! Voilà donc quelques images de mon voyage au Maroc d’octobre 2011…

Un paysage parfait pour écrire un premier roman.

J’ai jamais vu l’Arizona, mais ça m’a quand même fait penser à l’Arizona…

Ducoup j’ai fait une photo genre « road movie » parce que l’Arizona, ça sonne bien dans un « road movie » (et vice et versa)…

Road movie donc…

Et puis là ça faisait nettement moins Arizona avec les dromadaires!!

Mais road movie quand même, avec une 4L et une mosquée !

Devinette : qu’est-ce que c’est ??!

Des paysages secs, rocailleux, peu végétalisés… Mais la variété de couleurs et de vie que l’on observe dans nos environnements tempérés dans les changements de végétation, se trouvent ici dans le minéral et dans les variations de lumière, le déplacement des nuages… C’est vraiment magnifique !

 

….pour maintenir ce blog en vie! Non mais j’ai tellement pas de temps! Pour vous dire à quel point je manque de temps : j’ai complètement arrêté mes séries depuis environ 3 semaines!!! Même Doctor Who! Si c’est pas la preuve ça. (Si vous en voulez + : au moment où j’écris ces lignes, c’est samedi matin et je suis au bureau…)

Bref, le thème du mois de février de la Photo du mois est *roulement de tambours* « Mon rêve serait… » Ce thème a plutôt perturbé les participants il faut le dire! Ce qu’il y a c’est que c’est au conditionnel donc a priori ça sous-entend que c’est un rêve que l’on a pas encore réalisé, or comment peut-on l’avoir pris en photo si on ne l’a pas encore réalisé?? o.O (En fait, au moment où j’écris je n’ai pas encore résolu le mystère, la publication a lieu dans 4 jours et je ne sais pas encore ce que je vais publier comme photo!). [saut dans le temps] Il ne reste plus que quelques heures avant la publication, je n’ai pas eu d’idée lumineuse donc je vais devoir faire avec les photos que j’ai et c’est pas gagné…

Surtout que mon rêve en cet instant, le désir qui occupe tout mon esprit serait que mes allergies disparaissent et ce putain d’urticaire qui démange sa maman avec! ARGH! Bref c’est donc sous antihistamique, le cerveau embrumé par un système immunitaire en surchauffe et les médocs pré-cités que je vais écrire un post plein d’émotion car, mon rêve serait ….

….de comprendre vraiment l’impermanence de ce monde et de savoir vivre dans l’instant présent.

J’aurais pu représenter cette idée par une classique image de nénuphar sur un étang calme ou de colombe volant dans le ciel mais j’ai préféré représenter ce qui m’a fait réalisé récemment que je n’avais pas intégré la compréhension de l’impermanence.

C’est une photo de chez mes arrières grand-parents, dans le Comminges, au pied des Pyrénées. Mes arrières grand-parents sont morts maintenant, et leur maison – celle où nous nous retrouvions en famille – n’est plus la notre. J’ai toujours beaucoup bougé, même étant enfant, et je n’étais donc pas présente à tous les rassemblements de famille comme c’est encore le cas aujourd’hui mais cette maison, qui abritait Pépé et Mémé, était un repère qui paraissait fixe, une sorte de port d’attache dans lequel on peut toujours revenir… Je suis repassée à cette maison peu de temps avant mon départ pour le Québec, après être allée poser des fleurs sur la tombe de Pépé et Mémé, le jardin était totalement envahi par les plantes spontanées! Une vie nouvelle avait remplacé celle apportée par ma famille il n’y a pas si longtemps que ça, et ça m’a pris aux tripes, j’étais tellement triste de ce changement! Triste de réaliser pleinement que les ports d’attache n’existent pas car tout change et dans ces conditions, partir toute seule à l’autre bout du monde paraissait vachement plus effrayant! J’aimerais pouvoir être ici tout en étant là bas et ailleurs, j’aimerais être avec ma famille tout en étant libre et tout en étant avec mes amis, j’aimerais, j’aimerais…j’aimerais surtout intégrer le fait que tout ça est impossible, que le passé n’existe plus, que le futur n’existe pas encore et que la seule chose que nous avons c’est le présent…

Comme d’hab vous pouvez aller voir chez les autres Photographes du mois (ouais on est tous et toutes « photographe du mois » dans ce groupe, pas de jaloux!), ce que sont leurs rêves :

Emma, Titem, Kyn, Leviacarmina, Niwatori, Anne Laure T, Edegan, Mamysoren, Emi London, Le-Chroniqueur, Emilyinfrance, A&Y, Grignette, Galinette, Noon, Suzie, Ava, Viviane, La Parigina, Nous4auQuébec, Cekoline, Cindy Chou, E, Lucile et Rod, Meyilo, Une niçoise, Babou, Sébastien, Bestofava, Surfanna, A&G, Julien, La Fille de l’Air, L’atelier azimute, Emily58, La Papote, Mgie les bons tuyaux, Kia909, Tambour Major, Frédéric, Marion, Nathalie, Kyoko, The Parisienne, Cricriyom from Paris, Quelbazar, Urbaine, Aude, Batilou, Stephane08, Tam, Boopalicious, Nataru, Où trouver à Montréal ?, Nomade57, LaGodiche, La Flaneuse, Aparça, Vanilla, jen et dam, La Nantaise, Lhise, Ty, Loutron glouton, Ori, Cathy, Laure, Sinuaisons, Champagne, Pitch, Violette, M’dame Jo, Chris et Nanou, Narayan, Fanny et Vincent, Voyagesetc, Lauriane, Les voyages de Lucy, Anne-Cécile, Fabienne, Krn, Xavier Mohr, Jean Wilmotte, Anaou, Shandara, Céline in Paris, La Madame, Zaromcha, Hugo, Carole In England, Nora, Florian, Coco, Cocosophie, Louiki, Céliano, Cynthia, Alexanne, François, Le Mag à lire, Manola, Cherrybee, M, Anne, Dr CaSo, florianL, Carnets d’images, Les voyages de Seth et Lise, hibiscus, Vinie, Soiz, Caro, Renepaulhenry, Clem et Cha, Eff’Zee’Bee, Lyonelk, Ma, Thib, L’Azimutée, Claude, Dorydee, Stéphie&lesCacahuètes, Gizeh, Blogoth67, Sprout©h, magda627, 100driiine, Urbamedia, Sephiraph, Caroline, Agnès, Guillaume, Karrijini, 4 petits suisses dans un bol de riz, Mandy, Gilsoub, Madame zaza of mars, Clara, Les Maudits Expats, Isabelle, J’adore j’adhère,

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