Immigrer au Québec pour les études S01E01 – Préparer son projet

Yeah, comment il est super sérieux mon titre ! C’est parce que je vais essayer de faire un truc organisé pour que les gens qui cherchent des infos les trouvent.

Évidemment, en dehors des démarches administratives et des trucs de ce genre là que je vais décrire, ce que je dis correspond à mon avis. Si c’est présenté comme une vérité c’est parce que c’en est une pour l’auteure (moi) au moment ou elle écrit et dans ce lieu précis qu’est mon blog (si on peut le qualifier de lieu). ça veut dire que vous pouvez donner votre avis dans les commentaires bien sûr, surtout s’il est différent du mien ! (par contre pour les excités du web qui semblent chercher absolument à polémiquer pour polémiquer et bien sûr de manière agressive, vous pouvez passer votre chemin, je ne publierai pas vos comm).

OH LA LA MAIS JE VOUDRAIS BIEN PARTIR AU QUEBEC POUR LES ETUDES MAIS PAR QUOI DONC COMMENCER ??

Tout d’abord, la première chose à faire c’est construire son projet. Et notamment déterminer pourquoi on veut aller au Québec : les raisons qui nous poussent à y aller et ce qu’on veut y faire. Car, comme on nous le ressasse quand on postule pour un volontariat international : il faut être sûr de ne pas partir pour de mauvaises raisons. Alors là c’est plutôt subjectif, on peut mettre ce qu’on veut derrière cette notion mais je crois que ce qui est utile c’est de se poser la question. Une bonne introspection ça fait du bien (sans auto-apitoiement ni auto-encensement excessif, juste faire le point sur soi). Et un petit séjour sur place pour se recaler avec la réalité c’est bien aussi.

Dans le cas où vous avez la possibilité de partir en CREPUQ (équivalent d’ERASMUS pour le Québec) foncez ! C’est beaucoup plus simple et beaucoup plus économique pour une première expérience québécoise je pense ! Et puis c’est juste une année scolaire donc vous aurez eu votre expérience d’étude au Québec ! Par contre je peux pas vous donner plus de détails j’ai pas testé…

Mais si comme moi vous ne pouvez pas passer par le CREPUQ, cherchez un chemin détourné ! Perso voilà comment j’ai fait. Je trouvais plus simple et économiquement raisonnable de reprendre mes études en France (master 2) et de faire un stage au Québec qui me permettrait de continuer là bas en doctorat si l’expérience était concluante (oui parce que reprendre mes études c’est pour faire un doctorat, pour être enseignante-chercheure et rester à l’université à tout jamais).

Je suis donc partie 2 mois et demi au Québec en 2010 (j’avais le temps et l’argent autant en profiter) avec un carnet de rendez-vous bien rempli, j’ai rencontré pas mal de profs de différentes universités et visité des endroits intéressants pour le domaine dans lequel je voulais travailler (et au niveau personnel ça a été génial et enrichissant – mais en fait mes niveaux personnel et professionnel ne sont pas vraiment bien séparés). Je suis rentrée en France avec un stage de master en poche. Et bien sûr l’avantage c’est que ça m’a permis d’avoir une vision plus réaliste du Québec pour corriger ce que j’imaginais (mais ça va le choc a pas été trop rude).

Avant de partir pour une année entière d’études ou plus, partir en stage c’est un bon plan, le visa est plutôt facile à obtenir, il fait parti du même programme que le PVT (Permis vacances-travail) et d’autres qui sont des opportunités parfaites pour découvrir le pays  : Expérience Internationale Canada et la durée est moindre. Pour ça tout est très bien expliqué et regroupé dans un seul dossier donc je développe pas plus (par contre j’ai testé donc si vous avez des questions vous pouvez me les poser).

Un super bon plan pour ce type de séjour au Québec : l’OFQJ, Office franco-québécois pour la jeunesse. Ils font des offres très intéressantes niveau finances et logistique où tu leur payes un forfait et eux ils te fournissent le billet d’avion (avec 40kg de bagages si tu pars plus de 90 jours!!!!!!), l’assurance rapatriement, et plein d’autres trucs. J’y croyais pas au début tellement c’était trop beau pour être vrai mais en fait c’est un organisme financé par les 2 gouvernements (France et Québec) et qui a pour vocation d’aider les jeunes à passer d’un pays à l’autre donc c’est leur job. N’hésitez pas à les contacter ! En plus, chez eux les jeunes c’est jusqu’à 35 ans et ça c’est beau. C’est ici.

En vrac, des choses à savoir concernant les études au Québec :

– le calendrier universitaire est un peu différent de celui que nous avons en France : il y a 3 sessions par an, la session d’automne de septembre à décembre, la session d’hiver de janvier à avril, la session d’été de mai à août (y a pas de session de printemps parce que le printemps il est tout pourri au Québec – j’y reviendrai). Il peut y avoir 2 rentrées possibles selon les programmes : septembre et janvier.

– le cursus est différent aussi mais j’ai la flemme de le décrire et y a des gens qui l’ont fait avant moi alors va donc voir par là : l’université québécoise expliqué par une frenchie en Québéquie.

– les frais de scolarité en Amérique du nord c’est cher. Mais genre rien à voir avec le montant ridicule que tu payes (ou pas si tu es boursier) en France. Je dirais qu’en moyenne, au Québec (le moins cher d’Amérique du Nord – mais dépêche-toi : ça augmente de plus en plus), en doctorat ça doit être dans les 1000$ par session mais ça dépend du diplôme et de l’université. Les français ont la chance de payer comme les québécois alors que les étudiants étrangers non-français payent bien plus cher…

– par contre, si tu as les moyens de te payer des études universitaires (la quasi-totalité des étudiants québécois ont un emploi salarié pour financer leurs études et beaucoup sont endettés car ils font des prêts bancaires pour payer – non ça n’est pas le pays des bisounours), tu pourras profiter d’un cadre qui paraît magique quand tu as fait des études en France dans des filières peu rentables (sciences humaines, biologie, etc – pas physique, informatique, etc). Des bâtiments qui ne tombent pas en ruine (enfin moins qu’en France mais la différence entre filières rentables et non rentables persiste). Et surtout, surtout, toi étudiant français qui a l’habitude de t’excuser 15 fois quand tu interpelles un prof tellement tu sais qu’il va t’envoyer chier et toi qui as déjà reçu le regard méprisant et le refus d’un prof quand tu lui a demandé une lettre de recommandation parce que tu n’avais eu « que » 15/20 à son examen et bien sache qu’ici les profs accueillent les étudiants dans leur bureau, prennent le temps de leur parler, ne les traitent pas comme des sous-merde… C’est magique. ET ENCORE PLUS INCROYABLE : même les employés des services administratifs de l’université sont aimables et répondent à tes questions. J’ai toujours du mal à y croire….

– si j’ai oublié des trucs (et j’ai forcément oublié des trucs) n’hésite pas à commenter ami-e lecteur-trice !

Après introspection et petit séjour au Québec, te voilà décidé-e lecteur-trice à partir étudier au Québec. Tu te trouves face à plusieurs étapes à gérer : inscription à l’université, demande de CAQ, demande de permis d’étude, achat du billet d’avion, déménagement, installation sur place, etc. Et bien nous verrons ça dans le prochain épisode ! En attendant, pour rester motivé, don’t forget :

 

 

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