Archives de la catégorie ‘Du bon manger!’

Malgré ce que le titre pourrait inspirer à certain-e-s, cet article n’a rien à voir avec Noël. En fait, si j’associais Noël a la magie ce serait du domaine de la malédiction. L’humanité serait condamnée année après année, à pousser ses vices et aberrations à l’extrême : ceux qui achètent des choses dont ils n’ont pas besoin en achètent encore plus à cette période, ceux qui sont seuls sont encore plus seuls, ceux qui gaspillent de l’énergie (électrique notamment) en gaspillent encore plus, ceux qui mangent des animaux en mangent encore plus, ceux qui mangent trop mangent encore « plus trop », ceux qui n’ont rien à manger ont l’air d’en avoir encore moins, etc, etc. Jusque là je m’étais retenue de faire ma briseuse de Noël, mais à écrire un article après 2h du matin j’ai pas pu résister (non je ne citerai pas ce que disait la grand mère de Ted à propos des décisions d’après 2h du matin)…

Bien sûr ça n’est pas du tout de ça dont je voulais parler. Je voulais parler de certaines choses qui font que l’on se dit « la vie est pas si mal finalement » ou ces moments où on se dit juste rien, tellement on est en accord avec le moment présent. Les couchers de soleil sur les Pyrénées sont de ce genre de moments, je vous laisse vous en faire une idée partielle à travers quelques images :

En plus de ça je peux profiter d’un magnifique ciel étoilé, c’est grandiose ! Même si les élevages de vaches empestent l’air ambiant, habiter à la campagne présente quand même quelques aspects positifs…

Et après le réconfort : le réconfort, avec quelques cookies maison…

A défaut d’être la saison du soleil et de la chaleur en ce moment au Québec (à l’instant où j’écris : il neige), c’est la SAISON DES SUCRES!!!

Mmmmmmmh… Rien que de vous en parler ça me donne l’eau à la bouche (et mal aux dents)…

Mais la saison des sucres, qu’est-ce que c’est donc me demanderez vous intrigué-e-s au plus haut point! (mais si, mais si) Et bien c’est une période qui se situe à la fin de l’hiver, au moment où les températures remontent-mais-pas-trop-quand-même, permettant ainsi à la sève de circuler à nouveau dans les érables.

Mais à quoi ça sert et quel rapport avec le sucre ajouterez vous, insatiables petit-e-s curieux-ses!! Et bien à ce moment là, l’Homme du bois à la chemise carottée (i.e « à carreaux ») va réaliser des entailles dans ses érables d’un geste viril (ça va avec la chemise carottée) pour récupérer cette sève et en faire du bon SIROP d’ERABLE!

A l’époque j’imagine qu’on se réunissait alors en famille élargie, à l’érablière de la « ma-tante » ou du « mon-oncle » (i.e. à peu près un croisement entre vieille fille/vieux garçon et beauf pantouflard) pour fêter la sortie de l’hiver en se gavant de bonnes choses après une période de privation. Aujourd’hui les familles citadines (ou pas) se rendent dans une cabane à sucre qui fait son business de l’érable et se retrouvent parmi 300 autres personnes (ok j’exagère mais à peine)  pour se faire plaisir et manger un bon repas imbibé de sirop d’érable (en tout cas moi j’en ai mis dans tout ce que j’ai mangé), en écoutant de la musique traditionnelle.

     

     Marionnette et accordéon………………………….Cuillères et accordéon

Dans les deux cas c’est un moment de socialisation et apparemment ce serait un environnement propice à la parade nuptiale (ou ça l’était ds l’ancien temps parce que là j’ai rien remarqué de tel…pfff).

Le manger :

Soupe de pois + sirop d’érable

                             

Assiette non-végé à gauche, assiette végé (triste) à droite mais je me suis rattrapée sur la tarte au sucre et les crêpes au sirop d’érable…hum…à tel point que j’en ai même oublié de sortir mon appareil photo c’est pour vous dire!

Oreilles de crisse (gras de cochon mort frit)

Notre tablée (ça fait un peu cantine scolaire hein?) y en avait au moins 20 comme ça!

Et après ça c’est le moment de la TIRE!!!!! (rien de sexuel là dedans) En fait l’Homme du bois fait des « bandes » de sirop d’érable sur un banc de neige et grâce à un petit bâton on s’en fait des sucettes et c’est mmmmmmmmmmmmmmh :

Sororité de la tire d’érable


Mais la fabrication du sirop d’érable, comment ça marche?

Tout d’abord, l’Homme du bois récupère la sève appelée « eau d’érable » en faisant régulièrement le tour des arbres équipés d’un seau pour l’occasion.

Pour illustrer cette étape, je me suis plongée littéralement ds le sujet tel une reporter de l’extrême :

On place ensuite cette eau d’érable dans des bacs chauffés dans lesquels circule de l’eau-pas-d’érable.

L’eau va s’évaporer progressivement, concentrant le sucre pour ensuite donner le sirop d’érable (Mmmmmh). Pour vous donner une idée : il faut 40 volumes d’eau d’érable pour obtenir 1 volume de sirop.

Après ça si on chauffe encore on va avoir le beurre d’érable et le sucre d’érable si je ne me trompe pas…

Et donc j’ai découvert ça lors d’une sortie entre collègues dans une cabane à sucre située sur l’Ile d’Orléans, et on s’est bien éclaté! C’était très touristique mais c’est pas grave parce que le sirop d’érable, la tire, la tarte au sucre et les crêpes ça déchire sa maman! Et en plus c’était juste au bord du fleuve donc super agréable… Je vous laisse kiffer en images et je vais manger (depuis cette expérience je suis érablo-dépendante, chaque jour j’ai besoin de ma dose de sirop d’érable).

                                                                                                     Marée haute…

  

Ramassage de cailloux et activité « ricochets », j’ai eu droit à un cours mais en fait c’est mes cailloux qui fonctionnaient pas…


Pendant que d’autres jasent…

Et je finirai avec un lapin qu’a pas la vie facile :

Quelles belles découvertes! Chaque fois que je sors de chez moi je plonge dans la nouveauté : le sol à moitié gelé sur lequel je peux faire des glissades, la neige en gros tas sur les trottoirs qui oblige à faire des grands pas vers l’inconnu (épaisseur de neige?), les flocons soufflés dans la figure par des bourrasques de vent et qui sont drôles à sniffer mais moins drôles à prendre dans les yeux…

Pour vous faire partager ça je ne peux que vous montrer quelques images, vous serez quand même bien au chaud dans votre canapé (voire sous une chaleur extrême dans votre hamac!) alors je fais appel à votre imagination…

Aujourd’hui je suis allée à l’université Laval pour mon premier jour de stage. Tout était blanc et gris dehors avec des tâches jaunes fluos sur la neige des trottoirs là où des chiens avaient fait pipi. (Oui c’est vrai je suis une vraie poétesse…) En fait depuis hier on est en alerte « tempête hivernale » (ce que je trouve inquiétant dans cette appellation c’est le besoin de préciser qu’elle est hivernale : vous allez quand même pas me dire qu’y a des tempêtes printanières et estivales??!)

Imaginez vous dehors, c’est la ville, mais entre le bonnet qui couvre vos oreilles et la neige, les sons sont étouffés, une sorte de silence cotonneux vous entoure…

Apparemment il y a des souterrains qui relient tous les bâtiments de l’université, y compris les résidences étudiantes. Il est donc possible de passer toute la saison hivernale sans mettre le nez dehors! Bon par contre il faut renoncer à son équilibre mental et à sa santé je pense…

Réchauffons-nous un peu! Voilà les quelques mets locaux (ou pas) que je me suis empressée d’acheter lors de mes premières courses :

Il y a les chips citron (lime)/poivre super bons mais archi-salés, du miel de bleuetières du Lac St Jean délicieux et produit par un apiculteur de Charlevoix qui voudrait bien que les apiculteurs québécois s’organisent, se soulèvent et aillent faucher les ogm comme les français (le problème de la mortalité excessive des abeilles est très présent au Qbc aussi), des bagels cannelle/raisins, du philadelphia cream cheese et du baba ganouj (qui est en fait du houmous avec de l’aubergine grillée en plus). Je vous rassure, ça ne va pas devenir mon régime alimentaire de base sinon je vais devenir obèse, à moins de marcher 2h par jours ds la neige…

PS : A partir de maintenant je mettrai les mots « québécois » en italique avec quelques explications ethnolinguistiques si nécessaire (ouais, des explications ethnolinguistiques, ouais, je me la pète).

PPS : Si vous cliquez sur les photos vous les verrez en grand…