Archives de la catégorie ‘Expatriation Québec’

Parce que les Pyrénées me manquent. J’y ai mes racines alors voilà quelques arbres de là-bas…

Il s’agit des Pyrénées commingeoises, dans le coin où vivaient mes arrières-grands-parents. J’ai pris cette série de photos pendant le séjour que j’ai passé chez ma maman en 2011, dans l’attente d’obtenir mon visa d’étude qui allait me permettre de partir au Québec. J’ai fait ça pour m’occuper – une telle attente est difficile – et aussi en sachant un peu que c’était ma dernière chance avant longtemps de profiter pleinement de ces magnifiques paysages….

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Je voulais vous partager mes impressions sur le nouveau monde que j’ai découvert grâce à la rencontre internationale d’art performance – RiAP (et grâce à Mai qui m’y a amenée : merci Mai! 😉 ).

Je ne connaissais pas vraiment l’art de performance avant ça. Je crois que là où je m’en suis le plus approchée c’est en assistant à des performances de musique d’amis (comme par exemple Tô, personne merveilleuse et talentueuse, ancien coloc pas vu depuis un éternité et que ce serait cool qu’il fasse une tournée au Québec, just sayin’http://thomas.tilly.free.fr/tohome.html) ou des évènements comme « Où tu vas quand tu dors en marchant..? » à Québec qui se rapproche plus du théâtre mais avec un petit côté performance il me semble, non?

Dans ces cas-là, il y a le/la/les artiste-s d’un côté et le public de l’autre, entités séparées : la première active, la deuxième plutôt passive. Le public s’attend à ressentir des émotions connues et clairement définies en général et peut-être à être légèrement choqué mais pas plus que si grand-maman lâchait tout à coup un sacre au repas de famille du dimanche, elle qui est si réservée d’habitude.

Avec l’art de performance je m’attendais à retrouver le même schéma mais avec pour seule différence des artistes qui peuvent aller encore plus loin dans le choquant, le ridicule, le dramatique, etc et qui te font ressentir des émotions moins évidentes, moins claires, moins proprement définies… Mais la différence que j’ai ressentie et observée au RiAP est bien plus profonde que ça. Oui l’artiste va souvent plus loin que ce qu’on voit dans le théâtre et oui le public peut ressentir des émotions d’autant plus forte et brouillées mais pas uniquement.

D’abord la frontière entre l’artiste d’un côté et le public de l’autre n’existe quasiment plus, et les deux entités sont actives et se mêlent l’une avec l’autre, même si le public agit en réponse à ce que l’artiste exprime. On l’observe par les réactions du public mais aussi par les déplacements dans l’espace : j’ai été surprise de voir à quel point le public bougeait pour suivre les mouvements de l’artiste, même si ça veut dire faire 4 aller-retours identiques!

Ensuite, dans ma perception, il y avait la possibilité d’un jugement puisque j’avais l’image du théâtre où le public est extérieur et plus passif et aussi parce que la performance est parfois perturbante pour notre petit confort mental. Mais là, le public est pris dans la performance de l’artiste, dans s/les émotions embrouillées ou explosives, il fait parti de ce qui se passe, il a une agencéité dans la performance et j’ai eu l’impression que ceci créait un safe space pour l’artiste. L’artiste n’est pas seul-e dans son action qui le met à nu (parfois littéralement autant qu’au figuré), il est soutenu par le public. C’est beau je trouve, j’ai vraiment aimé cet aspect là. Je me demande si c’est toujours le cas ou si ça dépend des publics? Ensuite, j’imagine que certain-e-s artistes doivent faire des performances pour amener le public à se sentir en opposition à eux ou elles mais sinon j’ai l’impression que le public est là avec l’artiste, embarqué dans le cheminement émotionnel de la performance, solidaire et protecteur quand c’est nécessaire!

RiAP2016 – Soirée Allemagne

Alors bien sûr en bonne anthropologue, j’ai fait mon observatrice-participante-qui-participe-mais-pas-tant-que-ça. Il faut dire que j’ai cette tendance naturellement de me détacher des situations et de les observer rationnellement, à distance de tout maelstrom émotionnel (coucou à mon psy! ralph-wave) mais en plus le milieu de l’art est particulièrement mystérieux et intimidant pour moi. En partie parce qu’il m’est resté inconnu pendant la majeure partie de ma vie et que j’ai donc l’impression de ne posséder aucun des codes pour le comprendre et y évoluer. Rencontrer des artistes (comme Jacques Newashish ou Eruoma Awashish par exemple) puis travailler dans une galerie d’art (un peu de pub : Inuit Art Zone) a été décisif pour changer ma perception et comprendre que le monde de l’art est multiple et peut m’être ouvert aussi (i.e. même si je viens d’un milieu ouvrier où l’art était peu présent) et j’essaie d’utiliser ça pour aller explorer plus loin. Alors c’était parfait pour moi de m’embarquer comme bénévole pour le RiAP, une occasion idéale pour moi de découvrir ce nouveau monde tout en étant dans une sorte de zone protégée procurée par cette place de bénévole qui ne peut pas vraiment se laisser prendre par ce qui se passe puisqu’elle a des responsabilités. 😉

Y a des choses qui m’ont fasciné ou me posent plein de questions après ça! Par exemple, ce qui reste après la performance, c’est étrange ces sortes de débris abandonnés là inertes dans l’espace de la performance après tout ce tourbillon d’actions et d’émotions… Y a surement déjà eu des réflexions sur le non-humain dans la performance et je serais curieuse de lire des choses là-dessus! L’autre chose c’est le processus de création d’une performance : je suis totalement incapable d’imaginer comment l’artiste part de rien et arrive à sa performance! Et qu’est ce qui fait que cet enchainement d’actions devient une performance? Est-ce qu’il y a des règles, une définition ou est-ce qu’il faut juste qu’un individu ait suffisamment de folie ou de courage ou d’égo pour décider que ça, c’est une performance? Je suis full intriguée! Autre chose que j’ai découverte du milieu de l’art (celui-là en tout cas) c’est à quel point les oeuvres d’art actuelles sont accompagnées de réflexions poussées : j’ai fini par acheter des revues d’art (je tenais la table des ventes, je suis une super bonne vendeuse -_- hashtagçacoutecherdetrebenevole) à force de lire des passages et des références où je me disais « hey ça ça serait bon pour ma thèse! ». C’est passionnant!

RiAP2016 – Soirée Taiwan

Bref, je me fixe pour prochain challenge d’aller voir une performance en étant 100% spectatrice sans excuse pour ne pas plonger à fond dans la performance et toute l’émotion engluée qu’elle contient! Et si vous avez raté le RiAP cette année, gardez l »oeil ouvert pour le prochain dans 2 ans et en attendant surveillez les activités de Inter/Le Lieu à Québec!

Une merveilleuse fin de semaine à Wemotaci pour le 20ème Pow wow! Je peux pas décrire avec des mots tout ce qui a rendu cet événement aussi génial alors je vais surtout vous montrer ça en images et je dirais seulement : une superbe ambiance au pow wow, des gens géniaux, un bébé magnifique (bienvenue dans le monde Nimiskwew!), une mini-aurore boréale, ma première baignade de l’été*, mes premières nuits de camping de l’été* (dans-une-super-cool-tente-prospecteur-avec-sapinage-sur-le-sol-et-poêle-pour-ne-pas-mourir-de-froid), des régalias et des danses superbement belles et puissantes et émouvantes parfois, un soleil éblouissant et des paysages magnifiques!

* ouais, mon été = « boulotboulotdoctoratboulotboulot »

Des représentant-e-s des premières nations touchées par le projet de pipeline dans le Dakota étaient présents, ils se battent actuellement pour empêcher ce projet qui menacent notamment l’eau de leur territoire!
Pour en savoir plus : https://www.youtube.com/watch?v=xxa2S4IW9fc

Sur la route de Québec à Wemotaci [Vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir] :

 

Le bon plan : passer par un dépotoir à l’heure du souper des ours! On a vu 5 ours noirs! 😀

Le site du pow wow, la « vieille réserve » (la zone a brûlé en 97 et 2010 alors y a plein de BLEUETS!!! Miam miam miam!) :

Les danses :

C’était si beau, si coloré et si puissant!

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Et la star de cette fin de semaine à mon avis : la belle petite Nimiskwew! 😀

 

Que du bonheur! 😀 Mikwetc Nitaskinan! Mikwetc Wemotaci! Merci/Mikwetc les ami-e-s!! 😀

 

Parce que la demande de résidence permanente nécessite une visite médicale et parce qu’à Québec ça m’aurait coûté 380$ alors qu’à Montréal ça m’a coûté « seulement » 215$, je me suis fait plaisir avec 2 jours dans la grande ville! Et j’ai conscience de ma chance d’avoir pu aller là où c’était moins cher, par rapport à tous-tes les immigré-e-s qui ne vivent pas à Montréal et qui n’ont pas la possibilité d’aller jusque là-bas parce qu’ils-elles ne peuvent pas se permettre de rater des jours de travail ou de laisser leur famille plusieurs jours d’affilé par exemple – eux-elles se retrouvent donc à payer le tarif le plus élevé. Tellement injustice.

Donc voilà quelques moments marquants de ces 2 jours.

Dans le lift qui fait Québec-Montréal il fallait que je croise un doctorant stressé (pléonasme?). Il était facile à identifier sans même qu’il le dise : il avait seulement fait un aller-retour entre Montréal et Québec pour voir le concert de Rammstein et pourtant il avait pris son ordinateur et l’a sorti dès le début du trajet (sans forcément faire quoi que ce soit dessus). J’ai donc pu partager avec lui cette découverte magique que j’ai fait récemment et qui permet de ne pas (ou moins) perdre l’esprit : faire de vraies pauses sans culpabiliser qui permettent d’être plus efficace pendant les périodes de travail! Ça peut paraître une évidence pour beaucoup de monde mais pas quand tu es dans le milieu universitaire où on te fait comprendre plus ou moins explicitement que tu es supposé-e travailler TOUT LE TEMPS…

Passer par le Marché Jean-Talon avoir des flash des marchés du sud de la France et se dire que c’est confirmé : j’aimerais vraiment, vraiment déménager à Montréal…

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Super déco de salle de bain chez mon cousin 🙂

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Pendant une promenade sur le boulevard St-Laurent : faire peur à un gars dans une ruelle par ma seule présence. Ah ah ah! Au nom de toutes les femmes qui sont stressées par des gars dans les rues et ruelles du monde!

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Découvrir un paquet de boutiques concept et autre pop up shop qui auraient clairement pu être créées par Tom Haverford (Tom Haverford Business ideas).

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Croiser une soirée swing dans un glacier rétro.

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Se dire bonsoir dans une ruelle entre amateurs et amatrices de street art (oui j’ai passé pas mal de temps dans les ruelles) : la ville est notre musée (wooo tellement alternatifs!).

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Montréal ❤

Cette fois j’ ai vraiment décidé de reprendre ce blog! Je l’avais laissé de côté pour trois raisons principales : manque de temps (étrangement quand j’énumère ce qui me prend tout mon temps mon doctorat ne fait pas parti de la liste -_-), pas de sorties photos donc pas d’images à montrer, et le fait que depuis le 14 février il y a une grève étudiante au Québec – historique par sa durée et son ampleur – ce qui occupait beaucoup de mon temps et de mon esprit mais je n’avais aucune envie de remplir ce blog d’analyses politiques…

Depuis quelques mois c’est intense niveau interventions policières et c’est d’autant plus impressionnant que les manifestant-e-s québécois-e-s sont franchement pacifiques!

C’est aussi ça le Québec… :/

La grève est toujours en cours, j’ai toujours très peu de temps mais j’ai bien envie d’écrire à nouveau sur ce blog et – ce qui va avec à mon avis – de reprendre mon appareil photos pour partager des images avec vous! Puis comme j’ai 30 ans depuis peu disons que ça fait partie de mes résolutions :p

On va jusqu’à Montréal pour manifester en convoi, pour la manif du 22 de chaque mois depuis mars!

Je vous rassure, les photos de manif dans la neige ça date de mars, maintenant c’est l’été il fait chaud et humide un jour sur deux (le deuxième jour il pleut).

Merveilleuse idée l’autre jour : ballade en vélo jusqu’aux Chutes Montmorency! C’est pas la nature « sauvage » mais sortir de Québec, même un peu m’a fait vraiment du bien! Mes seules sorties hors de la ville de Québec depuis mon arrivée en janvier ont été : 1 jour à Montréal pour une manif, 2 jours à Montréal pour un tournoi de Roller Derby – le Beast of the East, 2 jours à Ottawa pour un match de Roller Derby (je reviendrai là dessus dans les articles à venir j’ai un paquet de choses à dire sur ce sport devenu une VRAIE PASSION 🙂 )

Alors voilà quelques images, elles sont de piètre qualité je trouve mais ça n’est pas étonnant vu que ça fait des semaines et des semaines que j’avais pas touché mon appareil…

 

 

 

 

 

 

 

Point histoire et capitalisme : c’était les fêtes de la St Jean il y a peu (le 24 juin), et c’est surtout ici la fête nationale du Québec. Cette publicité est « drôle » puisque nous avons eu droit à une campagne moralisatrice à Québec contre le « bourrage de gueule » traditionnel ce jour là (sinon la consommation d’alcool est interdite dans la rue ici), qu’ils nous fouillaient à l’entrée du site des spectacles organisés à l’occasion sur les Plaines d’Abraham pour nous confisquer l’alcool  entre autre, alors qu’ils vendent de la bière  sur le site… Alors c’est vraiment pour notre bien être ou c’est pour contenter le producteur de bière qui a le monopole??

Je vais faire des articles tous les jours (parce que bon j’ai une synthèse à rendre le 9 juillet et je suis à la bourre évidemment + True Blood a repris + j’ai un contrat de travail prenant + je déménage le 16 juillet + je dois améliorer mes performances derbyesques) mais je reviens bientôt!

Je prends juste 2 minutes pour faire un petit signe de vie ! Je suis à Québec depuis le 16 janvier ce qui fait que la période avant cette date a été pas mal pleine de préparatifs (et fêtes) d’avant départ et les deux semaines suivantes j’ai dû gérer tous les trucs plus ou moins chiants mais nécessaires lorsque l’on s’installe dans un nouveau pays et que l’on commence un doctorat.

Alors voilà je vais bientôt reprendre ce blog en main pour vous parler de plein de choses incroyables comme la température (la neige, les -20°, la pluie verglaçante, etc), le roller derby (et ouais je m’y suis mise), la vie de doctorante débutante – en anthropologie qui plus est, la vie d’étudiante étrangère française au Québec et plein d’autres chose rigolotes (j’aime ce mot, il porte le rigolo en lui même).

Et puis je vais prendre le temps de répondre aux commentaires et même de faire le tour des blogs pour la photo du mois (j’ai même pas eu le temps en janvier aaarf!)….

A bientôt lecteurs et lectrices! ça va être le fun maintenant que je suis re-party en vadrouille!!!!!

 

 

Encore plus chiant que faire des cartons avant un déménagement : trier ses papiers. Trier ses affaires en général d’ailleurs. Parce que faire du tri et se débarrasser de l’inutile qu’on accumule je suis convaincue que c’est une bonne chose. Mais quand tu te retrouves à faire du gros tri à chaque déménagement, c’est-à-dire environ tous les 6 mois depuis  3-4 ans, parce que tu manques de place pour stocker ou pour transporter ben ça devient difficile… Vive le détachement envers les possessions matérielles ok, mais je préfèrerais en être détachée psychologiquement avant de m’en détacher physiquement ça serait moins difficile!

Sinon on fait quand même des belles découvertes quand on ressort des affaires qu’on a pas touché depuis des mois voire des années! [désolée pour les private jokes]

– Retomber sur le carnet de bord de la semaine qu’on avait passé dans le PNR du Morvan avec le DESS Reneuneu, à couper des arbres dans et sous la neige, à faire de la crazy carpet et à jouer à l’enculette ! C’était une belle semaine et une belle année d’ailleurs… « Des pompiiiiiiiiiiiiiiiiiiiers !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! » « Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii aaaaaaaaaaaaaaaaaah ! »

– Retomber sur les papiers du prêt bancaire que j’avais dû faire  en 2006 pour payer ma voiture (vu la situation dans laquelle je me trouvais c’était la solution la moins pire) et me souvenir qu’après la signature le directeur de l’agence m’avait serré la main en me disant, tout sourire, « bienvenue au club ! ». J’avais failli lui vomir dessus à ce moment là. Pendant ce temps, mon charmantissime conseiller bancaire planté à côté matait mes seins.

– Retrouver les résultats des tests d’aptitude réalisés au CIO (centre d’information et d’orientation, vous vous rappelez?! Le bonheur d’entendre les messages de sagesse des conseillers d’orientation ! Ah ah ah) à la grande époque du lycée et en apprécier a posteriori la pertinence : « stabilité : moyen -« , « conformisme : moyen -« , « autorité : minimum ». Les catégories dominantes de ma « personnalité professionnelle » : « intellectuel sciences », « social aide contact », « intellectuel lettres », les deux catégories les moins dominantes sont « bureau gestion » et « bureau administratif ». Encore mieux ! Les trois valeurs personnelles les + importantes pour moi : indépendance, altruisme et création, les 3 valeurs personnelles les + importantes pour 1795 filles du second cycle : sécurité, satisfaction intellectuelle et argent !

– Et des tas de début d’histoires, nouvelles, poésies, contes, etc, que j’avais couché sur papier. J’ai toujours voulu écrire, mais je ne suis jamais allée au bout d’une idée de roman et n’ai jamais terminé une nouvelle commencée… Des exemples de mes pensées philosophiques de la grande époque de l’adolescence (et juste après) :

          « L’adolescence s’arrête t’elle quand on trouve des réponses à nos questions existentielles ou bien lorsque l’on fait semblant de ne plus se les poser ? […] Où aller? Vers un lieu ou vers un état? Les voyages nous éloignent-ils ou nous rapprochent il? Si oui, où ça? » (je venais de lire « Le livre des questions » de Pablo Neruda??)

          « Le capitalisme a gagné – Le capitalisme nous a tous baisé – Loin du soleil qu’il promettait – Te voilà enchaîné à sa volonté » (ça aurait fait une bonne chanson si j’avais fait parti d’un groupe punk à l’époque)

Globalement ça fait chaud n’au coeur tout ça : du bulletin de notes du CM1 jusqu’aux textes des pièces de théâtre de l’école primaire au lycée en passant par la pétition qu’on avait rédigé avec une copine pour protester contre la présence d’un élu du FHaine (parti d’extrême droite français) dans je ne sais quelle instance décisionnelle du lycée… 🙂

P.S. En passant un lien utile quand on fait du tri : Service public, ça permet de savoir combien de temps on doit garder les documents « officiels » français (du relevé bancaire à la taxe d’habitation en passant par les factures d’électricité).

Yeah, comment il est super sérieux mon titre ! C’est parce que je vais essayer de faire un truc organisé pour que les gens qui cherchent des infos les trouvent.

Évidemment, en dehors des démarches administratives et des trucs de ce genre là que je vais décrire, ce que je dis correspond à mon avis. Si c’est présenté comme une vérité c’est parce que c’en est une pour l’auteure (moi) au moment ou elle écrit et dans ce lieu précis qu’est mon blog (si on peut le qualifier de lieu). ça veut dire que vous pouvez donner votre avis dans les commentaires bien sûr, surtout s’il est différent du mien ! (par contre pour les excités du web qui semblent chercher absolument à polémiquer pour polémiquer et bien sûr de manière agressive, vous pouvez passer votre chemin, je ne publierai pas vos comm).

OH LA LA MAIS JE VOUDRAIS BIEN PARTIR AU QUEBEC POUR LES ETUDES MAIS PAR QUOI DONC COMMENCER ??

Tout d’abord, la première chose à faire c’est construire son projet. Et notamment déterminer pourquoi on veut aller au Québec : les raisons qui nous poussent à y aller et ce qu’on veut y faire. Car, comme on nous le ressasse quand on postule pour un volontariat international : il faut être sûr de ne pas partir pour de mauvaises raisons. Alors là c’est plutôt subjectif, on peut mettre ce qu’on veut derrière cette notion mais je crois que ce qui est utile c’est de se poser la question. Une bonne introspection ça fait du bien (sans auto-apitoiement ni auto-encensement excessif, juste faire le point sur soi). Et un petit séjour sur place pour se recaler avec la réalité c’est bien aussi.

Dans le cas où vous avez la possibilité de partir en CREPUQ (équivalent d’ERASMUS pour le Québec) foncez ! C’est beaucoup plus simple et beaucoup plus économique pour une première expérience québécoise je pense ! Et puis c’est juste une année scolaire donc vous aurez eu votre expérience d’étude au Québec ! Par contre je peux pas vous donner plus de détails j’ai pas testé…

Mais si comme moi vous ne pouvez pas passer par le CREPUQ, cherchez un chemin détourné ! Perso voilà comment j’ai fait. Je trouvais plus simple et économiquement raisonnable de reprendre mes études en France (master 2) et de faire un stage au Québec qui me permettrait de continuer là bas en doctorat si l’expérience était concluante (oui parce que reprendre mes études c’est pour faire un doctorat, pour être enseignante-chercheure et rester à l’université à tout jamais).

Je suis donc partie 2 mois et demi au Québec en 2010 (j’avais le temps et l’argent autant en profiter) avec un carnet de rendez-vous bien rempli, j’ai rencontré pas mal de profs de différentes universités et visité des endroits intéressants pour le domaine dans lequel je voulais travailler (et au niveau personnel ça a été génial et enrichissant – mais en fait mes niveaux personnel et professionnel ne sont pas vraiment bien séparés). Je suis rentrée en France avec un stage de master en poche. Et bien sûr l’avantage c’est que ça m’a permis d’avoir une vision plus réaliste du Québec pour corriger ce que j’imaginais (mais ça va le choc a pas été trop rude).

Avant de partir pour une année entière d’études ou plus, partir en stage c’est un bon plan, le visa est plutôt facile à obtenir, il fait parti du même programme que le PVT (Permis vacances-travail) et d’autres qui sont des opportunités parfaites pour découvrir le pays  : Expérience Internationale Canada et la durée est moindre. Pour ça tout est très bien expliqué et regroupé dans un seul dossier donc je développe pas plus (par contre j’ai testé donc si vous avez des questions vous pouvez me les poser).

Un super bon plan pour ce type de séjour au Québec : l’OFQJ, Office franco-québécois pour la jeunesse. Ils font des offres très intéressantes niveau finances et logistique où tu leur payes un forfait et eux ils te fournissent le billet d’avion (avec 40kg de bagages si tu pars plus de 90 jours!!!!!!), l’assurance rapatriement, et plein d’autres trucs. J’y croyais pas au début tellement c’était trop beau pour être vrai mais en fait c’est un organisme financé par les 2 gouvernements (France et Québec) et qui a pour vocation d’aider les jeunes à passer d’un pays à l’autre donc c’est leur job. N’hésitez pas à les contacter ! En plus, chez eux les jeunes c’est jusqu’à 35 ans et ça c’est beau. C’est ici.

En vrac, des choses à savoir concernant les études au Québec :

– le calendrier universitaire est un peu différent de celui que nous avons en France : il y a 3 sessions par an, la session d’automne de septembre à décembre, la session d’hiver de janvier à avril, la session d’été de mai à août (y a pas de session de printemps parce que le printemps il est tout pourri au Québec – j’y reviendrai). Il peut y avoir 2 rentrées possibles selon les programmes : septembre et janvier.

– le cursus est différent aussi mais j’ai la flemme de le décrire et y a des gens qui l’ont fait avant moi alors va donc voir par là : l’université québécoise expliqué par une frenchie en Québéquie.

– les frais de scolarité en Amérique du nord c’est cher. Mais genre rien à voir avec le montant ridicule que tu payes (ou pas si tu es boursier) en France. Je dirais qu’en moyenne, au Québec (le moins cher d’Amérique du Nord – mais dépêche-toi : ça augmente de plus en plus), en doctorat ça doit être dans les 1000$ par session mais ça dépend du diplôme et de l’université. Les français ont la chance de payer comme les québécois alors que les étudiants étrangers non-français payent bien plus cher…

– par contre, si tu as les moyens de te payer des études universitaires (la quasi-totalité des étudiants québécois ont un emploi salarié pour financer leurs études et beaucoup sont endettés car ils font des prêts bancaires pour payer – non ça n’est pas le pays des bisounours), tu pourras profiter d’un cadre qui paraît magique quand tu as fait des études en France dans des filières peu rentables (sciences humaines, biologie, etc – pas physique, informatique, etc). Des bâtiments qui ne tombent pas en ruine (enfin moins qu’en France mais la différence entre filières rentables et non rentables persiste). Et surtout, surtout, toi étudiant français qui a l’habitude de t’excuser 15 fois quand tu interpelles un prof tellement tu sais qu’il va t’envoyer chier et toi qui as déjà reçu le regard méprisant et le refus d’un prof quand tu lui a demandé une lettre de recommandation parce que tu n’avais eu « que » 15/20 à son examen et bien sache qu’ici les profs accueillent les étudiants dans leur bureau, prennent le temps de leur parler, ne les traitent pas comme des sous-merde… C’est magique. ET ENCORE PLUS INCROYABLE : même les employés des services administratifs de l’université sont aimables et répondent à tes questions. J’ai toujours du mal à y croire….

– si j’ai oublié des trucs (et j’ai forcément oublié des trucs) n’hésite pas à commenter ami-e lecteur-trice !

Après introspection et petit séjour au Québec, te voilà décidé-e lecteur-trice à partir étudier au Québec. Tu te trouves face à plusieurs étapes à gérer : inscription à l’université, demande de CAQ, demande de permis d’étude, achat du billet d’avion, déménagement, installation sur place, etc. Et bien nous verrons ça dans le prochain épisode ! En attendant, pour rester motivé, don’t forget :

 

 

A toi lecteur/lectrice qui s’inquièterait que je ne puisse pas partir à cause du fucking fric, à toi Big Brother canadien qui envisagerait de me refuser le permis d’étude : sachez que mon problème d’argent est résolu !

Mais comment cela se peut-il ?! Plusieurs possibilités :

1/ J’ai braqué une banque, après tout ça change pas grand chose vu que les Anonymous vont tout faire péter informatiquement

2/ J’ai trouvé un travail de danseuse bien payé dans un bar de Haute-Mauricie

3/ Après étalage de mon désespoir sur facebook et la blogosphère celui-ci est revenu dans mon salon, entrainant discussion avec Mother qui en fait pourra être mon soutien financier dans ce projet

4/ D la réponse D

Je vous laisse faire votre choix.

 

Et sinon bientôt je vais organiser un peu mieux les infos pour ce qui concerne ce processus d’immigration parce que la façon dont j’ai présenté ça pour les billets d’avion c’est pas terrible, terrible et ça va être le bordel au final. Soon.

Et sinon y a des gentilles filles qui sont expatrimmigrées* au Québec et qui expliquent tout ça (et d’autres choses) très bien sur leur jouli blog : Un jour. Une photo. Montréal. et Une frenchie en Québéquie

 

*P. je te pique ton concept d’expatrimmigration qui clos mon débat sur « s’expatrier ou immigrer ? » parce qu’il est top et que tu l’as pas encore fait breveté. (T’as vu comment il est super bien anonymisé mon blog?)

Live long and prosper.

Depuis que je prépare ce départ longue durée pour le Québec (oui pour moi qui ai tendance à rester maximum 6 mois quelque part, 3 à 5 ans c’est une longue (très longue) durée) je me pose la question : est-ce une expatriation ou une immigration ?

Voyons les définitions du TLFi (Ici) :

EXPATRIATION, subst. fém.
Action d’expatrier ou de s’expatrier. [merci dictionnaire, tu t’es pas foulé sur ce coup là]

EXPATRIER, verbe trans.
B. Emploi pronom. Quitter son pays pour vivre à l’étranger.

IMMIGRER, verbe intrans.
Venir dans un pays étranger pour s’y établir, souvent définitivement.

Y a pas une grosse différence si ce n’est peut-être la notion de durée : elle n’est pas précisée dans l’expatriation alors que dans l’immigration si. Ducoup je pense que la différence entre les termes vient surtout de ce qu’on y met derrière culturellement. Dans mon esprit, l’expatriation c’est plutôt dans le sens d’un habitant de pays « riche » qui irait s’installer dans un autre pays, « riche » ou pas ; alors que l’immigration représente plutôt le cas d’un habitant de pays « pauvre » qui irait s’installer dans un pays plus « riche » (je mets riche entre guillemets parce que c’est une notion un peu pourri, très connotée aussi, mais vous comprenez ce que je veux dire par là non?). Dans les deux cas, il y a une recherche de vie meilleure et éventuellement un séjour longue durée (le définitif existe t-il vraiment?) il me semble. Ducoup étant habitante d’un pays « riche » je serais plutôt dans un processus d’expatriation sauf que….

Je viens de faire quelques calculs quand même (il était temps. En fait mais j’avais choisi le déni de réalité jusqu’à maintenant) et il se trouve que finalement je vais donné tout l’argent durement acquis et mis de côté sous mon matelas [à la banque] au fil du temps, à des passeurs [services de l’immigration, compagnie aérienne] et ainsi après des mois d’attente et d’incertitude je vais débarquer dans mon pays d’accueil sans un sous en poche [avec un compte en banque quasiment vide].

Tout d’un coup ça ressemble à ce que je peux imaginer d’une immigration… Donc voilà on dirait bien que j’immigre au Québec ! (enfin j’espère parce que là je commence à flipper et à me dire que c’est pas raisonnable de partir comme ça, arriver sans argent et surtout sans perspective réelle de rentrée d’argent… Ne faudrait-il pas reporter le départ pour travailler et récolter de l’argent avant ? Mais en même temps c’est pas si facile de travailler en France ET de mettre de l’argent de côté… ARGH ! ça me noue complètement l’estomac…)

Source : site du MRNF

Bref soyons pratiques après tout autant partager mon vécu, ça pourra peut-être aider un-e futur-e expat/immigré-e !

Concernant les billets d’avion vers le Québec en regardant maintenant pour un départ fin décembre ça tourne autour de 500-600 euros l’aller-retour (je mets le retour à une date au hasard le plus tard possible).

Les compagnies que j’ai repéré qui desservent le Québec sont : Air Transat, Air Canada, Air France, Lufthansa, Corsairfly.

Pour ce que j’ai vu globalement le moins cher c’est Air Transat qui en plus a des vols directs depuis la province (non négligeable vu les tarifs SNCF) et qui est la seule compagnie qui ne limite par les passagers à 1 seul bagage enregistré ! La limitation de poids de bagage enregistré est toujours 23-25 kilos mais toutes les autres compagnies limitent à un seul bagage, le deuxième bagage coûte 70$ ou 75€ pour être enregistré sans considérer d’éventuels kilos supplémentaires. Or me trimballer un sac à dos de 23 kilos c’est un peu trop pour moi, je préfère répartir dans 2 bagages et payer des frais pour les kilos supp éventuels mais pas en plus d’un enregistrement supp!

Malheureusement, allez savoir pourquoi, il n’y a pas de vol Toulouse-Montréal pour les dates qui m’intéressent (entre le 27 et le 30 décembre)… Donc ça va douiller et je vais subir le confort des avions Air Canada ( 🙂 ) et la joie des correspondances ( 😦 ).

Les aller-retour sont GRAVE moins chers que les allers simples. Le meilleur prix que j’ai trouvé pour un aller simple c’est 800€ (sinon c’était plutôt dans les 3000€) avec Royal Air Maroc, en passant par Casa.

Sinon mon dossier de demande d’admission à l’université est quasi terminé il manque juste le putain de relevé de note/diplôme du master que je viens de terminer (merci Ô administration française pour ton efficacité), je prépare mon dossier CAQ pour être prête à dégainer dès que j’ai la lettre d’admission de l’université.

Dès que j’ai fini mes prospections je vous parlerai de mes trouvailles concernant le transport de ses effets personnels de France au Québec (oui parce qu’en plus je déménage TOUTES mes affaires, i.e. une douzaine de cartons d’environ 12 kg chacun).

Et genre si y a des gens qui passent par là et qui ont un conseil à me donner sur tout ça qu’ils n’hésitent pas !

(ça c’est pour l’Halloween que je n’ai pas fêté)