Archives de la catégorie ‘Un stage au Québec’

(C’est pas de la procrastination c’est une tentative pour déstresser, nécessaire parce que depuis hier j’attends désespérément les commentaires de mon directeur sur mon mémoire!)

Revenons donc à un évènement datant de début août : le Festival Présence Autochtone qui a eu lieu du 2 au 9 août 2011 à Montréal, place des festivals (www.nativelynx.qc.ca). Ils se sont fait piquer la place par les Francofolies en juin à partir de 2010 – on voit la place donnée aux Premières nations par les autorités dominantes – mais au moins ça leur a permis de s’installer dans cet endroit stratégique qu’est la place des Arts à Montréal, où s’enchainent tous les festivals important de Montréal dès que le beau temps est là.

Voyons un peu le décor. C’est un peu cliché avec les tipis et tout ça, mais il faut bien passer par des symboles connus pour attirer les gens et après on peu aller plus loin…

Là on voit un groupe de drummers : ce sont des hommes qui jouent du tambour collectif et chantent. Éventuellement (comme là) il y a des femmes debout derrière qui chantent aussi. Il y a toujours des groupes de drummers lors des pow wow qui jouent pendant les danses. Je ne développerai pas ici mais le tambour à un rôle important dans beaucoup de communautés autochtones, tout le monde ne peut pas en fabriquer, tout le monde ne peut pas en jouer…

Le tipi géant, de nuit.

J’aime bien la grue qui le tient.

Sous le tipi, la tortue. Je crois qu’elle apparaît dans les mythes fondateurs de nombreuses Premières nation, je ne connaîs pas le détail mais ce serait une tortue qui porterait la Terre sur son dos.

Les petits tipis c’est pour faire des stands pour des assos, des coops, etc.

Le feu bien sûr, élément incontournable. #SpoilerAlert# Cette photo est dans mon mémoire mais j’en dirais pas plus en fait…

Les photos précédentes datent du jeudi et du vendredi. Le samedi, une marche était organisée pour marquer la célébration d’un évènement positif – une fois n’est pas coutume : la signature de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones par le Canada! Cette déclaration a été adoptée en 2007 mais n’a été signé par le Canada qu’en novembre 2010 (l’Australie, les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande avaient aussi voté contre à l’époque) (j’ai vraiment l’impression de réécrire des passages de mon mémoire là…!). Et donc à cette occasion, ce samedi là des représentants des peuples autochtones (ou pas) de différents pays du continent Américain étaient présents, c’était assez beau et très intéressant comme mélange!

On voit le drapeau de la Fédération des Six-Nations iroquoises et juste en dessous les plumes de la tenue d’un maya-mexicain et tout plein de drapeaux d’un peu partout!

Dans le mélange toujours!

Le Mexique

Le Mexique, « same same but different » (comme on dit au Laos)

Un courageux cubain (je dis « un » parce que pour la petite c’est pas du courage, à son âge c’est juste une absence de conscience de la situation – et je dis « courageux » parce qu’il était tout seul pour son pays), mais pas tout à fait seul (oui je croise le « dans » et le « hors » parenthèses, j’ai tout donné pour mon mémoire désolée…) puisque l’esprit du Che est avec lui (sur le drapeau, mais on voit pas trop je vous l’accorde) (Ernesto – oui je l’appelle Ernesto – aurait probablement apprécié de représenter Cuba, lui né en Argentine, mort en Bolivie qui trouvait les frontières de l’Amérique du Sud aberrantes).

Les Premières nations du Québec et les Métis dont on voit le drapeau : le symbole de l’infini.

Premières nations du Québec, from inside the cortège. (Ouais j’ai retrouvé Jacques ducoup j’ai marché avec lui dans le cortège. Je suis d’un peu nulle part donc je peux bien défiler n’importe où – hum… on pourrait croire que je suis philosophe là, mais je suis surtout fatiguée).

Je terminerai sur ce couple attendrissant que j’ai passé toute la marche à tenter de photographier : lui brandissait le drapeau iroquois au début et elle a un look de latino-américaine, je trouve ça symboliquement beau.

Je ne sais pas ce que vaut cet article niveau rédaction mais j’ai vraiment trop la flemme de le relire (peut-être parce que je passe mes journées à relire un mémoire de 60 pages en ce moment? Qui sait…) alors pardonnez moi pour cette fois! Muchas gracias folks!

(oh! et puis un jour j’arrêterai de m’excuser dans chaque article pour une chose ou une autre parce que je sais pas vous mais moi je trouve ça saoulant le côté « insecure » :p )


Il est temps de terminer cette chronique « art » (comment je fais ma journaliste professionnelle) sur l’exposition à Montréal de Jacques Newashish, puisque je n’arrive pas à me mettre à la rédaction de mon mémoire ce soir (à cause de The Big Bang Theory, du rosé et de Muse…(les 3 points de suspension sont importants là, parce que sans eux la phrase n’a aucun sens. Avec eux, la phrase n’a aucun sens non plus MAIS ils vous laissent la possibilité de lui en donner un – de sens – à la phrase. Bref.)).

Rencontre – Acrylique sur carton issu du territoire, 2011.

Bon alors là – soyons folles – je vais me risquer à une interprétation. Je voulais demander à Jacques la signification de ce tableau, mais j’ai oublié (oui parce que moi, je connais l’artiste. Yeah c’est la classe! Bref en tout cas au moins si je dis des conneries il pourra les corriger). Donc, deux interprétations me viennent à l’esprit avec ce tableau.

La première c’est qu’il représente la rencontre entre le milieu naturel, « sauvage » (faune/flore hors humain) incarné par le loup et le milieu humain matérialiste représenté par la croix qui rappelle à la fois la religion – qui est commune à toutes les sociétés humaines (pas ds sa forme mais dans son existence je veux dire) – et le besoin de nombreux humains de construire des « machins » divers et variés, dans une sorte de besoin compulsif de « marquer leur territoire » tel le caniche qui pisse sur un poteau…

Deuxième interprétation (ma première idée en fait) : ça représente le premier contact entre les Premières nations d’Amérique et les colons européens : le loup symbolise les premiers dans leur image de société vivant en « équilibre dynamique avec la nature », comme étant un élément à part entière des écosystèmes et la croix symbolise les seconds qui arrivent conquérants (marquage du territoire-pipi-caniche) en imposant leurs croyances et leur manière de vivre. (Le plaisir du blog par rapport au mémoire en anthropologie : je peux balancer ce genre de truc juste parce que c’est ce que je pense sans avoir à citer 15 sources!).

Mikowetc Nikawiw (Merci à ma mère). Acrylique sur carton issu du territoire, 2011.

Pas besoin d’interpréter, tout est dans le titre.

Shaman. Acrylique sur carton issu du territoire, 2011.

Je vais pas interpréter celui là, je vais plutôt faire mon anthropologue-chieuse (ça changera pour ceux qui me connaissent en écolo-chieuse ou en féministe-chieuse, etc.) et préciser que le terme « shaman » est issu de la langue d’une société du nord de l’Europe ou de la Russie (ou les 2, je sais plus) et que c’est donc abusif de l’utiliser pour qualifier un membre de peuple autochtone de n’importe où dans le monde dès qu’il paraît un peu sage ou mystique…

Bâton de parole calciné. Acrylique sur bois, 2011.

Logiquement je devrais avoir quelque chose à dire sur le bâton de parole (LOL) mais en fait non. Je vous laisse apprécier l’oeuvre.

En fait je vais faire une « Part III » je crois… Parce que là je vais quand même aller bosser un peu sur mon mémoire avant le dodo (expression enfantine exprimant le fait de dormir, rien à voir avec l’oiseau du même nom aujourd’hui disparu – vous voyez ça, c’est l’effet The Big Bang Theory….)

Info pour mes lecteurs et lectrices qui sont au Québec – et je sais qu’ils sont nombreux-ses! (en fait j’en sais rien et globalement mes lecteurs-trices ne sont pas nombreux, j’avais juste envie de placer « et je sais qu’ils sont nombreux ») la première fin de semaine de septembre (les 3 et 4) a lieu le pow wow de Wemotaci! Youhou! Viendez-y les gens! (cliquez sur l’affiche pour la voir en grand)

Un article pour ces deux artistes que l’on aimerait bien avoir en concert privé à domicile (et quand je dis « on » je veux dire moi).

Samian, rappeur algonquins engagé (et un peu enragé parfois, juste ce qu’il faut) pour se réveiller et se motiver quand un peu de combativité est nécessaire.

Yoav, « citoyen du monde » comme l’a dit la fille qui l’a présenté (né en Israël, a grandi en Afrique du Sud, vit actuellement en Angleterre après qqes années à New-York – moi groupie? meuh non!) surdoué de la guitare, pour un moment tranquille, quand on a besoin de rêver ou d’un peu d’introspection. Et il est engagé aussi quand on écoute ses paroles…

Je sais que j’ai déjà parlé d’eux mais ils valent bien 2 articles! Pour écouter leur musique je vous laisse « googler » tout ça et même acheter leurs albums (ils méritent notre argent, malgré la part qui finit dans la poche de l’industrie du disque…) et moi je vous donne quelques images (bon, pas extraordinaires car peu de lumière+distance=flou).

Samian au festival Présence Autochtone à Montréal (www.nativelynx.qc.ca) c’était un concert incroyable! On l’avait déjà apprécié à Wendake mais là ça dépassait tout! On avait l’impression de sentir une énergie incroyable qui circulait! Bon je me répète là donc passons aux images! (j’ai trié, j’ai choisi, j’ai hésité à faire un album picasa… et puis bon tant pis, ce sera un loooooong article 95% photos!)

Voilà Samian! Non je déconne, il avait plein, plein d’invités ce soir là, dont 2 danseurs en régalia (c’est le terme pour nommer les costumes « trad » portés pour les cérémonies, pow-wow, etc)

Le groupe de Samian. Je ne me souviens plus leur noms mais en tout cas il y a un batteur, un DJ (DJ Horg, c’est facile c’est marqué dessus), un synthé/guitare, une flutiste et une violoniste qu’on ne voit pas là.

Et enfin : SAMIAN!

Remarquez le drapeau à gauche, c’est celui de la Mohawk Warrior Society (Mohawk warrior society kahnawake), qui a été médiatisé lors de la crise d’Oka (je vous en reparlerez un de ces quatre) et représente – je pense – aujourd’hui, la lutte pour la défense des droits autochtones en général (nous sommes allées boire un verre avec le couple sympathique qui tenait ce drapeau d’ailleurs après le concert. C’est ça le Québec : les gens communiquent!).

Attention Samian derrière toi! (#blaguepasdrôle)

Nous aussi on est des warriors! Yeah!

Avec Loco Locass pour « La paix des braves » ça déchirait tout!

Il a chanté « La plume d’aigle », une chanson très personnelle, qu’apparemment il ne chante pas souvent en concert, mais celui-ci était vraiment particulier (ça a l’air vrai d’après les témoignages).

Magnifique! (vous le reconnaissez? Il était au pow-wow de Wendake.)

Je ne sais pas si vous avez remarqué avec les photos, mais je me suis rapprochée de plus en plus de la scène au fil de la soirée, au cœur de la foule et ce malgré mon ochlophobie (minute culturelle du jour : l’ochlophobie est la peur de la foule qui représente une oppression, à ne pas confondre avec l’agoraphobie qui est la peur des grands espaces – pleins de gens ou pas). J’ai pu faire ça parce qu’au Québec (en tout cas pour ce que j’ai expérimenté) les foules, même dans les concerts un peu agités de ce genre, ne sont pas hyper denses, les gens laissent un espace entre eux, ça reste possible de circuler, de poser son sac à terre, de danser, etc : j’adore ça m’évite les crises de panique -_-‘

Maintenant j’ai un peu l’impression de vous présenter un concert opposé au précédent!

Yoav. Aaaaaaaah Yoav… J’ai passé tout le concert hypnotisée par lui. Lui, seul sur scène avec sa vieille guitare, sa machine à sampler et ses pieds nus… On est même allé acheter son album après pour le faire dédicacer (enfin on l’a acheté pour l’écouter et accessoirement on l’a fait dédicacé) et il avait l’air tellement gentil avec tout le monde! Il prenait le temps de bien comprendre le prénom des gens, de répondre a leurs questions (avec sa voix sexy), de faire des photos avec eux (avec son torse musclé et sa belle gueule)… S’il passe en France je retourne le voir pour faire signer le deuxième album! (moi groupie? …bon ok, oui…).

Là, on le voit gérer sa « machine à sampler » avec le pied.

Les percus c’est avec sa guitare aussi.

Yeah! solo guitare! Ah ben non, c’est QUE des solos guitare en fait…

Et voilà! Sur ces belles images musicales je vous laisse, je vais aller dormir, cette journée « off » est fini et demain j’ai un mémoire à lire, relire, modifier, encore et encore…

Je n’ai pas une grande culture artistique et je ne sais pas parler d’art mais j’ai envie de partager avec vous quelques œuvres d’un artiste atikamekw de Wemotaci que j’ai eu la chance de rencontrer lors de mon « terrain » (pensez toujours à prendre une intonation de voix-off de téléréalité qui annonce le début d’une épreuve humiliante et éliminatoire quand vous lisez « terrain »).

Son nom est Jacques Newashish et pour créer ses œuvres, il travaille avec des matériaux récupérés sur le territoire atikamekw : Nitaskinan.

Je vous présenterai cette exposition en 2 parties. Vous aurez quelques toiles dans cet article et dans le prochain, les autres tableaux et des images d’une installation créée suite au feu qui a brûlé autour de Wemotaci au printemps 2010 faite avec des matériaux de la zone incendiée (ben oui c’est pile mon sujet de stage!!!!!!!). Je vous laisse regarder (désolée pour les reflets sur les photos) et je me tais (autant qu’il m’est possible c’est à dire qu’il se pourrait bien que je glisse une ou deux conneries par ci, par là, mais après tout c’est mon blog hein?!)

Pour bien commencer voilà Nitaskinan histoire que vous vous repériez un peu :

Ni Taskinan (Notre territoire). Acrylique sur carton issu du territoire, 2011.

(Si vous ne vous repérez toujours pas, c’est autour de part là (oui, je fais dans la précision autant géographique que grammaticale) : Wemotaci/Nitaskinan)

Allégeance à l’amour. Acrylique sur carton issu du territoire, 2011.

Sans titre. Acrylique sur carton issu du territoire, 2011.

La déchirure. Acrylique sur toile, 1998.

Nikapenok (l’ouest, lieu des esprits). Acrylique sur carton issu du territoire, 2011.

Niskwa (chant qui annonce la chaleur). Acrylique et collage sur bois, 2011-05-25.

D’après la date, celui-ci a été peint exactement 1 an après le feu dont je parlais au début : le feu de 2010 a été allumé par la foudre le 25 mai.

Ickote (Feu dévastateur, créateur, purificateur). Acrylique sur carton issu du territoire, 2010.

Le voilà.

Atoskan (Histoire et légendes). Acrylique sur carton issu du territoire, 2011.

Non, je n’ai pas assez d’éléments pour pouvoir dire si toutes les histoires et légendes ont d’aussi gros nichons. (Désolée je pouvais pas ne pas la faire celle là!)

Et bien je vais m’arrêter sur cette remarque pleine d’esprit… La prochaine fois : encore plus de tableaux, de l’installation artistique et peut-être même des liens vidéo! (mais pas maintenant parce qu’il est trop tard là). En attendant, pour une description de cette exposition de Jacques Newashish (et pour découvrir le Festival Présence Autochtone de Montréal) : carbone-regenerateur.

Hey! Bonsoir les gens! Comme j’ai un blocage d’inspiration pour mon mémoire, dû à une crise de stress inattendue (enfin pas tant que ça vu comme je me la joue cool depuis un moment :/ ) je vais concentrer mes efforts sur l’écriture d’un post pour toi public (j’arrête ça tout de suite promis) histoire de laisser la Machine (aussi appelée CrazyBrainOfMine) se remettre en route tranquillement pas vite (et oui je vais mettre une parenthèse tous les 4 mots, parce que la parenthèse est belle, la parenthèse c’est la liberté de ne pas créer un récit en ligne droite, car la ligne droite sucks).

Laissez moi vous conter un peu la passionnante folie de ces deux dernières semaines que j’aurais dû passer à rédiger consciencieusement mon mémoire (allez 2 minutes d’auto-flagellation et c’est bon)…

Je vais commencer par le jeudi 28 juillet où j’ai eu l’immense bonheur d’assister à un concert de YOAV (www.yoavmusic.com) Cet homme est merveilleux : sa musique est envoutante et techniquement hallucinante (il fait tout avec sa guitare, ces mains, ses pieds et sa voix), il est charmant, les paroles de ses chansons sont de toute beauté, son corps est tout bien musclé, il vient et va des/aux quatre coins du monde et il est gentil… (Je suis prête à laisser tomber Matthew Bellamy pour lui. Si, si, c’est pour dire!)

(Je mets celle-là parce que le clip est tourné à Montréal en plus! Ecoutez bien : toutes les voix, tous les sons c’est lui qui les fait : lui, sa guitare et la Bête (sa machine à sampler))

Vendredi c’était le premier jour du pow-wow de Wendake. Je ferai un article juste là dessus, mais pour avoir une idée des danses de compétition qui constituaient une grande part des activités de ces 3 jours quelques photos :

Et là encore ça a été un plaisir pour les oreilles! Vendredi soir nous avons eu droit à Gilles Sioui et son band :

Puis Claude Mc Kenzie qui était plutôt drôle à sortir des conneries entre les chansons et à ne s’adresser qu’aux filles! (Il chante en Innu essentiellement)

Samedi soir il y a eu Shauit, bon là je suis pas la mieux placer pour en parler parce que c’est du reggae et que j’exècre le reggae mais j’ai quand même réussi à écouter un concert de lui en entier donc ça doit pas être mal!

Et il était suivi de SAMIAN! Samian est un rappeur, Samian est algonquin, Samian est une sorte de « native tiger » sexy (tigre c’est parce qu’il a un côté balaise limite pataud, qu’il est genre hyper serein-concentré-maîtrise de soi mais qu’en même temps tu sens qu’il peut t’arracher la jugulaire avec les dents s’il le veut. J’ai jamais vu un tigre (un vrai je veux dire pas un prisonnier de zoo) mais c’est comme ça que je les imagine). Et son rap est génial, il dégage une énergie impressionnante et communicative! On ne peut que vouloir se battre contre les injustices faites au Premières Nations après avoir assisté à un de ses concerts! (comment ça je suis pas du tout objective?!)

Commençons par celle-là puisqu’il y a aussi Shauit dedans et que Samian se présente :

Et puis celle là parce qu’elle est bonne et retrace un peu l’histoire :

Le pow-wow a continué jusqu’au dimanche, j’en ai pris plein les yeux et les oreilles donc, j’ai rencontré des gens top, j’ai pris une insolation et j’ai assisté à la deuxième messe de ma vie (et je peux déclarer officiellement que les rituels catholiques me provoquent des angoisses. Si la réincarnations existe y a des chances que j’ai été brûlée pour sorcellerie par l’Eglise, je vois pas d’autre explication)!

J’ai bossé les jours suivants (je précis quand même)… Et le jeudi 4 août c’était reparti pour Montréal cette fois! Festival Présence Autochtone! YOUHOU!

Encore un concert de Samian et franchement il a TOUT DECHIRE bordel! C’était de la balle ce concert! Hallucinant! Génial! (pour lui aussi apparemment!) C’était vraiment BON!

ça a encore été très riche humainement dans et hors le festival! Me restait-il le moindre recul vis-à-vis de la défense de la cause autochtone? si c’était le cas je crois que je ne l’ai plus je suis à fond dedans!

J’ai dû repartir avant la fin du festival parce que VRAIMENT il fallait que je me remette à mon mémoire ce qui était plutôt triste mais heureusement, pour ne pas sombrer dans la déprime, je m’étais calée une petite activité charmante pour se détendre le samedi soir : le ROLLER DERBY!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Accessoirement j’ai trouvé le prochain sport que je veux pratiquer! Hé hé hé… Une vidéo pour illustrer (c’est dur d’en trouver une potable) mais je ferai un article là dessus également. Et ça n’a rien à voir mais je ferai aussi un article à base de photos de champignons parce que j’en ai pris des magnifiques dans le bois à Wendake. Mais revenons à nos punkettes en roller quad :

(Essayez d’imaginer avec de la musique punk en fond, je vois pas pourquoi ils foutent de la putain d’électro!)

Ça déchire!

Allez à bientôt pour de nouvelles aventures! Hum…. Non en fait là je vais faire l’ermite un moment, rédiger mon mémoire en essayant tant bien que mal de palier à mon absence de formation en anthropologie … -_-‘

(J’hésitais avec « la vie n’est pas un long fleuve tranquille » pour le titre…)

ça commence à remonter à loin, il s’est passé plein de choses entre temps mais je voulais finir mon « compte rendu » concernant mon déplacement à La Tuque. Après l’effort (enfin ça va c’est pas non plus l’usine le boulot d’anthropologue, quoi que là c’était un peu des entrevues à la chaîne…) le réconfort! Voilà quelques images de sorties non-professionnelles (ou « informelles » comme on dit) aux environs de La Tuque, avec notamment une balade en canot sur la rivière Bostonnais. C’était superbe! Ces paysages là et ces activités correspondent vraiment à l’image que j’ai du Canada! 🙂

Un pont couvert comme dans Beetlejuice! (je sais que personne voit de quoi je parle quand je dis ça mais regardez Beetlejuice please, un des premiers succès de Tim Burton!)

Le canot sur le 4×4 ça fait pas canadien ça hein? hein?

Hein?

La rivière Bostonnais (là aussi ça le fait hein?)

Trop de la balle!

Une maison de castor

J’espère que ça vous fait rêver, je vais y passer environ 5 ans pour un doctorat alors vous aurez qu’à venir me voir aupays des grands espaces et de la nature sauvage (ah ah ah).

Et maintenant un avant-goût de ce qui vous attend dans les prochains articles car – honte sur moi – je ne passe pas mon temps enfermée chez moi à rédiger mon mémoire (80 pages pour dans 1 mois? pffff trop facile!) Je vais à des concerts, des festivals et des pow-wow!

Le week end dernier j’étais au pow-wow de Wendake j’en ai pris plein les yeux, les oreilles, le cerveau… C’est ça aussi le Canada! Voilà un échantillon :

Bon voilà venir un article sur …. mon terrain …. tatatan [musique de suspense]. Oui, je sais, j’avais dit que je ferais d’abord un article sur les rockeuses provocantes mais c’était juste pour attirer le chaland (en fait c’est que j’ai pas vraiment le temps de faire une recherche approfondie sur un sujet non relatif à mon mémoire…).

Pourquoi ce titre? Parce que dans le milieu de l’anthropologie et de l’ethnologie, le terrain est souvent vu comme une sorte de rite initiatique qui ferait de vous une vraie anthropologue/ethnologue. Ça fait pas tout non plus : il y a des tas de grands noms dans ce milieu qui ont fait très peu ou pas de terrain. D’un autre côté certains pourraient trouver que je n’ai pas encore vraiment passé mon « épreuve initiatique » puisque je n’ai été qu’une semaine (et encore) sur le terrain et que je n’ai pas réellement fait d’observation participante. D’autres considèreraient (dont moi) que les entretiens que j’ai eu avant, même si c’était avec des fonctionnaires dans leur bureau à Québec, c’était aussi « du terrain »…

Mais bon, quoi qu’il en soit aller là bas et faire des entretiens avec des Atikamekw à Wemotaci c’était quand même un moment important!

Je vais être brève pour ne pas spoiler mon mémoire de master (ah ah ah) mais les Atikamekw constituent une nation autochtone du Québec, une des « Premières Nations » (C\’est eux). Cette nation comprend 3 communautés réparties dans 3 villages ayant un statut de « réserve indienne » (on est toujours sous le coup de la « loi sur les indiens », si ça vous intéresse je vous en dirais un peu plus là dessus) : Manawan, Obedjiwan et Wemotaci, cette dernière étant celle qui m’intéresse pour ma recherche (C\’est là).

La route entre La Tuque et Wemotaci, non goudronnée et très empruntée par les camions de transport de bois (j’ai pas les chiffres mais je pense que l’exploitation du bois est l’activité économique principale de la région) Le trajet

C’était vraiment beau… Là c’est une petite rivière québécoise!

Lors de cette semaine j’ai donc fait 17 entretiens ce qui est apparemment assez exceptionnellement efficace dans le contexte. C’est-à-dire que j’avais très peu de temps, je débarquais de manière un peu imprévue et c’est compliqué de travailler avec les communautés autochtones. Dans ce genre de recherches, il y a eu tellement d’abus par le passé, et tout est tellement politique dans ce milieu, que les nations autochtones contrôlent en détail ce que leur veulent les chercheurs (ce qui n’est pas plus mal). Il a donc fallu que j’ai l’accord du Conseil de la Nation Atikamekw, de la Grande Chef (ouais c’est une femme : respect!) et du Conseil de Bande de Wemotaci (en m’engageant à leur faire vérifier mes écrits avant diffusion) avant de pouvoir faire mes entrevues. Ensuite ce qui m’a excessivement aidé, ça a été de rencontre les bonnes personnes au bon moment (donc là je vous laisse choisir : chance, hasard, synchronicité, destin – cocher la réponse qui vous convient) et ducoup c’était génial, ça aurait pas pu mieux se passer et j’ai fait des supers rencontres! 🙂

Oui mais pourquoi ce titre encore? La deuxième raison c’est le feu. Il y a un an un grand feu de forêt, provoqué par la foudre et la sècheresse a brûlé le territoire entourant le village, menaçant la communauté de Wemotaci et provoquant l’évacuation de tous ses habitants ; sauf les « Guerriers du feu » – pompiers volontaires de Wemotaci – qui sont restés pour lutter contre l’incendie. Voilà quelques images de ce paysage, les végétaux repoussent mais c’est encore assez glauque (pour comparaison, la photo au début de l’article vous donne une idée du paysage qu’il y aurait sans ce feu).

Le pont juste avant Wemotaci que l’on aperçoit sur l’autre rive avec, derrière, la zone brûlée.

Au coeur du territoire brûlé :

Presque la plage mais face à une mer de cendres…

Une rue de Wemotaci. Juste parce que la plupart des français ne se rendent pas compte de ce qu’est une « réserve indienne » : c’est un village, avec un statut légal particulier et des habitants qui étaient sur le continent avant les colons européens.

Et pour clore ce terrain, un magnifique coucher de soleil auquel on a au droit en quittant Wemotaci…

PS : vous avez vu comme je donne des informations sans citer les sources? Et ben ouais parce que c’est MON blog je fais qu’est-ce que je veux avec et si ça vous satisfait pas vous aurez qu’à lire mon mémoire! (moi stressée par ma rédaction? Je vois pas ce qui vous fait dire ça…)

PPS : malgré le PS ci-dessus, je précise que pour ceux-celles qui connaissent le sujet n’hésitez pas à me corriger si je dis des conneries!

Sans aucune logique ou chronologie nous allons voir aujourd’hui Québec version « maritime » (qui a dit « oh non, encore?! » ?) et version « nocturne »…

Je me suis toujours demandé ce que ça ferait :

1/ de vivre dans une ville « maritime », c’est à dire au bord de la mer/de l’océan et ayant des activités en lien avec elle/lui ;

2/ de vivre dans une ville hyper touristique où la population (en nombre et en « nature ») change radicalement entre 2 saisons.

Et bien à Québec je peux expérimenter tout ça! Non, non la ville de Québec ne s’est pas déplacée au bord de l’océan mais il y a un port de plaisance

et un port industrio-commercial (vous l’avez vu celui là), des quais, du vent du large (un substitut en tout cas) et des marées! C’est tout comme! Et le résultat de l’expérience c’est que j’adore aller le plus au bout du quai là où j’aurais une vu sur l’horizon si c’était vraiment l’océan (où s’il n’y avait pas l’île d’Orléans), en plein vent. Donc je pense que je me plairais au bord de l’océan ou de la mer.

Le deuxième effet kisskool (Lapin kisscool ) c’est que ça me donne envie d’embarquer sur un voilier! Ça fait longtemps que j’ai pas navigué. Ça appartient à un autre chapitre de ma vie et j’aimerais bien l’essayer dans le chapitre actuel pour l’associer à un autre contexte…

Ensuite Québec EST définitivement une ville touristique! C’est à dire qu’avec les beaux jours la vieille ville se remplit en grande quantité de touristes et ça, ça me plaît moins… Heureusement c’est une ville assez grande pour pouvoir éviter ça (et les touristes restent gentiment confinés dans une zone délimitée), mais je pense que je ne pourrais pas vivre dans les petites villes hyper touristiques dans le genre de St-Bertrand-de-Comminges ou de Villefranche-de-Conflent, (ce que j’avais déjà pu tester à Luang Prabang d’ailleurs).

Et maintenant quelques images de Québec au coucher du soleil et juste après, entre chiens et loups quoi. Je suis un peu (beaucoup) déçue par mes photos parce que j’avais laissé mon appareil sur l’iso 400 et donc mes photos sont moins nettes qu’elles auraient pu l’être…


J’ai passé beaucoup de temps sur la promenade au pied du château Frontenac parce qu’elle était en travaux jusqu’à récemment et qu’à ce moment là l’accès principal était encore fermé donc il n’y avait quasiment personne! Ce qui est rare et plutôt agréable alors j’en ai profité!!!

Je suis vraiment, vraiment, vraiment désolée d’avoir déserté ce blog, j’ai l’impression de vous avoir trahi lecteur-trices… Pardon!

Bon c’est bon pour les excuses. Repartons sur de bonnes bases! Je vais établir un rythme de publication au lieu de faire ça n’importe quand, et m’y tenir! A partir de maintenant vous aurez droit à au moins 1 article par semaine posté aux alentours du dimanche-lundi (hum, ne nous leurrons pas je tiendrai pas si je suis trop précise!).

Et pour cette reprise je vous propose quelques images toutes fraîches prises hier à Montréal. Oui, parce que jeudi j’ai décidé de faire 500 kms aller-retour pour aller voir Didier Super en concert aux Francofolies de Montréal, c’était stupide et déraisonnable mais c’est ça qui est génial! Un élan spontané qui m’a fait réaliser à quel point c’est BON d’être LIBRE!!!! (et le show était vraiment, vraiment horriblement bon!).

C’est des photos prises avec mon appareil compact donc pas super mais j’avais que ça avec moi (j’y retournerai avec le reflex, c’était trop beau pour louper ça). Enjoy!

ça c’est une série, on en trouve un peu partout à Montréal. Peut-être un immigré français en manque?

« LOL »

Cette série de photos m’a fait réaliser ce que j’aimais vraiment à Montréal, en particulier dans ce coin là (autour du boulevard Saint-Laurent au dessus du quartier chinois) c’est l’imprévu! Les surprises!! A chaque coin de rue on peut tomber sur une petite ruelle qui cache une véritable galerie d’art spontanée de plein air! Des escaliers de secours rouillés fixés sur un vieux mur de briques pourri, tellement photogénique, en plein milieu d’un quartier bourge! J’aime ça et je ne le retrouve pas à Québec (ceci dit en arrivant à Québec samedi soir j’ai ressenti la joie qu’on a quand on rentre à la maison donc bon…).

Au fait, je précise que ça fait un moment que la neige a fondu (non parce qu’avec mes conneries de pas publier pdt tout ce temps tout le monde va croire que l’hiver dure jusqu’en juillet au Québec!) et il fait même chaud et beau ces derniers temps!

Une nouvelle série de photos avec peu de blabla qui fait suite à l’article précédent. L’objectif est de vous donner une vision plus complète de la ville de Québec (et puis moi pdt ce temps j’explore et je découvre aussi).

Je précise que les photos qui suivent constituent ma première série de photos prise avec mon reflex en mode Manuel \o/ (merci aux deux couchsurfeuses qui ont en grande partie permis ça!). Donc si je les mets en ligne c’est que je les trouve correctes pour une première (« ce qui est bien mais pas top ») mais j’espère bien dans quelques mois, au fil des articles qu’on pourra dire « waou la qualité de ses photos s’est bien améliorée depuis le début de ce blog ». 🙂

Donc là nous descendons de la haute ville présentée dans l’article précédent pour se retrouver en basse ville, dans les quartiers historiquement plus populaires, plus ouvriers de St-Roch, Limoilou et l’envers du Vieux-Port (je vous ferai un article sur mon quartier, le quartier St-Roch bientôt c’est vraiment intéressant la transition qu’on peut y observer…)

(Rappel : vous pouvez voir les photos en grand en cliquant dessus avec le mulot)

(J’aime bien les escaliers extérieurs)

(J’aime bien les travaux aussi)

(J’aime aussi les tags)

Le château Frontenac vu du bas…

Tout le monde est au courant que la caractéristique principale que l’on prête aux québécois-e-s (après la chemise carottée) c’est la gentillesse du bisounours? Bon. Alors je finirai là dessus :