Articles Tagués ‘art & culture’

Je voulais vous partager mes impressions sur le nouveau monde que j’ai découvert grâce à la rencontre internationale d’art performance – RiAP (et grâce à Mai qui m’y a amenée : merci Mai! 😉 ).

Je ne connaissais pas vraiment l’art de performance avant ça. Je crois que là où je m’en suis le plus approchée c’est en assistant à des performances de musique d’amis (comme par exemple Tô, personne merveilleuse et talentueuse, ancien coloc pas vu depuis un éternité et que ce serait cool qu’il fasse une tournée au Québec, just sayin’http://thomas.tilly.free.fr/tohome.html) ou des évènements comme « Où tu vas quand tu dors en marchant..? » à Québec qui se rapproche plus du théâtre mais avec un petit côté performance il me semble, non?

Dans ces cas-là, il y a le/la/les artiste-s d’un côté et le public de l’autre, entités séparées : la première active, la deuxième plutôt passive. Le public s’attend à ressentir des émotions connues et clairement définies en général et peut-être à être légèrement choqué mais pas plus que si grand-maman lâchait tout à coup un sacre au repas de famille du dimanche, elle qui est si réservée d’habitude.

Avec l’art de performance je m’attendais à retrouver le même schéma mais avec pour seule différence des artistes qui peuvent aller encore plus loin dans le choquant, le ridicule, le dramatique, etc et qui te font ressentir des émotions moins évidentes, moins claires, moins proprement définies… Mais la différence que j’ai ressentie et observée au RiAP est bien plus profonde que ça. Oui l’artiste va souvent plus loin que ce qu’on voit dans le théâtre et oui le public peut ressentir des émotions d’autant plus forte et brouillées mais pas uniquement.

D’abord la frontière entre l’artiste d’un côté et le public de l’autre n’existe quasiment plus, et les deux entités sont actives et se mêlent l’une avec l’autre, même si le public agit en réponse à ce que l’artiste exprime. On l’observe par les réactions du public mais aussi par les déplacements dans l’espace : j’ai été surprise de voir à quel point le public bougeait pour suivre les mouvements de l’artiste, même si ça veut dire faire 4 aller-retours identiques!

Ensuite, dans ma perception, il y avait la possibilité d’un jugement puisque j’avais l’image du théâtre où le public est extérieur et plus passif et aussi parce que la performance est parfois perturbante pour notre petit confort mental. Mais là, le public est pris dans la performance de l’artiste, dans s/les émotions embrouillées ou explosives, il fait parti de ce qui se passe, il a une agencéité dans la performance et j’ai eu l’impression que ceci créait un safe space pour l’artiste. L’artiste n’est pas seul-e dans son action qui le met à nu (parfois littéralement autant qu’au figuré), il est soutenu par le public. C’est beau je trouve, j’ai vraiment aimé cet aspect là. Je me demande si c’est toujours le cas ou si ça dépend des publics? Ensuite, j’imagine que certain-e-s artistes doivent faire des performances pour amener le public à se sentir en opposition à eux ou elles mais sinon j’ai l’impression que le public est là avec l’artiste, embarqué dans le cheminement émotionnel de la performance, solidaire et protecteur quand c’est nécessaire!

RiAP2016 – Soirée Allemagne

Alors bien sûr en bonne anthropologue, j’ai fait mon observatrice-participante-qui-participe-mais-pas-tant-que-ça. Il faut dire que j’ai cette tendance naturellement de me détacher des situations et de les observer rationnellement, à distance de tout maelstrom émotionnel (coucou à mon psy! ralph-wave) mais en plus le milieu de l’art est particulièrement mystérieux et intimidant pour moi. En partie parce qu’il m’est resté inconnu pendant la majeure partie de ma vie et que j’ai donc l’impression de ne posséder aucun des codes pour le comprendre et y évoluer. Rencontrer des artistes (comme Jacques Newashish ou Eruoma Awashish par exemple) puis travailler dans une galerie d’art (un peu de pub : Inuit Art Zone) a été décisif pour changer ma perception et comprendre que le monde de l’art est multiple et peut m’être ouvert aussi (i.e. même si je viens d’un milieu ouvrier où l’art était peu présent) et j’essaie d’utiliser ça pour aller explorer plus loin. Alors c’était parfait pour moi de m’embarquer comme bénévole pour le RiAP, une occasion idéale pour moi de découvrir ce nouveau monde tout en étant dans une sorte de zone protégée procurée par cette place de bénévole qui ne peut pas vraiment se laisser prendre par ce qui se passe puisqu’elle a des responsabilités. 😉

Y a des choses qui m’ont fasciné ou me posent plein de questions après ça! Par exemple, ce qui reste après la performance, c’est étrange ces sortes de débris abandonnés là inertes dans l’espace de la performance après tout ce tourbillon d’actions et d’émotions… Y a surement déjà eu des réflexions sur le non-humain dans la performance et je serais curieuse de lire des choses là-dessus! L’autre chose c’est le processus de création d’une performance : je suis totalement incapable d’imaginer comment l’artiste part de rien et arrive à sa performance! Et qu’est ce qui fait que cet enchainement d’actions devient une performance? Est-ce qu’il y a des règles, une définition ou est-ce qu’il faut juste qu’un individu ait suffisamment de folie ou de courage ou d’égo pour décider que ça, c’est une performance? Je suis full intriguée! Autre chose que j’ai découverte du milieu de l’art (celui-là en tout cas) c’est à quel point les oeuvres d’art actuelles sont accompagnées de réflexions poussées : j’ai fini par acheter des revues d’art (je tenais la table des ventes, je suis une super bonne vendeuse -_- hashtagçacoutecherdetrebenevole) à force de lire des passages et des références où je me disais « hey ça ça serait bon pour ma thèse! ». C’est passionnant!

RiAP2016 – Soirée Taiwan

Bref, je me fixe pour prochain challenge d’aller voir une performance en étant 100% spectatrice sans excuse pour ne pas plonger à fond dans la performance et toute l’émotion engluée qu’elle contient! Et si vous avez raté le RiAP cette année, gardez l »oeil ouvert pour le prochain dans 2 ans et en attendant surveillez les activités de Inter/Le Lieu à Québec!

Une merveilleuse fin de semaine à Wemotaci pour le 20ème Pow wow! Je peux pas décrire avec des mots tout ce qui a rendu cet événement aussi génial alors je vais surtout vous montrer ça en images et je dirais seulement : une superbe ambiance au pow wow, des gens géniaux, un bébé magnifique (bienvenue dans le monde Nimiskwew!), une mini-aurore boréale, ma première baignade de l’été*, mes premières nuits de camping de l’été* (dans-une-super-cool-tente-prospecteur-avec-sapinage-sur-le-sol-et-poêle-pour-ne-pas-mourir-de-froid), des régalias et des danses superbement belles et puissantes et émouvantes parfois, un soleil éblouissant et des paysages magnifiques!

* ouais, mon été = « boulotboulotdoctoratboulotboulot »

Des représentant-e-s des premières nations touchées par le projet de pipeline dans le Dakota étaient présents, ils se battent actuellement pour empêcher ce projet qui menacent notamment l’eau de leur territoire!
Pour en savoir plus : https://www.youtube.com/watch?v=xxa2S4IW9fc

Sur la route de Québec à Wemotaci [Vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir] :

 

Le bon plan : passer par un dépotoir à l’heure du souper des ours! On a vu 5 ours noirs! 😀

Le site du pow wow, la « vieille réserve » (la zone a brûlé en 97 et 2010 alors y a plein de BLEUETS!!! Miam miam miam!) :

Les danses :

C’était si beau, si coloré et si puissant!

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Et la star de cette fin de semaine à mon avis : la belle petite Nimiskwew! 😀

 

Que du bonheur! 😀 Mikwetc Nitaskinan! Mikwetc Wemotaci! Merci/Mikwetc les ami-e-s!! 😀

 

[ATTENTION SPOILERS mais c’est des vieux films en même temps…]

Pourquoi? POURQUOI? Pourquoi 13 ans après, j’ai regardé Matrix Reloaded et Matrix Revolutions ??!!

A l’époque Matrix m’avait tellement éblouie, je trouvais le concept génial ! Tellement original ! En plus de ça, en 99 j’étais encore dans mon adolescence alors c’était le film parfait : le film où tu peux te dire, « ouais c’est un truc comme ça voilà : je le sens bien qu’on vit dans une illusion, c’est pour ça que j’arrive pas à m’adapter à ce monde trop nul [pour l’adolescent tout est « trop » et tout est « nul »], contrairement à tous ces moutons qui ont pris la pilule bleue! » (aaaaah l’adolescence!)

(Crédit pour toutes les photos cinéma de cet article : allocine.fr)

En plus de ça ben… Keanu Reeves en tenue de combat quoi. 5 ans avant je l’avais découvert dans Speed et dans Point Break, et à l’époque mes hormones de jeune femelle hystérique se déchainaient pour lui, alors dans Matrix vous imaginez !

       

Matrix                                                                 Point Break                                                        Speed

Et puis cette semaine je me suis dit allez, je vais regarder les deux autres films de la trilogie Matrix, ça me changera les idées ! Ah ça, ça m’a changé les idées : j’étais dépitée… Mais pourquoi me direz-vous ? (si vous ne les avez pas vu parce que si vous les avez vu vous devez me comprendre). Plusieurs raisons :

1/ C’est niaiseux, ça dégouline de « bons sentiments »… L’Exemple : genre tu es The One, l’Elu quoi, l’avenir de l’humanité est entre tes mains et ça fait 4 ans que tu as eu le temps de te faire à cette idée (Matrix : 1999, MAtrix 2 et 3 : 2003), et là tu te retrouves enfin face au Big Boss, opportunité du combat final de la victoire finale, sauf qu’il te dit que tu as 2 choix :

Choix 1 = tu sauves Zion (l’humanité quoi) et ta blonde/chérie meurt

Choix 2 = tu sauves ta blonde et l’humanité est détruite

Choix 3 = la réponse D

Et là, le gars il choisit quoi? Le Choix 2 bordel! Et la cerise sur cette totale absence de Sundae* : en allant la sauver il tue plusieurs centaines de personnes…

2/ Il sert à quoi le Matrix Reloaded?? Sérieux ils auraient pu le réduire à 10 minutes et l’ajouter à Matrix Revolutions pour nous épargner 2h…

3/ What the fuck Mme la costumière ?! C’est la même dans les 3 films et pourtant, pourtant elle nous a transformé un Keanu Reeves sexy en un Keanu Reeves prêtre! Sérieux, ça :

ça ressemble grave à une tenue de curé !

(ça c’est Jean-Paul Belmondo dans « Léon Morin, prêtre »)

Et même la tenue de Trinity est bizarre! Elle est vachement moins sexy aussi non? Et c’est très certainement beaucoup moins pratique pour les bastons (encore que je me suis jamais battue en cuir, je me bats uniquement en 100% coton) :

  

(A gauche dans le 1er, à droite dans le 2)

4/ Le couple Lambert Wilson et Monica Bellucci… Arf, quelle belle image de la France. Alors apparemment même un programme informatique qui se la joue « je suis français » a un accent de merde quand il parle en anglais ! Mais vraiment de merde! Et c’était une demande des réalisateurs parce que Lambert Wilson n’a pas un accent si mauvais normalement. Et Monica. Monica, Monica, Monica… Pourquoi tu fais ça aux femmes ? Est-ce que tu veux vraiment contribuer à balayer des années de luttes féministe dans chacun des films où tu apparaîs ? Non parce que là c’est vraiment la potiche (encore plus que dans la plupart de ses autres films) : ok elle est bonnasse, ok elle a un accent italien mais à part ça : c’est tout ! Même quand elle dit seulement 2 phrases elles sont mal jouées! Le seul qui avait compris c’était Jan Kounen puisqu’elle a le rôle d’une fille muette dans Dobermann, quitte a prendre une actrice juste pour sa plastique avantageuse, autant l’assumer jusqu’au bout et éviter qu’elle parle et bouge gâchant ainsi la qualité globale du jeu des acteurs-trices.

5/ Et en conclusion, après avoir tout visionné, j’ai juste eu l’impression d’avoir regardé la vie et l’oeuvre du nouvel anti-virus surpuissant de microsoft baptisé Neo. Et 3 fois 2h sur un anti-virus, ça fait long…

Voilà pour cette fine critique cinématographique !

Hey allez-donc faire un tour sur le blog de ma coupine, y a de la geekerie et de l’anthropologie dedans c’est cool : The Geek Anthropologist

*ça c’est une réplique de Annie Edison dans le TV show génial « Community ».

Il n’y a que ça qui me motive suffisamment pour prendre le temps de faire des photos : une virée à Montréal (hum… virée pas vraiment en fait c’était pour une réunion de travail…). Et qui dit Montréal dit street art évidemment!

Il y en a à Québec aussi bien sûr, et du bon (je suis toute pleine de joie et de bonheur, par exemple, quand je lève la tête et que j’aperçois des petits poneys (my little poney in english) accrochés aux câbles électriques) j’ai juste perdu l’habitude de me promener avec mon appareil photo… ou alors j’ai juste perdu l’habitude de me promener parce que depuis des mois ma vie se localise 95% du temps chez moi et au bureau (dans les 2 cas pour bosser et éventuellement manger et dormir)…

Bref, j’en étais justement à frôler la crise d’angoisse en voyant tout ce qu’il me restait à faire dans des délais beaucoup trop courts quand je me suis saisie de la nouvelle liste de survie créées ce matin et intitulée « Idées de pauses qui font plaisir » et que j’ai vu écrit « rédiger un nouvel article sur le blog » alors me voilà!

Je vous propose donc pour cette agréable pause que je partage avec vous (j’aime parler comme si j’étais une star de la blogosphère lue par des milliers d’internautes -_- ) quelques images de Montréal qui datent du mois d’août dernier (cliquez sur les images pour les voir en grand).

En perspective.

Juste un mur.

Les 5 continuents croisés au coin d’une rue.

Bois, brique, verre et plastique. Oh! Et un mur de verdure!

Un mot doux est caché dans cette image : saurez-vous le retrouver ?

Un mur, une porte et un café ?

Nature et culture ? Lutte des classes ?

De loin on dirait un peu des robots-arachnoïdes non?

Goëland et cul de bateau.

Sans titre (j’ai plus d’idée, le titre précédent a nécessité toute la poésie dont j’étais capable)

Le nouveau gouvernement dit qu’il va annuler la hausse des frais de scolarité et la loi 12 (ex loi 78), profitons de la sensation de victoire avant d’être trahi à nouveau! \o/ (oui, je suis pleine d’espoir quand il s’agit du gouvernement)

Sur ce je vais retourner travailler en essayant de ne pas sombrer dans la panique, ni la dépression, ni la désociabilisation totale (sur ma liste de survie pour période de travail (trop) intensives j’ai ajouté « sortir au moins une fois par jour et se mêler aux humains » pour éviter de finir totalement sauvage et asociale).

J’aime le street art. J’adore ça. Je le cherche où je que je sois ! Je trouve vraiment qu’il embellit les rues et qu’il constitue  une manière belle et souvent intelligente de reprendre possession de notre environnement. Nos rues, nos maisons, nos écoles, nos médias et tous nos lieux de vie sont tellement colonisés par les publicités, les marques, les slogans qu’ils en viennent à coloniser également nos cerveaux, au point qu’on peut ne même plus se rendre compte qu’ils ne nous laisse pas de place pour être juste ce que l’on veut vraiment être (et pas ce qu’ils nous imposent).

(Hey il me semble que j’avais jamais trop fait de militantisme sur mon blog ! First time, enjoy ! 😉

Alors voilà quelques photos d’oeuvres de street art que j’ai prises lors de mon (super) séjour à Paris en novembre 2011 (comme promis, parce que parfois je mets mois de 6 mois à écrire les articles promis)…

N’hésitez pas à cliquer sur les photos pour pouvoir profiter de plus de détails…


J’aime beaucoup celui là! (Et ne ratez pas le petit bout de la maison rose adossée à la butte Montmartre, en bas à gauche)

Intéressante celle-là! Perso – comme vous l’aurez compris en lisant mon intro – j’aime bien regarder les œuvres de street art en y cherchant un côté protestataire ou subversif. Je vous laisse faire vos propres interprétations…

Y avait vraiment de la matière du côté de la Butte Montmartre c’était un vrai bonheur (pour moi en tout cas, parce que quand je m’arrête tous les 10 m pour faire une photo ça peut vite être saoulant pour la personne qui est avec moi, hein Mary??!! ^^ )

Une boîte aux lettres customisée avec grand talent :

Je me demande toujours ce que ça fait aux street artists que des gens prennent des photos de leurs œuvres… Après tout un des fondements de ces créations c’est d’être éphémères. Elles finissent forcément par être nettoyées ou recouvertes d’autres œuvres. Donc lorsqu’on les immortalise sur des photos, on va contre leur nature non ? Ceci dit, l’être humain étant ce qu’il est, je pense que les artistes ont un ego qui doit se trouver plutôt satisfait de ce type de reconnaissance. Evidemment le raisonnement ne s’applique pas aux street artists non humains. (Si un street artist [je sais pas s’il y a un terme consacré, celui là me convient] humain ou pas passe par mon blog il peut me dire ce qu’il en pense !)

Du street art involontaire :

(je suis assez fière de la transformation que j’ai réalisé sur Gimp)

Un nain de jardin se cache sur la photo suivante, sauras-tu le retrouver ?

En bref, la street c’est chic !

Hey! Déjà mercredi! Faut que je trouve une idée inutile pour un article (ça va, c’est dans mes cordes)…

Je vais donc en profiter pour tenir une promesse d’article faite il y a très longtemps, le 15 juillet 2011 à 12h12, pour être précise (clique ici si tu veux te rafraîchir la mémoire) sur un sujet de la plus haute importance pour l’humanité : « Doit-on forcément adopter un look de « salope » lorsque l’on est une rockeuse?« 

Tout d’abord, précisons les termes de la problématique :

Par rockeuse j’entends la fille qui chante/joue dans un groupe qui fait de la musique classée dans le vaste style musical appelé « rock » (c’est-à-dire avec au moins batterie/basse/guitare électrique, un son sur lequel on peut danser en secouant sa tête et ses cheveux et des membres dont on s’attend à ce qu’ils détruisent les chambres d’hôtel dans lesquelles ils passent).

Pourquoi je pars de l’idée que les rockeuses ont un look de « salope » ? Parce que j’ai pas mal d’exemples dans la tête qui vont dans ce sens (attention dans cet article je vais allègrement me servir dans google image si des propriétaires d’images ne sont pas très, très contents qu’ils me contactent on s’arrangera…  Peace bro). Ducoup ça concerne quand même essentiellement les groupes qui ont du succès et ont marqué nos esprits.

La chanteuse de The Pretty Reckless (spéciale cace-dédi, c’est elle qui m’a inspiré ce thème) :

La chanteuse de The Runaways :

La chanteuse de The Sounds :

Sans surprise, Hole :

(Je m’arrête là mais c’est surtout parce que c’est pas si évident de trouver des groupes rock avec des leaders féminins.)

Et peu de contre-exemples :

Patti Smith :

(C’est loin d’être exhaustif bien sûr, j’exprime juste l’image de la situation que j’ai dans la tête).

En gros par look de « salope » j’entends une tenue sexy, qui découvre une grande partie du corps et qui utilise des codes appartenant au registre sexuel (décolleté plongeant, attitude « jambes écartées », porte-jarretelles, etc) et qui comportent souvent des éléments associés aux fantasmes masculins. (Je précise que je ne juge pas ce type de tenue et les filles qui les portent.)

Voilà, voilà je crois que les termes de la problématique sont suffisamment clairs entrons dans le vif du sujet! (Vous en avez déjà marre?? Ne vous inquiétez pas c’est bientôt fini, je vais pas aller loin dans l’analyse, c’est seulement l’article du mercredi après tout).

Mon raisonnement m’amène à me dire que choisir le rock, surtout pour une fille c’est un choix « rebelle », anti-conformiste, à contre-courant. Or de nombreux messages communiqués aux femelles humaines tout au long de leur vie sont du genre « soit sage/gentille/douce », « serre les jambes quand tu t’assois (que tu sois en jupe ou pas) », « ne soit pas une allumeuse », (sur le fait que nous sommes bombardés par des messages contradictoires à ce sujet je vous renvoie aux articles de la talentueuse Maïa Mazaurette par exemple ici)… Ceci, j’imagine, étant amplifié dans les milieux puritains.

Donc la fille qui veut se rebeller après ça, qui veut « sortir du moule » elle commence par ne plus être sage, par chercher à provoquer le désir sexuel, etc. Souvenons-nous que nous vivons dans des sociétés où globalement ce sont des mâles qui ont le pouvoir (sans entrer dans les détails) donc par ces moyens là, les filles exercent une sorte de pouvoir sur les hommes. Elles disent aussi : « T’as vu comment je suis bonasse? Et ben je suis pas que ça, je te le prouve en faisant du rock! ».

C’est un peu l’impression qu’on a quand on voit l’évolution de Cherry dans The Runaways (ils en ont fait un film, bande annonce).

Mais ce qu’on voit aussi dans ce film, et c’est là que je me pose des questions sur ces choix de tenue/comportement c’est que les mâles restent ceux qui gèrent le groupe, ses tournées, sa médiatisation, etc et ils utilisent ça. Parce que justement dans notre société où les filles doivent être sexy sans être des allumeuses, le sexe et le corps de la femme font vendre. La fille en porte-jarretelle sur scène, elle a beau être habillé comme ça par provocation, n’empêche que si elle a du succès sa plastique y est peut-être pour beaucoup, peut-être plus que la musique même pour ce qui est des auditeurs hommes. Et puis, si on regarde elles s’habillent comment les filles qui chantent des chansons sans paroles intéressantes et avec une musique nase dans la pop? Et les filles qui entourent les rapeurs ou qui font du R’nB, elles sont habillées (ou plutôt « pas habillées ») comment?

N’oublions pas aussi que comme je l’ai vaguement dit plus haut, le rock lui même est historiquement, fondamentalement associé au « Mal » : la drogue, l’alcool, le sexe, le diable…

Bref plus de questions que de réponses finalement…

Malgré tout, pour répondre moi-même à ma question, je me dirais « on n’a pas forcément à adopter le look « salope » lorsque l’on est une rockeuse ». Par contre, si y a bien un moment idéal pour le faire c’est celui là (avec Halloween)! Je dirais que si par exemple je devenais rockeuse, ouais, j’adopterais un look « salope » avec quelques codes classiques dans le rock comme le cuir (mais du faux parce que ça me paraîtrait injuste de buter un animal juste pour le délire stylistique) mais sans tomber dans les classiques de ce qui est censé faire partie des fantasmes masculins et qui sont souvent très inconfortables (porte-jarretelles, talons de 10 cm).  En fait, j’aimerais un truc dans ce style là :

    Sans le côté succube mais avec les épées et les couteaux (et le loup garou – mais là je m’écarte du sujet). (Bah quoi? de toute façon d’ici que je sois rockeuse…) (au fait pour ceux qui ne suivent pas l’actu « Séries », c’est le personnage principal de la série canadienne intitulée « Lost Girl » (détails ici)). (J’aime ces imbrications de parenthèses qui n’en finissent plus, ça donne un côté surréaliste au texte…).

(Avec toutes les meufs sexy qu’il y a dans cet article je vais faire exploser mes statistiques)

Voilà, rien de très recherché, ni de très approfondi comme réflexion, mais ça pourrait être sympa que ça amène un débat dans les commentaires non? NON? Mais si!!! Allez mets du comm lecteur-trice!!!

ROCK’N ROOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOLLLLLLLLLL!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

     

Je suis de retour en France depuis un peu plus d’une semaine. Avant de quitter le Québec, j’ai eu le plaisir de profiter d’un magnifique coucher de soleil, depuis la salle d’embarquement de l’aéroport de Montréal :

A mon arrivée, j’ai passé quelques jours à Paris où j’ai eu le plaisir de retrouver quelques camarades du master! Quel bonheur de déguster tous-tes ensemble bières, vins, fromages, etc sur les quais de la Seine! D’autant plus appréciable après 6 mois dans un pays où on risque 250$ d’amende pour consommation d’alcool sur la voie publique (pourtant un apéro de ce genre au vieux port de Québec serait tellement agréable…) et d’autant plus efficace après une nuit blanche consacrée au bouclage du mémoire sur lequel je bossais ces dernières semaines (mois?)!!!

Un aperçu de mes premiers achats en France :

Au delà du trio Côtes du Rhône/baguette/camembert qui fait pas du tout cliché, vous remarquerez quand même un sachet de fromage Skouik! Skouik! ramené du Québec, hé hé! Prochaine étape : les viennoiseries.

Bon c’est pas parce que l’été va sur sa fin et qu’on nous rabat les oreilles avec la rentrée qu’il faut tuer le touriste qui est en nous!

Je suis de retour dans le Comminges, au pied des Pyrénées, à 1h de Toulouse, sous le soleil du sud-ouest (c’est le genre de chose qu’on prend plaisir à répéter toutes les 3 lignes) et je pense à ceux/celles qui sont dans des contrées lointaines et qui prendront plaisir à voir des images de ce charmant petit coin de France et ceux/celles qui sont plus au nord de la France dans le froid et la grisaille (moi j’exagère?! pas mon genre…) ou ceux/celles qui sont juste au travail…

Voilà donc quelques images des alentours (je ne connais pas le coin vu que ma mère s’est installée ici au moment où je partais pour le Québec), prises la fin de semaine dernière à l’Abbaye de Bonefont :

Entre ombre et lumière…

(je vous épargne les 237 photos que j’ai prises de cette fontaine…)

   

C’est beau : c’est la campagne française (article sponsorisé par le ministère de l’agriculture)…


Sur ces jolies images (qui viennent de me remonter le moral en ce dimanche gris et pluvieux du sud-ouest… ben ouais ça arrive!) je vais me remettre à mon powerpoint. :/

(C’est pas de la procrastination c’est une tentative pour déstresser, nécessaire parce que depuis hier j’attends désespérément les commentaires de mon directeur sur mon mémoire!)

Revenons donc à un évènement datant de début août : le Festival Présence Autochtone qui a eu lieu du 2 au 9 août 2011 à Montréal, place des festivals (www.nativelynx.qc.ca). Ils se sont fait piquer la place par les Francofolies en juin à partir de 2010 – on voit la place donnée aux Premières nations par les autorités dominantes – mais au moins ça leur a permis de s’installer dans cet endroit stratégique qu’est la place des Arts à Montréal, où s’enchainent tous les festivals important de Montréal dès que le beau temps est là.

Voyons un peu le décor. C’est un peu cliché avec les tipis et tout ça, mais il faut bien passer par des symboles connus pour attirer les gens et après on peu aller plus loin…

Là on voit un groupe de drummers : ce sont des hommes qui jouent du tambour collectif et chantent. Éventuellement (comme là) il y a des femmes debout derrière qui chantent aussi. Il y a toujours des groupes de drummers lors des pow wow qui jouent pendant les danses. Je ne développerai pas ici mais le tambour à un rôle important dans beaucoup de communautés autochtones, tout le monde ne peut pas en fabriquer, tout le monde ne peut pas en jouer…

Le tipi géant, de nuit.

J’aime bien la grue qui le tient.

Sous le tipi, la tortue. Je crois qu’elle apparaît dans les mythes fondateurs de nombreuses Premières nation, je ne connaîs pas le détail mais ce serait une tortue qui porterait la Terre sur son dos.

Les petits tipis c’est pour faire des stands pour des assos, des coops, etc.

Le feu bien sûr, élément incontournable. #SpoilerAlert# Cette photo est dans mon mémoire mais j’en dirais pas plus en fait…

Les photos précédentes datent du jeudi et du vendredi. Le samedi, une marche était organisée pour marquer la célébration d’un évènement positif – une fois n’est pas coutume : la signature de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones par le Canada! Cette déclaration a été adoptée en 2007 mais n’a été signé par le Canada qu’en novembre 2010 (l’Australie, les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande avaient aussi voté contre à l’époque) (j’ai vraiment l’impression de réécrire des passages de mon mémoire là…!). Et donc à cette occasion, ce samedi là des représentants des peuples autochtones (ou pas) de différents pays du continent Américain étaient présents, c’était assez beau et très intéressant comme mélange!

On voit le drapeau de la Fédération des Six-Nations iroquoises et juste en dessous les plumes de la tenue d’un maya-mexicain et tout plein de drapeaux d’un peu partout!

Dans le mélange toujours!

Le Mexique

Le Mexique, « same same but different » (comme on dit au Laos)

Un courageux cubain (je dis « un » parce que pour la petite c’est pas du courage, à son âge c’est juste une absence de conscience de la situation – et je dis « courageux » parce qu’il était tout seul pour son pays), mais pas tout à fait seul (oui je croise le « dans » et le « hors » parenthèses, j’ai tout donné pour mon mémoire désolée…) puisque l’esprit du Che est avec lui (sur le drapeau, mais on voit pas trop je vous l’accorde) (Ernesto – oui je l’appelle Ernesto – aurait probablement apprécié de représenter Cuba, lui né en Argentine, mort en Bolivie qui trouvait les frontières de l’Amérique du Sud aberrantes).

Les Premières nations du Québec et les Métis dont on voit le drapeau : le symbole de l’infini.

Premières nations du Québec, from inside the cortège. (Ouais j’ai retrouvé Jacques ducoup j’ai marché avec lui dans le cortège. Je suis d’un peu nulle part donc je peux bien défiler n’importe où – hum… on pourrait croire que je suis philosophe là, mais je suis surtout fatiguée).

Je terminerai sur ce couple attendrissant que j’ai passé toute la marche à tenter de photographier : lui brandissait le drapeau iroquois au début et elle a un look de latino-américaine, je trouve ça symboliquement beau.

Je ne sais pas ce que vaut cet article niveau rédaction mais j’ai vraiment trop la flemme de le relire (peut-être parce que je passe mes journées à relire un mémoire de 60 pages en ce moment? Qui sait…) alors pardonnez moi pour cette fois! Muchas gracias folks!

(oh! et puis un jour j’arrêterai de m’excuser dans chaque article pour une chose ou une autre parce que je sais pas vous mais moi je trouve ça saoulant le côté « insecure » :p )


J’ai pas vraiment le temps de faire un vrai article vu que j’ai une conclusion de mémoire à écrire (ne vous leurrez pas : je rédige la conclusion mais le reste est loin d’être terminé) mais en même temps je cherche une raison de procrastiner donc…

Je vous ai promis régulièrement des liens vers le blogs que je fréquente en voilà donc une nouvelle fournée!

Pour continuer dans les blogs d’expatriées, celui d’une suisse-française, installée au Canada, prof à l’université et dont j’aime bien lire les articles, baver devant les recettes de cuisine et regarder les belles photos. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais elle me fait souvent penser à Ella Maillart… Son adresse : cestpasmoijeljure.wordpress.com.

Commençons une série de blogs BD qui promet d’être assez longue! Je vais pas vous faire leur éloge à chaque fois, globalement si je les consulte c’est parce que j’aime le style des dessins et parce que les histoires sont drôles. D’abord les plus connus de la blogosphère BD :

– celui de Pénélope Bagieu, www.penelope-jolicoeur.com

– celui de Margaux Motin (pas très actif en ce moment mais ça devrait bien reprendre à la rentrée), margaux_motin

– celui de l’Evil Twin de Margaux Motin, Pacco : www.mae-bd.fr (j’aimais bien celui là aussi mais ça fait bien longtemps qu’il ne l’a pas mis à jour : www.fuckingkarma.com)

Un petit dernier que j’aime beaucoup, celui d’Elise, mais comment le décrire? Ça n’est ni un blog de voyage, ni un blog BD, c’est plutôt un « blog de vie » mais avec une qualité d’écriture que j’apprécie beaucoup. J’aime son ton et son humour (et en plus elle est vit à Toulouse! ça n’a rien à voir avec le shmilblik mais je voulais le placer). Et elle fait également de belles photos et propose des réflexions intéressante (genre : « ah mais oui c’est ça! j’y pensais depuis longtemps mais j’arrivais pas à le formuler! » ben elle, elle y arrive). Et j’aime qu’elle aime Chuck Palahniuk. Et j’aime aussi ses goûts littéraires (et aussi musicaux) en général. Elle a même écrit un livre, un livre « road trip » qui m’a fait regarder Britney Spears autrement – si, si – ça vaut vraiment le détour. Ici : www.elixie.org.

Voilà de quoi vous distraire un moment. Bonne procrastination à tous et à toutes! (MOUAH AH AH!)

Il est temps de terminer cette chronique « art » (comment je fais ma journaliste professionnelle) sur l’exposition à Montréal de Jacques Newashish, puisque je n’arrive pas à me mettre à la rédaction de mon mémoire ce soir (à cause de The Big Bang Theory, du rosé et de Muse…(les 3 points de suspension sont importants là, parce que sans eux la phrase n’a aucun sens. Avec eux, la phrase n’a aucun sens non plus MAIS ils vous laissent la possibilité de lui en donner un – de sens – à la phrase. Bref.)).

Rencontre – Acrylique sur carton issu du territoire, 2011.

Bon alors là – soyons folles – je vais me risquer à une interprétation. Je voulais demander à Jacques la signification de ce tableau, mais j’ai oublié (oui parce que moi, je connais l’artiste. Yeah c’est la classe! Bref en tout cas au moins si je dis des conneries il pourra les corriger). Donc, deux interprétations me viennent à l’esprit avec ce tableau.

La première c’est qu’il représente la rencontre entre le milieu naturel, « sauvage » (faune/flore hors humain) incarné par le loup et le milieu humain matérialiste représenté par la croix qui rappelle à la fois la religion – qui est commune à toutes les sociétés humaines (pas ds sa forme mais dans son existence je veux dire) – et le besoin de nombreux humains de construire des « machins » divers et variés, dans une sorte de besoin compulsif de « marquer leur territoire » tel le caniche qui pisse sur un poteau…

Deuxième interprétation (ma première idée en fait) : ça représente le premier contact entre les Premières nations d’Amérique et les colons européens : le loup symbolise les premiers dans leur image de société vivant en « équilibre dynamique avec la nature », comme étant un élément à part entière des écosystèmes et la croix symbolise les seconds qui arrivent conquérants (marquage du territoire-pipi-caniche) en imposant leurs croyances et leur manière de vivre. (Le plaisir du blog par rapport au mémoire en anthropologie : je peux balancer ce genre de truc juste parce que c’est ce que je pense sans avoir à citer 15 sources!).

Mikowetc Nikawiw (Merci à ma mère). Acrylique sur carton issu du territoire, 2011.

Pas besoin d’interpréter, tout est dans le titre.

Shaman. Acrylique sur carton issu du territoire, 2011.

Je vais pas interpréter celui là, je vais plutôt faire mon anthropologue-chieuse (ça changera pour ceux qui me connaissent en écolo-chieuse ou en féministe-chieuse, etc.) et préciser que le terme « shaman » est issu de la langue d’une société du nord de l’Europe ou de la Russie (ou les 2, je sais plus) et que c’est donc abusif de l’utiliser pour qualifier un membre de peuple autochtone de n’importe où dans le monde dès qu’il paraît un peu sage ou mystique…

Bâton de parole calciné. Acrylique sur bois, 2011.

Logiquement je devrais avoir quelque chose à dire sur le bâton de parole (LOL) mais en fait non. Je vous laisse apprécier l’oeuvre.

En fait je vais faire une « Part III » je crois… Parce que là je vais quand même aller bosser un peu sur mon mémoire avant le dodo (expression enfantine exprimant le fait de dormir, rien à voir avec l’oiseau du même nom aujourd’hui disparu – vous voyez ça, c’est l’effet The Big Bang Theory….)

Info pour mes lecteurs et lectrices qui sont au Québec – et je sais qu’ils sont nombreux-ses! (en fait j’en sais rien et globalement mes lecteurs-trices ne sont pas nombreux, j’avais juste envie de placer « et je sais qu’ils sont nombreux ») la première fin de semaine de septembre (les 3 et 4) a lieu le pow wow de Wemotaci! Youhou! Viendez-y les gens! (cliquez sur l’affiche pour la voir en grand)