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Je voulais vous partager mes impressions sur le nouveau monde que j’ai découvert grâce à la rencontre internationale d’art performance – RiAP (et grâce à Mai qui m’y a amenée : merci Mai! 😉 ).

Je ne connaissais pas vraiment l’art de performance avant ça. Je crois que là où je m’en suis le plus approchée c’est en assistant à des performances de musique d’amis (comme par exemple Tô, personne merveilleuse et talentueuse, ancien coloc pas vu depuis un éternité et que ce serait cool qu’il fasse une tournée au Québec, just sayin’http://thomas.tilly.free.fr/tohome.html) ou des évènements comme « Où tu vas quand tu dors en marchant..? » à Québec qui se rapproche plus du théâtre mais avec un petit côté performance il me semble, non?

Dans ces cas-là, il y a le/la/les artiste-s d’un côté et le public de l’autre, entités séparées : la première active, la deuxième plutôt passive. Le public s’attend à ressentir des émotions connues et clairement définies en général et peut-être à être légèrement choqué mais pas plus que si grand-maman lâchait tout à coup un sacre au repas de famille du dimanche, elle qui est si réservée d’habitude.

Avec l’art de performance je m’attendais à retrouver le même schéma mais avec pour seule différence des artistes qui peuvent aller encore plus loin dans le choquant, le ridicule, le dramatique, etc et qui te font ressentir des émotions moins évidentes, moins claires, moins proprement définies… Mais la différence que j’ai ressentie et observée au RiAP est bien plus profonde que ça. Oui l’artiste va souvent plus loin que ce qu’on voit dans le théâtre et oui le public peut ressentir des émotions d’autant plus forte et brouillées mais pas uniquement.

D’abord la frontière entre l’artiste d’un côté et le public de l’autre n’existe quasiment plus, et les deux entités sont actives et se mêlent l’une avec l’autre, même si le public agit en réponse à ce que l’artiste exprime. On l’observe par les réactions du public mais aussi par les déplacements dans l’espace : j’ai été surprise de voir à quel point le public bougeait pour suivre les mouvements de l’artiste, même si ça veut dire faire 4 aller-retours identiques!

Ensuite, dans ma perception, il y avait la possibilité d’un jugement puisque j’avais l’image du théâtre où le public est extérieur et plus passif et aussi parce que la performance est parfois perturbante pour notre petit confort mental. Mais là, le public est pris dans la performance de l’artiste, dans s/les émotions embrouillées ou explosives, il fait parti de ce qui se passe, il a une agencéité dans la performance et j’ai eu l’impression que ceci créait un safe space pour l’artiste. L’artiste n’est pas seul-e dans son action qui le met à nu (parfois littéralement autant qu’au figuré), il est soutenu par le public. C’est beau je trouve, j’ai vraiment aimé cet aspect là. Je me demande si c’est toujours le cas ou si ça dépend des publics? Ensuite, j’imagine que certain-e-s artistes doivent faire des performances pour amener le public à se sentir en opposition à eux ou elles mais sinon j’ai l’impression que le public est là avec l’artiste, embarqué dans le cheminement émotionnel de la performance, solidaire et protecteur quand c’est nécessaire!

RiAP2016 – Soirée Allemagne

Alors bien sûr en bonne anthropologue, j’ai fait mon observatrice-participante-qui-participe-mais-pas-tant-que-ça. Il faut dire que j’ai cette tendance naturellement de me détacher des situations et de les observer rationnellement, à distance de tout maelstrom émotionnel (coucou à mon psy! ralph-wave) mais en plus le milieu de l’art est particulièrement mystérieux et intimidant pour moi. En partie parce qu’il m’est resté inconnu pendant la majeure partie de ma vie et que j’ai donc l’impression de ne posséder aucun des codes pour le comprendre et y évoluer. Rencontrer des artistes (comme Jacques Newashish ou Eruoma Awashish par exemple) puis travailler dans une galerie d’art (un peu de pub : Inuit Art Zone) a été décisif pour changer ma perception et comprendre que le monde de l’art est multiple et peut m’être ouvert aussi (i.e. même si je viens d’un milieu ouvrier où l’art était peu présent) et j’essaie d’utiliser ça pour aller explorer plus loin. Alors c’était parfait pour moi de m’embarquer comme bénévole pour le RiAP, une occasion idéale pour moi de découvrir ce nouveau monde tout en étant dans une sorte de zone protégée procurée par cette place de bénévole qui ne peut pas vraiment se laisser prendre par ce qui se passe puisqu’elle a des responsabilités. 😉

Y a des choses qui m’ont fasciné ou me posent plein de questions après ça! Par exemple, ce qui reste après la performance, c’est étrange ces sortes de débris abandonnés là inertes dans l’espace de la performance après tout ce tourbillon d’actions et d’émotions… Y a surement déjà eu des réflexions sur le non-humain dans la performance et je serais curieuse de lire des choses là-dessus! L’autre chose c’est le processus de création d’une performance : je suis totalement incapable d’imaginer comment l’artiste part de rien et arrive à sa performance! Et qu’est ce qui fait que cet enchainement d’actions devient une performance? Est-ce qu’il y a des règles, une définition ou est-ce qu’il faut juste qu’un individu ait suffisamment de folie ou de courage ou d’égo pour décider que ça, c’est une performance? Je suis full intriguée! Autre chose que j’ai découverte du milieu de l’art (celui-là en tout cas) c’est à quel point les oeuvres d’art actuelles sont accompagnées de réflexions poussées : j’ai fini par acheter des revues d’art (je tenais la table des ventes, je suis une super bonne vendeuse -_- hashtagçacoutecherdetrebenevole) à force de lire des passages et des références où je me disais « hey ça ça serait bon pour ma thèse! ». C’est passionnant!

RiAP2016 – Soirée Taiwan

Bref, je me fixe pour prochain challenge d’aller voir une performance en étant 100% spectatrice sans excuse pour ne pas plonger à fond dans la performance et toute l’émotion engluée qu’elle contient! Et si vous avez raté le RiAP cette année, gardez l »oeil ouvert pour le prochain dans 2 ans et en attendant surveillez les activités de Inter/Le Lieu à Québec!

Je vous présente ma nouvelle passion (à partir de combien d’heures passées à parcourir des Tumblr et des blogs sur le sujet on passe de « passion » à « obsession »?) : le bullet journal (Bujo pour les intimes) ou journal à puces en bon français (en tout cas c’est ma traduction personnelle).

Pour ceux et celles qui ont une vie en dehors de leur connexion internet ou qui sont juste passés à côté : qu’est-ce que c’est donc que le journal à puces (j’adopte définitivement cette traduction). En résumé c’est une chose merveilleuse, qui pour moi condense parfaitement toutes mes passions/obsessions :

  • Faire des listes
  • Acheter et utiliser des stylos/feutres/crayons de couleur
  • Acheter et utiliser des carnets
  • Faire des listes
  • Organiser et réorganiser et réréorganiser mon temps et mes objectifs professionnels/personnels
  • Faire des listes
  • Être créative dans les limites de mes pauvres capacités artistiques
  • Faire des listes
Moi quand j’ai découvert le bullet journal :

giphy

Donc en gros si tu as des papiers partout avec toutes sortes de listes : to-do list, films à voir, épicerie, parfums de crème glacée que tu as testés chez Erico, lectures à faire pour ton doc, podcasts que tu aimes, etc. (ces exemples sont totalement fictifs bien sûr)

et/ou que tu écris tes rendez-vous dans un agenda papier + un agenda électronique + un calendrier + des post-it

et/ou si tu aimes acheter 22 sortes de crayons mauves différents, 5 stylos noirs mais avec des mines différentes et faire des petits dessins sur toutes les feuilles qui te passent sous la main ainsi que sur ton chat

et/ou que tu as une passion pour les carnets

=> le journal à puces est fait pour toi! Il va illuminer ta vie! (oui, oui je sais je suis intense mais c’est parce qu’on est encore en période « lune de miel » Bujo et moi)

Mais comment ça marche te demandes-tu en trépignant d’impatience! Et bien en gros, tu prends un carnet et tu y crées les sections que tu veux (d’où la souplesse de la chose et la créativité qui en découle). Il y a quand même des sections de base qui sont un bon départ pour un premier journal à puces et que tu pourras ensuite agrémenter selon tes besoins et tes envies :

  1. La légende des symboles que tu vas utiliser dans tes listes/collections
  2. L’index/sommaire qui regroupe toutes tes sections suivantes et les pages correspondantes (pour les retrouver facilement t’sais)

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3. Un planning à long terme (à faire pour 1 année entière ou 6 mois sur 2 pages max pour une vision globale des objectifs à moyen-long terme)

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4. Le calendrier du mois actuel sur 1 page avec sur la page à côté les objectifs du mois

5. Les listes de tâches journalières sur les pages suivantes (étale-toi autant que nécessaire! Je me suis fait avoir pour le premier mois j’ai pas laissé assez de place pour mes listes de tâches à rallonge et les notes que j’ajoute au fil de la journée…)

6, Tu répètes ça pour chaque mois

Et par ci, par là tu peux ajouter des listes le fun comme la liste des livres que tu prévois de lire (et tu coches au fur et à mesure que c’est fait), l’évolution de ton entrainement sportif, le nombre de fois ou ton chat s’est couché sur ton ordi pendant que tu rédigeais et plus encore! (un exemple fictif se cache dans cette liste, sauras-tu le trouver?).

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Bon y a plein de sites incroyables et de vidéos qui expliquent tout ça en détail et bien mieux que moi alors je vais pas en dire plus mais je vais te partager des liens pour que tu explores plus loin si tu le veux et que tu crées ton propre journal à puce! Sérieusement pour certain-e-s leur bullet journal sont de vraies œuvres d’art c’est impressionnant et beau à voir! Mais pas de stress avec ça chacun-e y va avec ses possibilités 🙂

Liens pour aller plus loin (les références en la matière, pour aller encore plus loin plongez dans Tumblr et Pinterest!) :

(En anglais) http://bulletjournal.com/

(En anglais) http://www.bohoberry.com/bullet-journal-hacks/

(En français, vidéo) https://www.youtube.com/watch?v=IFgkus22CBk

 

 

Je prends juste 2 minutes pour faire un petit signe de vie ! Je suis à Québec depuis le 16 janvier ce qui fait que la période avant cette date a été pas mal pleine de préparatifs (et fêtes) d’avant départ et les deux semaines suivantes j’ai dû gérer tous les trucs plus ou moins chiants mais nécessaires lorsque l’on s’installe dans un nouveau pays et que l’on commence un doctorat.

Alors voilà je vais bientôt reprendre ce blog en main pour vous parler de plein de choses incroyables comme la température (la neige, les -20°, la pluie verglaçante, etc), le roller derby (et ouais je m’y suis mise), la vie de doctorante débutante – en anthropologie qui plus est, la vie d’étudiante étrangère française au Québec et plein d’autres chose rigolotes (j’aime ce mot, il porte le rigolo en lui même).

Et puis je vais prendre le temps de répondre aux commentaires et même de faire le tour des blogs pour la photo du mois (j’ai même pas eu le temps en janvier aaarf!)….

A bientôt lecteurs et lectrices! ça va être le fun maintenant que je suis re-party en vadrouille!!!!!

 

 

Pourquoi ce silence webesque? Et bien tout simplement parce que je suis allée me ressourcer une dizaine de jours à Paris. J’aurais jamais cru pouvoir utiliser, un jour, dans la même phrase « me ressourcer » et « Paris » et pourtant… Quand on passe des semaines dans un bled qui compte plus de vaches que d’habitants, chez maman, sans ami-e-s à moins de 100 km à la ronde on finit par avoir BESOIN de socialiser. C’est chose faite. Je ne vous caches pas que le retour est difficile et que ducoup je fais n’importe quoi pour mettre un peu d’action dans ma vie, comme finir la saison 1 de Docteur Who la nuit dernière de 21h à 5h du mat…

Quelques images de cette virée à Paris trop géniale avec des gens trop géniaux (mon vocabulaire est hyper varié) (N.B : j’aime toujours pas Paris faut pas déconner).

Le Jardin des Plantes paré de ses couleurs automnales et d’œuvres d’art étranges (et où se trouve les locaux du Muséum d’Histoire Naturelle qui correspond un peu au vaisseau mère pour moi à Paris) :

Un petit tour à Montmartre avec quelques vues du Sacré-Cœur :

Un petit tour dans le 7ème arrondissement (parce qu’il faisait beau, parce qu’on savait pas où aller parce qu’on a alors étalé le plan de Paris par terre et parce qu’on a fait tomber une pièce dessus et que le Destin a décidé qu’on visiterait le 7ème) :

L’Hôtel des Invalides :

Passons maintenant à la grande star de Paris, j’ai nommé la Tour Eiffel \o/

(je triche, celle là je l’ai prise en septembre 2011)

Petite promenade dominicale au Bois de Boulogne (c’est un peu surpeuplé par l’urbain en recherche de nature qui marche, court, vélote et fait peut-être d’autres choses auxquelles nous n’avons pas assisté étant parties avant le coucher du soleil) :

Le jardin Shakespeare (allez voir les explications Ici parce que je suis une feignasse) …

… qui se trouve dans le Pré-Catelan …

… qui se trouve dans le Bois de Boulogne.

Pouvoir assister à un si beau coucher de soleil à Paris c’est quand même génial!

Le grand air ça creuse : heureusement El Ô nous avait préparé un merveilleux brunch délicieux et fort nourrissant! (oui vous avez bien lu : brunch, en soirée. Au départ on devait le faire le matin mais finalement on a pas pu, ceci dit à 18h à Paris c’est l’heure du brunch au Québec! Comme l’a dit une grande sage : « il est toujours l’heure de bruncher quelque part dans le monde ».)

Quelques images en vrac de ce Paris de novembre 2011 :

Ce pont en fer donne un petit air de Chicago non?

Conclusion : j’ai vu plus de Paris lors de ces 10 jours qu’en vivant 6 mois là bas :p

Alors sinon (un peu de bla bla quand même sinon autant se contenter de picasa) en ce moment je suis à donf motivée. Motivée par la peur par contre… Parce que là les choses se précisent, j’ai reçu les instructions pour mon inscription à l’université, donc à partir de janvier je vais officiellement être THESARDE EN ANTHROPOLOGIE. Sauf que je rappelle ma formation en anthropologie : UN master (i.e 6 mois de cours et 6 mois de stage) interdisciplinaire en anthropologie de l’environnement. Et sinon je suis écologue en vrai (et encore) donc je flippe. J’ai un peu l’impression d’être un imposteur. Bon par contre j’ai jamais menti donc si mon sensei-directeur de doctorat m’a accepté et si l’université m’accepte c’est qu’ils croient que je peux le faire (ou qu’ils manquent vraiment, vraiment de doctorants au département d’anthropo, ce qui est vrai aussi…).

L’objectif est donc de combler autant que possible mes lacunes en lisant, lisant, lisant, lisant ce qui est une des activités principales de l’anthropologue (et qui est une activité quasi-inexistante pour l’écologue).

Je m’y suis mise en tout cas, conseillée méthodologiquement par l’Agent M., thésard de son état chez les Experts à Paris. Mon objectif est de faire au moins une séance de lecture par jour. Je commence facile avec un bouquin de méthodo mais vendredi c’est opération Jibert Goseph pour investir dans de l’ouvrage théorique d’anthropologie « général ».

C’est passionnant tout ça hein? C’est pour vous préparer : dans 2 mois ce blog va plus ressembler à celui d’une thésarde qu’à celui d’une baroudeuse mais ça peut être drôle, regardez ça : Vie de thésarde (et je garde plein de photos en stock des voyages précédents pour que nous rêvions ensemble à ces jours lumineux de liberté…)

A venir : un article spécial Musée du Quai Branly et un spécial Street Art parisien (je sais je promets toujours des articles et j’en fait pas la moitié… désolée #yeuxdefaonmalade)

* »Mais c’est quoi ce titre à la con qui n’a rien à voir ??? » question pertinante cher lecteur-trice! En fait je voulais un titre qui commence par « i’m back and i’m… » genre citation de film (j’en ai un sur le bout du neurone mais il sort pas), donc j’ai tapé ça dans google et voilà ce qui est sorti des suggestions… Internet is wonderful and i’m a google machine!!!

Oui alors bon ça fait 3 jours que je suis rentrée du Maroc et petit à petit je sens le niveau de la mer de « trucs » que j’ai à faire monter, monter alors que le temps que j’ai pour les faire raccourci, raccourci…

C’est ça d’avoir mis les « trucs » de côté pendant 15 jours de vacances au soleil… J’ai même pensé annuler mon stage de méditation pour avoir 10 jours de plus à consacrer à tous ces « trucs » et puis je me suis dis que ce n’était que le début de plusieurs années de rush donc il valait mieux que je fasse des réserves de techniques pour « vivre l’instant présent », « prendre du recul », « ne pas se laisser submerger », « gérer ses émotions », etc. Stratégie de survie quoi.

Bref.

C’est quoi ces « trucs » ? Je me dis que c’est utile de vous en parler sur ce blog, ami-e-s lecteurs-trices parce que ces « trucs » consistent à :

1/ Mettre en place un doctorat en co-tutelle entre la France et le Québec.

2/ Organiser mon immigration au Québec (en tant qu’étudiante hein, je fais pas encore tout le tralala de la résidence permanente) c’est-à-dire obtenir l’admission à l’université au Québec, obtenir mon CAQ (certif d’acceptation au Québec), obtenir mon permis d’étude canadien (et dans l’ordre s’il vous plaît, impossible de lancer toutes les démarches en même temps pour gagner du temps).

Je me dis que ça peut intéresser d’autres gens, altruiste que je suis!

En plus ça va être l’occasion de découvrir de nouvelles manières de procrastiner, pour notre plus grande joie! (ben oui forcément ça va avec…)

Mon objectif de départ était de commencer un doctorat à la rentrée de janvier 2012 (il y a 2 rentrées possibles au Québec : septembre et janvier) dans le domaine de l’anthropologie de l’environnement donc. J’avais déjà un directeur, qui était mon responsable de stage et un sujet dans la continuité de mon master 2. Et là coup de théâtre qui vient bousculer mes projets : une prof de mon master en France me propose de me diriger en co-tutelle (après avoir lu mon mémoire et vu ma présentation orale : ça fait plaisir)! C’est quand même pas n’importe qui cette prof et puis le double diplôme c’est la classe internationale… Alors j’ai mis toutes mes démarches en suspend pour explorer cette voie. Sauf que le GROS défaut de la co-tutelle c’est que c’est très lourd et particulièrement tordu administrativement, avant et pendant… Mais je suis joueuse et à 29 ans je suis pas à quelques mois près pour commencer mon doc, je prends donc le risque de « perdre » un peu de temps et je partage avec vous cette merveilleuse et DOUBLE aventure administrative, moi qui ADORE les démarches administratives.

Et puis sinon vous aurez aussi bientôt des MAGNIFIQUES images du Maroc. Tu vas avoir du soleil lecteur-trice, des lumières magnifiques, des gens chaleureux, des paysages à la fois durs et accueillants comme on les aime… (Tiens j’envisage déjà de faire une partie de ma rédaction de thèse en pays berbère, je trouve les paysages de l’Atlas très inspirants, à défaut j’y écrierais mon premier roman).

Avec tout ça il va nous falloir la foi, heureusement Barney est là pour nous remotiver :

Hey! Je vous ai pas dit?!!!

Il y a quelques temps, je me suis décidée à aller voir mon responsable de stage et à lui parler franchement. J’ai pris mon courage à deux mains et je lui ai fait ma demande officielle : « M. est-ce que tu accepterais de partager les (au moins) 5 prochaines années de ta vie avec moi, en tant que mon…directeur de doctorat jusqu’à ce que ma diplomation* nous sépare? » Et il a dit OUI!

Donc cette fois j’ai du concret : je vais effectivement revenir à Québec (à la session d’hiver peut-être?) pour 5 ans environ, je vais travailler sur un sujet en continuité avec mon stage actuel (ce qui m’enlève la frustration de ne pas aller au fond des choses en ce moment vu le peu de temps que j’ai) et au final je serai « docteur ». AWESOME!!!! 🙂

*Je sais ce mot n’est pas officiellement accepté mais j’ai l’impression qu’il est admis au Québec et je l’ai même trouvé sur des sites web d’universités françaises alors bon…