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Parce que les Pyrénées me manquent. J’y ai mes racines alors voilà quelques arbres de là-bas…

Il s’agit des Pyrénées commingeoises, dans le coin où vivaient mes arrières-grands-parents. J’ai pris cette série de photos pendant le séjour que j’ai passé chez ma maman en 2011, dans l’attente d’obtenir mon visa d’étude qui allait me permettre de partir au Québec. J’ai fait ça pour m’occuper – une telle attente est difficile – et aussi en sachant un peu que c’était ma dernière chance avant longtemps de profiter pleinement de ces magnifiques paysages….

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Une merveilleuse fin de semaine à Wemotaci pour le 20ème Pow wow! Je peux pas décrire avec des mots tout ce qui a rendu cet événement aussi génial alors je vais surtout vous montrer ça en images et je dirais seulement : une superbe ambiance au pow wow, des gens géniaux, un bébé magnifique (bienvenue dans le monde Nimiskwew!), une mini-aurore boréale, ma première baignade de l’été*, mes premières nuits de camping de l’été* (dans-une-super-cool-tente-prospecteur-avec-sapinage-sur-le-sol-et-poêle-pour-ne-pas-mourir-de-froid), des régalias et des danses superbement belles et puissantes et émouvantes parfois, un soleil éblouissant et des paysages magnifiques!

* ouais, mon été = « boulotboulotdoctoratboulotboulot »

Des représentant-e-s des premières nations touchées par le projet de pipeline dans le Dakota étaient présents, ils se battent actuellement pour empêcher ce projet qui menacent notamment l’eau de leur territoire!
Pour en savoir plus : https://www.youtube.com/watch?v=xxa2S4IW9fc

Sur la route de Québec à Wemotaci [Vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir] :

 

Le bon plan : passer par un dépotoir à l’heure du souper des ours! On a vu 5 ours noirs! 😀

Le site du pow wow, la « vieille réserve » (la zone a brûlé en 97 et 2010 alors y a plein de BLEUETS!!! Miam miam miam!) :

Les danses :

C’était si beau, si coloré et si puissant!

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Et la star de cette fin de semaine à mon avis : la belle petite Nimiskwew! 😀

 

Que du bonheur! 😀 Mikwetc Nitaskinan! Mikwetc Wemotaci! Merci/Mikwetc les ami-e-s!! 😀

 

Je l’ai vécu l’an dernier et pourtant j’avais oublié : printemps is a bitch au Québec! Vas-y que je te balance 1 semaine de temps estival, que tu ranges ton manteau d’hiver, que tu te vois déjà en gougounes/tongs à te dorer la pilule dans un parc quelconque et la – BAM! – un nouvel hiver dans ta face! Avec de la neige et des températures sous zéro bien sûr! Argh!

Bref, je crois qu’on est tous et toutes en manque d’espoir printaniers, de cette douceur dans l’air, cette lumière particulière, ce soleil qui te réchauffe enfin, les petits oiseaux qui chantent, les écureuils qui copulent… La saison du renouveau quoi!

C’est pour ça que je vous offre aujourd’hui de belles images ensoleillées que j’avais gardé de côté justement pour une telle occasion! Voilà donc quelques images de mon voyage au Maroc d’octobre 2011…

Un paysage parfait pour écrire un premier roman.

J’ai jamais vu l’Arizona, mais ça m’a quand même fait penser à l’Arizona…

Ducoup j’ai fait une photo genre « road movie » parce que l’Arizona, ça sonne bien dans un « road movie » (et vice et versa)…

Road movie donc…

Et puis là ça faisait nettement moins Arizona avec les dromadaires!!

Mais road movie quand même, avec une 4L et une mosquée !

Devinette : qu’est-ce que c’est ??!

Des paysages secs, rocailleux, peu végétalisés… Mais la variété de couleurs et de vie que l’on observe dans nos environnements tempérés dans les changements de végétation, se trouvent ici dans le minéral et dans les variations de lumière, le déplacement des nuages… C’est vraiment magnifique !

 

J’aime le street art. J’adore ça. Je le cherche où je que je sois ! Je trouve vraiment qu’il embellit les rues et qu’il constitue  une manière belle et souvent intelligente de reprendre possession de notre environnement. Nos rues, nos maisons, nos écoles, nos médias et tous nos lieux de vie sont tellement colonisés par les publicités, les marques, les slogans qu’ils en viennent à coloniser également nos cerveaux, au point qu’on peut ne même plus se rendre compte qu’ils ne nous laisse pas de place pour être juste ce que l’on veut vraiment être (et pas ce qu’ils nous imposent).

(Hey il me semble que j’avais jamais trop fait de militantisme sur mon blog ! First time, enjoy ! 😉

Alors voilà quelques photos d’oeuvres de street art que j’ai prises lors de mon (super) séjour à Paris en novembre 2011 (comme promis, parce que parfois je mets mois de 6 mois à écrire les articles promis)…

N’hésitez pas à cliquer sur les photos pour pouvoir profiter de plus de détails…


J’aime beaucoup celui là! (Et ne ratez pas le petit bout de la maison rose adossée à la butte Montmartre, en bas à gauche)

Intéressante celle-là! Perso – comme vous l’aurez compris en lisant mon intro – j’aime bien regarder les œuvres de street art en y cherchant un côté protestataire ou subversif. Je vous laisse faire vos propres interprétations…

Y avait vraiment de la matière du côté de la Butte Montmartre c’était un vrai bonheur (pour moi en tout cas, parce que quand je m’arrête tous les 10 m pour faire une photo ça peut vite être saoulant pour la personne qui est avec moi, hein Mary??!! ^^ )

Une boîte aux lettres customisée avec grand talent :

Je me demande toujours ce que ça fait aux street artists que des gens prennent des photos de leurs œuvres… Après tout un des fondements de ces créations c’est d’être éphémères. Elles finissent forcément par être nettoyées ou recouvertes d’autres œuvres. Donc lorsqu’on les immortalise sur des photos, on va contre leur nature non ? Ceci dit, l’être humain étant ce qu’il est, je pense que les artistes ont un ego qui doit se trouver plutôt satisfait de ce type de reconnaissance. Evidemment le raisonnement ne s’applique pas aux street artists non humains. (Si un street artist [je sais pas s’il y a un terme consacré, celui là me convient] humain ou pas passe par mon blog il peut me dire ce qu’il en pense !)

Du street art involontaire :

(je suis assez fière de la transformation que j’ai réalisé sur Gimp)

Un nain de jardin se cache sur la photo suivante, sauras-tu le retrouver ?

En bref, la street c’est chic !

Pourquoi ce silence webesque? Et bien tout simplement parce que je suis allée me ressourcer une dizaine de jours à Paris. J’aurais jamais cru pouvoir utiliser, un jour, dans la même phrase « me ressourcer » et « Paris » et pourtant… Quand on passe des semaines dans un bled qui compte plus de vaches que d’habitants, chez maman, sans ami-e-s à moins de 100 km à la ronde on finit par avoir BESOIN de socialiser. C’est chose faite. Je ne vous caches pas que le retour est difficile et que ducoup je fais n’importe quoi pour mettre un peu d’action dans ma vie, comme finir la saison 1 de Docteur Who la nuit dernière de 21h à 5h du mat…

Quelques images de cette virée à Paris trop géniale avec des gens trop géniaux (mon vocabulaire est hyper varié) (N.B : j’aime toujours pas Paris faut pas déconner).

Le Jardin des Plantes paré de ses couleurs automnales et d’œuvres d’art étranges (et où se trouve les locaux du Muséum d’Histoire Naturelle qui correspond un peu au vaisseau mère pour moi à Paris) :

Un petit tour à Montmartre avec quelques vues du Sacré-Cœur :

Un petit tour dans le 7ème arrondissement (parce qu’il faisait beau, parce qu’on savait pas où aller parce qu’on a alors étalé le plan de Paris par terre et parce qu’on a fait tomber une pièce dessus et que le Destin a décidé qu’on visiterait le 7ème) :

L’Hôtel des Invalides :

Passons maintenant à la grande star de Paris, j’ai nommé la Tour Eiffel \o/

(je triche, celle là je l’ai prise en septembre 2011)

Petite promenade dominicale au Bois de Boulogne (c’est un peu surpeuplé par l’urbain en recherche de nature qui marche, court, vélote et fait peut-être d’autres choses auxquelles nous n’avons pas assisté étant parties avant le coucher du soleil) :

Le jardin Shakespeare (allez voir les explications Ici parce que je suis une feignasse) …

… qui se trouve dans le Pré-Catelan …

… qui se trouve dans le Bois de Boulogne.

Pouvoir assister à un si beau coucher de soleil à Paris c’est quand même génial!

Le grand air ça creuse : heureusement El Ô nous avait préparé un merveilleux brunch délicieux et fort nourrissant! (oui vous avez bien lu : brunch, en soirée. Au départ on devait le faire le matin mais finalement on a pas pu, ceci dit à 18h à Paris c’est l’heure du brunch au Québec! Comme l’a dit une grande sage : « il est toujours l’heure de bruncher quelque part dans le monde ».)

Quelques images en vrac de ce Paris de novembre 2011 :

Ce pont en fer donne un petit air de Chicago non?

Conclusion : j’ai vu plus de Paris lors de ces 10 jours qu’en vivant 6 mois là bas :p

Alors sinon (un peu de bla bla quand même sinon autant se contenter de picasa) en ce moment je suis à donf motivée. Motivée par la peur par contre… Parce que là les choses se précisent, j’ai reçu les instructions pour mon inscription à l’université, donc à partir de janvier je vais officiellement être THESARDE EN ANTHROPOLOGIE. Sauf que je rappelle ma formation en anthropologie : UN master (i.e 6 mois de cours et 6 mois de stage) interdisciplinaire en anthropologie de l’environnement. Et sinon je suis écologue en vrai (et encore) donc je flippe. J’ai un peu l’impression d’être un imposteur. Bon par contre j’ai jamais menti donc si mon sensei-directeur de doctorat m’a accepté et si l’université m’accepte c’est qu’ils croient que je peux le faire (ou qu’ils manquent vraiment, vraiment de doctorants au département d’anthropo, ce qui est vrai aussi…).

L’objectif est donc de combler autant que possible mes lacunes en lisant, lisant, lisant, lisant ce qui est une des activités principales de l’anthropologue (et qui est une activité quasi-inexistante pour l’écologue).

Je m’y suis mise en tout cas, conseillée méthodologiquement par l’Agent M., thésard de son état chez les Experts à Paris. Mon objectif est de faire au moins une séance de lecture par jour. Je commence facile avec un bouquin de méthodo mais vendredi c’est opération Jibert Goseph pour investir dans de l’ouvrage théorique d’anthropologie « général ».

C’est passionnant tout ça hein? C’est pour vous préparer : dans 2 mois ce blog va plus ressembler à celui d’une thésarde qu’à celui d’une baroudeuse mais ça peut être drôle, regardez ça : Vie de thésarde (et je garde plein de photos en stock des voyages précédents pour que nous rêvions ensemble à ces jours lumineux de liberté…)

A venir : un article spécial Musée du Quai Branly et un spécial Street Art parisien (je sais je promets toujours des articles et j’en fait pas la moitié… désolée #yeuxdefaonmalade)

* »Mais c’est quoi ce titre à la con qui n’a rien à voir ??? » question pertinante cher lecteur-trice! En fait je voulais un titre qui commence par « i’m back and i’m… » genre citation de film (j’en ai un sur le bout du neurone mais il sort pas), donc j’ai tapé ça dans google et voilà ce qui est sorti des suggestions… Internet is wonderful and i’m a google machine!!!

Depuis mon retour en France et jusqu’à aujourd’hui, j’ai la chance de pouvoir profiter d’un véritable été! 25-30° qui sont tellement agréables ici…

Dimanche je pars au Maroc pour 2 semaines, avec ma môman, c’est un peu stressant parce que ma première expérience du Maroc a été plutôt difficile! Mais je ne voulais pas rester sur une impression négative, on va voir ce que ça donne cette fois. En ce moment je réfléchis et cherche des infos sur la co-tutelle, une nouvelle opportunité qui s’offre à moi et je profite des paysages français…

Voilà quelques images de mes pérégrinations, dans le sud pyrénéen, côté Méditerranée, c’est un des coins de France que je préfère, une merveille!

 

 

 

 

 

 

Y a de la vigne!

La figue : mon fruit préféré! Les figuiers poussent n’importe où ici (pour mon plus grand bonheur!) et leurs fruits sont tellement bons! Ils ont le goût sucré et chaleureux des rayons de soleil qui les baignent…

Et j’ai eu la chance d’enfourcher cette bête (en passagère of course) sur les belles routes audoises :

Je suis de retour en France depuis un peu plus d’une semaine. Avant de quitter le Québec, j’ai eu le plaisir de profiter d’un magnifique coucher de soleil, depuis la salle d’embarquement de l’aéroport de Montréal :

A mon arrivée, j’ai passé quelques jours à Paris où j’ai eu le plaisir de retrouver quelques camarades du master! Quel bonheur de déguster tous-tes ensemble bières, vins, fromages, etc sur les quais de la Seine! D’autant plus appréciable après 6 mois dans un pays où on risque 250$ d’amende pour consommation d’alcool sur la voie publique (pourtant un apéro de ce genre au vieux port de Québec serait tellement agréable…) et d’autant plus efficace après une nuit blanche consacrée au bouclage du mémoire sur lequel je bossais ces dernières semaines (mois?)!!!

Un aperçu de mes premiers achats en France :

Au delà du trio Côtes du Rhône/baguette/camembert qui fait pas du tout cliché, vous remarquerez quand même un sachet de fromage Skouik! Skouik! ramené du Québec, hé hé! Prochaine étape : les viennoiseries.

Bon c’est pas parce que l’été va sur sa fin et qu’on nous rabat les oreilles avec la rentrée qu’il faut tuer le touriste qui est en nous!

Je suis de retour dans le Comminges, au pied des Pyrénées, à 1h de Toulouse, sous le soleil du sud-ouest (c’est le genre de chose qu’on prend plaisir à répéter toutes les 3 lignes) et je pense à ceux/celles qui sont dans des contrées lointaines et qui prendront plaisir à voir des images de ce charmant petit coin de France et ceux/celles qui sont plus au nord de la France dans le froid et la grisaille (moi j’exagère?! pas mon genre…) ou ceux/celles qui sont juste au travail…

Voilà donc quelques images des alentours (je ne connais pas le coin vu que ma mère s’est installée ici au moment où je partais pour le Québec), prises la fin de semaine dernière à l’Abbaye de Bonefont :

Entre ombre et lumière…

(je vous épargne les 237 photos que j’ai prises de cette fontaine…)

   

C’est beau : c’est la campagne française (article sponsorisé par le ministère de l’agriculture)…


Sur ces jolies images (qui viennent de me remonter le moral en ce dimanche gris et pluvieux du sud-ouest… ben ouais ça arrive!) je vais me remettre à mon powerpoint. :/

Sans aucune logique ou chronologie nous allons voir aujourd’hui Québec version « maritime » (qui a dit « oh non, encore?! » ?) et version « nocturne »…

Je me suis toujours demandé ce que ça ferait :

1/ de vivre dans une ville « maritime », c’est à dire au bord de la mer/de l’océan et ayant des activités en lien avec elle/lui ;

2/ de vivre dans une ville hyper touristique où la population (en nombre et en « nature ») change radicalement entre 2 saisons.

Et bien à Québec je peux expérimenter tout ça! Non, non la ville de Québec ne s’est pas déplacée au bord de l’océan mais il y a un port de plaisance

et un port industrio-commercial (vous l’avez vu celui là), des quais, du vent du large (un substitut en tout cas) et des marées! C’est tout comme! Et le résultat de l’expérience c’est que j’adore aller le plus au bout du quai là où j’aurais une vu sur l’horizon si c’était vraiment l’océan (où s’il n’y avait pas l’île d’Orléans), en plein vent. Donc je pense que je me plairais au bord de l’océan ou de la mer.

Le deuxième effet kisskool (Lapin kisscool ) c’est que ça me donne envie d’embarquer sur un voilier! Ça fait longtemps que j’ai pas navigué. Ça appartient à un autre chapitre de ma vie et j’aimerais bien l’essayer dans le chapitre actuel pour l’associer à un autre contexte…

Ensuite Québec EST définitivement une ville touristique! C’est à dire qu’avec les beaux jours la vieille ville se remplit en grande quantité de touristes et ça, ça me plaît moins… Heureusement c’est une ville assez grande pour pouvoir éviter ça (et les touristes restent gentiment confinés dans une zone délimitée), mais je pense que je ne pourrais pas vivre dans les petites villes hyper touristiques dans le genre de St-Bertrand-de-Comminges ou de Villefranche-de-Conflent, (ce que j’avais déjà pu tester à Luang Prabang d’ailleurs).

Et maintenant quelques images de Québec au coucher du soleil et juste après, entre chiens et loups quoi. Je suis un peu (beaucoup) déçue par mes photos parce que j’avais laissé mon appareil sur l’iso 400 et donc mes photos sont moins nettes qu’elles auraient pu l’être…


J’ai passé beaucoup de temps sur la promenade au pied du château Frontenac parce qu’elle était en travaux jusqu’à récemment et qu’à ce moment là l’accès principal était encore fermé donc il n’y avait quasiment personne! Ce qui est rare et plutôt agréable alors j’en ai profité!!!

A défaut d’être la saison du soleil et de la chaleur en ce moment au Québec (à l’instant où j’écris : il neige), c’est la SAISON DES SUCRES!!!

Mmmmmmmh… Rien que de vous en parler ça me donne l’eau à la bouche (et mal aux dents)…

Mais la saison des sucres, qu’est-ce que c’est donc me demanderez vous intrigué-e-s au plus haut point! (mais si, mais si) Et bien c’est une période qui se situe à la fin de l’hiver, au moment où les températures remontent-mais-pas-trop-quand-même, permettant ainsi à la sève de circuler à nouveau dans les érables.

Mais à quoi ça sert et quel rapport avec le sucre ajouterez vous, insatiables petit-e-s curieux-ses!! Et bien à ce moment là, l’Homme du bois à la chemise carottée (i.e « à carreaux ») va réaliser des entailles dans ses érables d’un geste viril (ça va avec la chemise carottée) pour récupérer cette sève et en faire du bon SIROP d’ERABLE!

A l’époque j’imagine qu’on se réunissait alors en famille élargie, à l’érablière de la « ma-tante » ou du « mon-oncle » (i.e. à peu près un croisement entre vieille fille/vieux garçon et beauf pantouflard) pour fêter la sortie de l’hiver en se gavant de bonnes choses après une période de privation. Aujourd’hui les familles citadines (ou pas) se rendent dans une cabane à sucre qui fait son business de l’érable et se retrouvent parmi 300 autres personnes (ok j’exagère mais à peine)  pour se faire plaisir et manger un bon repas imbibé de sirop d’érable (en tout cas moi j’en ai mis dans tout ce que j’ai mangé), en écoutant de la musique traditionnelle.

     

     Marionnette et accordéon………………………….Cuillères et accordéon

Dans les deux cas c’est un moment de socialisation et apparemment ce serait un environnement propice à la parade nuptiale (ou ça l’était ds l’ancien temps parce que là j’ai rien remarqué de tel…pfff).

Le manger :

Soupe de pois + sirop d’érable

                             

Assiette non-végé à gauche, assiette végé (triste) à droite mais je me suis rattrapée sur la tarte au sucre et les crêpes au sirop d’érable…hum…à tel point que j’en ai même oublié de sortir mon appareil photo c’est pour vous dire!

Oreilles de crisse (gras de cochon mort frit)

Notre tablée (ça fait un peu cantine scolaire hein?) y en avait au moins 20 comme ça!

Et après ça c’est le moment de la TIRE!!!!! (rien de sexuel là dedans) En fait l’Homme du bois fait des « bandes » de sirop d’érable sur un banc de neige et grâce à un petit bâton on s’en fait des sucettes et c’est mmmmmmmmmmmmmmh :

Sororité de la tire d’érable


Mais la fabrication du sirop d’érable, comment ça marche?

Tout d’abord, l’Homme du bois récupère la sève appelée « eau d’érable » en faisant régulièrement le tour des arbres équipés d’un seau pour l’occasion.

Pour illustrer cette étape, je me suis plongée littéralement ds le sujet tel une reporter de l’extrême :

On place ensuite cette eau d’érable dans des bacs chauffés dans lesquels circule de l’eau-pas-d’érable.

L’eau va s’évaporer progressivement, concentrant le sucre pour ensuite donner le sirop d’érable (Mmmmmh). Pour vous donner une idée : il faut 40 volumes d’eau d’érable pour obtenir 1 volume de sirop.

Après ça si on chauffe encore on va avoir le beurre d’érable et le sucre d’érable si je ne me trompe pas…

Et donc j’ai découvert ça lors d’une sortie entre collègues dans une cabane à sucre située sur l’Ile d’Orléans, et on s’est bien éclaté! C’était très touristique mais c’est pas grave parce que le sirop d’érable, la tire, la tarte au sucre et les crêpes ça déchire sa maman! Et en plus c’était juste au bord du fleuve donc super agréable… Je vous laisse kiffer en images et je vais manger (depuis cette expérience je suis érablo-dépendante, chaque jour j’ai besoin de ma dose de sirop d’érable).

                                                                                                     Marée haute…

  

Ramassage de cailloux et activité « ricochets », j’ai eu droit à un cours mais en fait c’est mes cailloux qui fonctionnaient pas…


Pendant que d’autres jasent…

Et je finirai avec un lapin qu’a pas la vie facile :

La semaine dernière j’ai passé 2 jours à St Félicien, au Lac-Saint-Jean :
Agrandir le plan

J’y suis allée en bus, quelques images de la route (comme d’hab vous cliquez sur les photos pour les agrandir) :

Je le guettais depuis le début du voyage et enfin il est apparu : le grandiose Lac-Saint-Jean, au second plan sur la photo ci-dessous, BLANC, magnifique!

J’étais à un colloque sur les feux de forêt et je me sentais un peu comme une intruse voire une espionne (ce qui a un côté cool quand même). Parce que bon, j’ai une formation en écologie ok, mais là j’y étais en tant  « qu’éco-anthropologue », or la salle était pleine d’une centaine d’ingénieurs forestier, de biologistes et d’industriels forestiers pour l’essentiel.

A un moment on a eu un atelier de groupe où on devait réfléchir sur les questions de biodiversité et de régénération forestière après un feu. Alors que se posait le problème de lacunes dans les connaissances scientifiques concernant la colonisation des sites brûlés par la faune, j’ai fait une expérience. J’ai proposé l’idée de prendre en compte une autre forme de savoirs : les savoirs autochtones, les savoirs écologiques traditionnels des populations qui occupent les lieux depuis très longtemps. Il y a eu un GROS SILENCE. Malaise dans l’air. Tentative de trouver une bonne raison pour ne pas prendre en compte la proposition gênante (« ça serait plutôt pour la question suivante ça, non? ») et hop! On change de sujet. On n’en a plus reparlé. C’était assez comique! Mais aussi pathétique quand même cette incapacité à sortir des chemins habituels…

Sinon ce coin que j’ai visité au printemps dernier est toujours magnifique! Comme je vous l’ai dit plus haut, cette fois le Lac-St-Jean qui m’était apparu comme une mer intérieure la première fois, était recouvert de glace et de neige. Une immense surface blanche, blanche, blanche… Incroyable!

Ci-dessous la vue derrière mon hôtel (trop cher), c’est une rivière qui rejoint le Lac, je crois que c’est la rivière Ashuapmushuan (info wikipédia donc je veux bien confirmation ou correction de quelqu’un qui sait!).

Et la preuve que j’y étais pour de vrai (et aussi pour que vous puissiez voir la mode du printemps au Québec…sic) :

Autre élément marquant : alors que j’y avais échappé depuis mon arrivée, j’ai fait ma première chute sur une plaque de verglas! Outch! La loose quoi…

J’ai testé la microbrasserie de St Félicien avec des étudiants de l’université Laval (en foresterie bien sûr) rencontrés au colloque (bon, ok c’est pas vraiment les contacts professionnels que j’aurais dû privilégier mais humainement c’était vraiment des rencontres sympa!!).

Retour le jeudi, tempête de neige dans la réserve des Laurentides (on est le combien déjà? le 24 mars? Ah oui qd même…).