Articles Tagués ‘voyage’

Parce que les Pyrénées me manquent. J’y ai mes racines alors voilà quelques arbres de là-bas…

Il s’agit des Pyrénées commingeoises, dans le coin où vivaient mes arrières-grands-parents. J’ai pris cette série de photos pendant le séjour que j’ai passé chez ma maman en 2011, dans l’attente d’obtenir mon visa d’étude qui allait me permettre de partir au Québec. J’ai fait ça pour m’occuper – une telle attente est difficile – et aussi en sachant un peu que c’était ma dernière chance avant longtemps de profiter pleinement de ces magnifiques paysages….

img_7046img_7110img_9411img_9430img_9431img_9433img_9438img_9448img_9609img_9631img_9660img_9663img_9684img_9801img_9814

Je l’ai vécu l’an dernier et pourtant j’avais oublié : printemps is a bitch au Québec! Vas-y que je te balance 1 semaine de temps estival, que tu ranges ton manteau d’hiver, que tu te vois déjà en gougounes/tongs à te dorer la pilule dans un parc quelconque et la – BAM! – un nouvel hiver dans ta face! Avec de la neige et des températures sous zéro bien sûr! Argh!

Bref, je crois qu’on est tous et toutes en manque d’espoir printaniers, de cette douceur dans l’air, cette lumière particulière, ce soleil qui te réchauffe enfin, les petits oiseaux qui chantent, les écureuils qui copulent… La saison du renouveau quoi!

C’est pour ça que je vous offre aujourd’hui de belles images ensoleillées que j’avais gardé de côté justement pour une telle occasion! Voilà donc quelques images de mon voyage au Maroc d’octobre 2011…

Un paysage parfait pour écrire un premier roman.

J’ai jamais vu l’Arizona, mais ça m’a quand même fait penser à l’Arizona…

Ducoup j’ai fait une photo genre « road movie » parce que l’Arizona, ça sonne bien dans un « road movie » (et vice et versa)…

Road movie donc…

Et puis là ça faisait nettement moins Arizona avec les dromadaires!!

Mais road movie quand même, avec une 4L et une mosquée !

Devinette : qu’est-ce que c’est ??!

Des paysages secs, rocailleux, peu végétalisés… Mais la variété de couleurs et de vie que l’on observe dans nos environnements tempérés dans les changements de végétation, se trouvent ici dans le minéral et dans les variations de lumière, le déplacement des nuages… C’est vraiment magnifique !

 

Encore plus chiant que faire des cartons avant un déménagement : trier ses papiers. Trier ses affaires en général d’ailleurs. Parce que faire du tri et se débarrasser de l’inutile qu’on accumule je suis convaincue que c’est une bonne chose. Mais quand tu te retrouves à faire du gros tri à chaque déménagement, c’est-à-dire environ tous les 6 mois depuis  3-4 ans, parce que tu manques de place pour stocker ou pour transporter ben ça devient difficile… Vive le détachement envers les possessions matérielles ok, mais je préfèrerais en être détachée psychologiquement avant de m’en détacher physiquement ça serait moins difficile!

Sinon on fait quand même des belles découvertes quand on ressort des affaires qu’on a pas touché depuis des mois voire des années! [désolée pour les private jokes]

– Retomber sur le carnet de bord de la semaine qu’on avait passé dans le PNR du Morvan avec le DESS Reneuneu, à couper des arbres dans et sous la neige, à faire de la crazy carpet et à jouer à l’enculette ! C’était une belle semaine et une belle année d’ailleurs… « Des pompiiiiiiiiiiiiiiiiiiiers !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! » « Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii aaaaaaaaaaaaaaaaaah ! »

– Retomber sur les papiers du prêt bancaire que j’avais dû faire  en 2006 pour payer ma voiture (vu la situation dans laquelle je me trouvais c’était la solution la moins pire) et me souvenir qu’après la signature le directeur de l’agence m’avait serré la main en me disant, tout sourire, « bienvenue au club ! ». J’avais failli lui vomir dessus à ce moment là. Pendant ce temps, mon charmantissime conseiller bancaire planté à côté matait mes seins.

– Retrouver les résultats des tests d’aptitude réalisés au CIO (centre d’information et d’orientation, vous vous rappelez?! Le bonheur d’entendre les messages de sagesse des conseillers d’orientation ! Ah ah ah) à la grande époque du lycée et en apprécier a posteriori la pertinence : « stabilité : moyen -« , « conformisme : moyen -« , « autorité : minimum ». Les catégories dominantes de ma « personnalité professionnelle » : « intellectuel sciences », « social aide contact », « intellectuel lettres », les deux catégories les moins dominantes sont « bureau gestion » et « bureau administratif ». Encore mieux ! Les trois valeurs personnelles les + importantes pour moi : indépendance, altruisme et création, les 3 valeurs personnelles les + importantes pour 1795 filles du second cycle : sécurité, satisfaction intellectuelle et argent !

– Et des tas de début d’histoires, nouvelles, poésies, contes, etc, que j’avais couché sur papier. J’ai toujours voulu écrire, mais je ne suis jamais allée au bout d’une idée de roman et n’ai jamais terminé une nouvelle commencée… Des exemples de mes pensées philosophiques de la grande époque de l’adolescence (et juste après) :

          « L’adolescence s’arrête t’elle quand on trouve des réponses à nos questions existentielles ou bien lorsque l’on fait semblant de ne plus se les poser ? […] Où aller? Vers un lieu ou vers un état? Les voyages nous éloignent-ils ou nous rapprochent il? Si oui, où ça? » (je venais de lire « Le livre des questions » de Pablo Neruda??)

          « Le capitalisme a gagné – Le capitalisme nous a tous baisé – Loin du soleil qu’il promettait – Te voilà enchaîné à sa volonté » (ça aurait fait une bonne chanson si j’avais fait parti d’un groupe punk à l’époque)

Globalement ça fait chaud n’au coeur tout ça : du bulletin de notes du CM1 jusqu’aux textes des pièces de théâtre de l’école primaire au lycée en passant par la pétition qu’on avait rédigé avec une copine pour protester contre la présence d’un élu du FHaine (parti d’extrême droite français) dans je ne sais quelle instance décisionnelle du lycée… 🙂

P.S. En passant un lien utile quand on fait du tri : Service public, ça permet de savoir combien de temps on doit garder les documents « officiels » français (du relevé bancaire à la taxe d’habitation en passant par les factures d’électricité).

Je commence un peu mieux à gérer wordpress donc je vais en profiter pour vous faire partager les liens vers des blogs que j’aime bien (assez pour aller les consulter au moins une fois par jour – qui a dit « procrastination »?!).

Comme il y en a beaucoup et comme ça prend un peu de temps à mettre en ligne et comme je voudrais que vous ayez le temps d’aller y jeter un oeil je ne vais pas tous les mettre d’un coup.

En fait, comme vous pouvez déjà le voir, les liens apparaissent dans le menu de la barre latérale, à gauche. J’en mettrai quelques uns chaque semaine (ambitieuse la meuf) avec un petit article pour les décrire.

Les 3 que je viens de mettre ( Ma vies à Los Angeles, Dicey dans ses valises et Cali for US ) ne sont pas forcément mes préférés, ça fait peu de temps que je les visite en fait, c’est juste que je vous en ai parlé là : Petite digression californienne… .

Ce sont des blogs d’expatriées françaises à Los Angeles et au Texas. Je vous laisse aller y faire un petit voyage, au soleil…

Depuis une bonne semaine, je suis essentiellement enfermée et isolée dans mon chez-moi actuel, à rédiger mon fraking mémoire de master… Donc là, en dehors de rechercher des techniques diverses et variées pour procrastiner (faire le ménage, écrire un article sur son blog, faire la cuisine, etc), l’esprit cherche un moyen de fuir et il se projette donc dans des ailleurs lointains. D’accord, c’est facile à imaginer quand on est dans un lieu habituel et/ou qu’on a envie de quitter de toute manière – la France dans mon cas – mais quand on est dans un lieu dont on a toujours rêvé? Et bien c’est possible quand même! Oui quand on aime le voyage, on ne s’arrête jamais je crois, un ailleurs appelle un autre ailleurs…

Dans la situation actuelle l’Ailleurs qui me fait rêver c’est le sud et le sud-ouest des Etats-Unis (Edward Abbey en est le principal responsable). Si, si, j’ai arrêté d’être « anti-américaniste primaire » (c’est mieux quand on prévoit de passer plusieurs années en Amérique du Nord). Donc voilà, mon esprit s’enfuit vers ces contrées ensoleillées, aux paysages magiques. Et pour nourrir mon esprit, mes doigts me guident sur les chemins tortueux de google pour trouver des blogs d’expatriés dans ces régions, par exemple :  maviealosangeles.blogspot.com, dicey-reloaded.blogspot.com, califorus.blogspot.com. En plus je me vois bien en poste dans une université états-unienne (et de préférence dans ces régions là, ce qui n’est pas inconcevable si je continue à travailler avec les Premières Nations sur le sujet du feu) après mon doctorat hé hé hé…

Je voulais partager ces blogs et les belles images qui les accompagnent avec vous (et procrastiner en même temps).

Bon. Ben… Je vais retourner écrire mon mémoire… Hein. Voilà, voilà. Oh! Tiens! Un autre blog qui a l’air intéressant!

(J’hésitais avec « la vie n’est pas un long fleuve tranquille » pour le titre…)

ça commence à remonter à loin, il s’est passé plein de choses entre temps mais je voulais finir mon « compte rendu » concernant mon déplacement à La Tuque. Après l’effort (enfin ça va c’est pas non plus l’usine le boulot d’anthropologue, quoi que là c’était un peu des entrevues à la chaîne…) le réconfort! Voilà quelques images de sorties non-professionnelles (ou « informelles » comme on dit) aux environs de La Tuque, avec notamment une balade en canot sur la rivière Bostonnais. C’était superbe! Ces paysages là et ces activités correspondent vraiment à l’image que j’ai du Canada! 🙂

Un pont couvert comme dans Beetlejuice! (je sais que personne voit de quoi je parle quand je dis ça mais regardez Beetlejuice please, un des premiers succès de Tim Burton!)

Le canot sur le 4×4 ça fait pas canadien ça hein? hein?

Hein?

La rivière Bostonnais (là aussi ça le fait hein?)

Trop de la balle!

Une maison de castor

J’espère que ça vous fait rêver, je vais y passer environ 5 ans pour un doctorat alors vous aurez qu’à venir me voir aupays des grands espaces et de la nature sauvage (ah ah ah).

Et maintenant un avant-goût de ce qui vous attend dans les prochains articles car – honte sur moi – je ne passe pas mon temps enfermée chez moi à rédiger mon mémoire (80 pages pour dans 1 mois? pffff trop facile!) Je vais à des concerts, des festivals et des pow-wow!

Le week end dernier j’étais au pow-wow de Wendake j’en ai pris plein les yeux, les oreilles, le cerveau… C’est ça aussi le Canada! Voilà un échantillon :

Bon voilà venir un article sur …. mon terrain …. tatatan [musique de suspense]. Oui, je sais, j’avais dit que je ferais d’abord un article sur les rockeuses provocantes mais c’était juste pour attirer le chaland (en fait c’est que j’ai pas vraiment le temps de faire une recherche approfondie sur un sujet non relatif à mon mémoire…).

Pourquoi ce titre? Parce que dans le milieu de l’anthropologie et de l’ethnologie, le terrain est souvent vu comme une sorte de rite initiatique qui ferait de vous une vraie anthropologue/ethnologue. Ça fait pas tout non plus : il y a des tas de grands noms dans ce milieu qui ont fait très peu ou pas de terrain. D’un autre côté certains pourraient trouver que je n’ai pas encore vraiment passé mon « épreuve initiatique » puisque je n’ai été qu’une semaine (et encore) sur le terrain et que je n’ai pas réellement fait d’observation participante. D’autres considèreraient (dont moi) que les entretiens que j’ai eu avant, même si c’était avec des fonctionnaires dans leur bureau à Québec, c’était aussi « du terrain »…

Mais bon, quoi qu’il en soit aller là bas et faire des entretiens avec des Atikamekw à Wemotaci c’était quand même un moment important!

Je vais être brève pour ne pas spoiler mon mémoire de master (ah ah ah) mais les Atikamekw constituent une nation autochtone du Québec, une des « Premières Nations » (C\’est eux). Cette nation comprend 3 communautés réparties dans 3 villages ayant un statut de « réserve indienne » (on est toujours sous le coup de la « loi sur les indiens », si ça vous intéresse je vous en dirais un peu plus là dessus) : Manawan, Obedjiwan et Wemotaci, cette dernière étant celle qui m’intéresse pour ma recherche (C\’est là).

La route entre La Tuque et Wemotaci, non goudronnée et très empruntée par les camions de transport de bois (j’ai pas les chiffres mais je pense que l’exploitation du bois est l’activité économique principale de la région) Le trajet

C’était vraiment beau… Là c’est une petite rivière québécoise!

Lors de cette semaine j’ai donc fait 17 entretiens ce qui est apparemment assez exceptionnellement efficace dans le contexte. C’est-à-dire que j’avais très peu de temps, je débarquais de manière un peu imprévue et c’est compliqué de travailler avec les communautés autochtones. Dans ce genre de recherches, il y a eu tellement d’abus par le passé, et tout est tellement politique dans ce milieu, que les nations autochtones contrôlent en détail ce que leur veulent les chercheurs (ce qui n’est pas plus mal). Il a donc fallu que j’ai l’accord du Conseil de la Nation Atikamekw, de la Grande Chef (ouais c’est une femme : respect!) et du Conseil de Bande de Wemotaci (en m’engageant à leur faire vérifier mes écrits avant diffusion) avant de pouvoir faire mes entrevues. Ensuite ce qui m’a excessivement aidé, ça a été de rencontre les bonnes personnes au bon moment (donc là je vous laisse choisir : chance, hasard, synchronicité, destin – cocher la réponse qui vous convient) et ducoup c’était génial, ça aurait pas pu mieux se passer et j’ai fait des supers rencontres! 🙂

Oui mais pourquoi ce titre encore? La deuxième raison c’est le feu. Il y a un an un grand feu de forêt, provoqué par la foudre et la sècheresse a brûlé le territoire entourant le village, menaçant la communauté de Wemotaci et provoquant l’évacuation de tous ses habitants ; sauf les « Guerriers du feu » – pompiers volontaires de Wemotaci – qui sont restés pour lutter contre l’incendie. Voilà quelques images de ce paysage, les végétaux repoussent mais c’est encore assez glauque (pour comparaison, la photo au début de l’article vous donne une idée du paysage qu’il y aurait sans ce feu).

Le pont juste avant Wemotaci que l’on aperçoit sur l’autre rive avec, derrière, la zone brûlée.

Au coeur du territoire brûlé :

Presque la plage mais face à une mer de cendres…

Une rue de Wemotaci. Juste parce que la plupart des français ne se rendent pas compte de ce qu’est une « réserve indienne » : c’est un village, avec un statut légal particulier et des habitants qui étaient sur le continent avant les colons européens.

Et pour clore ce terrain, un magnifique coucher de soleil auquel on a au droit en quittant Wemotaci…

PS : vous avez vu comme je donne des informations sans citer les sources? Et ben ouais parce que c’est MON blog je fais qu’est-ce que je veux avec et si ça vous satisfait pas vous aurez qu’à lire mon mémoire! (moi stressée par ma rédaction? Je vois pas ce qui vous fait dire ça…)

PPS : malgré le PS ci-dessus, je précise que pour ceux-celles qui connaissent le sujet n’hésitez pas à me corriger si je dis des conneries!